‹ Le connétable de LuynesChapitre 46 sur 135 · Amb. vén. dcp. n'" 87 et 100, 4 et 12 oct · texte numérisé non relu

Amb. vén. dcp. n'" 87 et 100, 4 et 12 oct

104 ^-^ siège de Montauban.

Corsini, cherchant à déterminer avec la clairvoyance que donnent parfois des dispositions p3u bienv^eillantes les fautes commises pendant la campagne de 162 I, les résumait sous les cinq chefs suivants :

1" N'avoir pas commencé cette guerre avec un esprit résolu, mais plutôt à contre -cœur, de sorte que les prcpAratifs n'ont pas été faits à temps, ce qui a permis aux huguenots de s'obstiner dans leur rébellion ;

20 Avoir confié le commandement de l'armée au connétable de Luynes, homme sans expérience militaire, incapable de ce métier, lequel ne savait pas donner des ordres pour maintenir l'armée dans l'abondance de vivres et de munitions, et pour retenir, par des exemples de vigueur, les soldats qui voulaient fuir, en sorte que l'armée du roi s'est rapidement dissipée ;

30 Avoir mis le siège sous Saint-Jean-d'Angély, Clérac et Montauban avant d'avoir suffisamment préparé le siège et mis à couvert les soldats par le feu de l'artillerie, de sorte qu'ils ont rapidement perdu courage;

40 Avoir mis le siège sous Montauban au commencement d'une saison très-défavorable ;

5° Avoir perdu du temps en pourparlers, sans employer la force, jusqu'à ce que la saison n'ait plus permis de rester en campagne *.

Ces accusations ne sont assurément pas sans fondement. Nous n'avons jamais contesté Tinsuffi-

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