‹ Le connétable de LuynesChapitre 71 sur 135 · Amb. vén. dép. n» 36, 9 mars · texte numérisé non relu

Amb. vén. dép. n» 36, 9 mars

3. Deux mois après, M^ede Luynes rappelle à l'ambassadeur les « apparente et effetive dimostra^ioni » dont il avait été question à l'occasion de la naissance de son fils. L'ambassadeur presse la Seigneurie de s'exécuter. — Amb. vén. Dép. .n» 55, 24 mai 1621, -^ Voiraussi Dép. n" 106, i8nov. 1621'.

et le traité de Madrid. 187

étaient d\in travail merveilleux que le roi admira en les prenant plusieurs fois en mains et en remerciant Tambassadeur avec des paroles pleines de bienveillance*.

C'est sur ces entrefaites que le duc de Luynes fut élevé à la connétablie. Les deux ambassadeurs, en allant le complimenter, lui exprimèrent Tespoir que, dans cette haute dignité, il emploierait toute son autorité pour le service commun et au bénéfice de la paix universelle ; le connétable les remercia et se mit immédiatement à traiter d'affaires avec eux'^; il manifesta, comme auparavant, Tintention de procéder avec plus de vigueur de ce côté, en ajoutant que M. Gueffier était assez mal vu dans ces contrées.

Quelques jours après, le roi ayant pris le chemin du Midi et s'étant transporté de Melun à Fontainebleau, le nouveau connétable invita les ambassadeurs à dîner dans cette dernière résidence. L'envoyé Priuli, placé, dans cette circonstance, à côté du cardinal de Retz, chef du cgnseil du roi, nous raconte une scènecurieuse et intéressante, dans

Page 1