I. Amb. vén. Dép. n« 36, 9 mars
Le duc de Luynes connétable. 41
de satisfaction sur ce qui concerne leurs intérêts particuliers, à cette fin de réduire plus facilement les esprits de la masse du parti sous Tobéissance du roi, et d'accommoder les choses suivant Tintention de S. M.*. » On ne saurait nier que c'ait été là une politique inspirée des traditions mêmes et des nécessités de rétablissement monarchique en France. Ménager et gagner les personnes, sans rien abandonner des droits de TÉtat, n'était pas une conception que le cardinal de Richelieu luimême ait été fondé à blâmer sans réserve.
IMalheureusement les actes du parti trahissaient les intentions réelles des chefs. Le maréchal de Lesdiguières n'avait pu obtenir à Privas qu'une suspension d'armes jusqu'à son arrivée à la cour. Quant à l'assemblée de la Rochelle, elle faisait repousser par ses députés un accommodement que le duc de Lu3^ncs avait proposé et dont la teneur était de nature à calmer toutes les susceptibilités qui ne se fondaient pas sur des prétentions anti-monarchiques. Le gouvernement accordait que la déclaration de criminalité relative à la tenue illégale de l'assemblée de la Rochelle serait abolie et que S. M. ferait droit à toutes les autres réclamations et instances du parti protestant, pourvu que