I. Ainb. vén. dcp. n» 34, 4 mars
i86 L'ambassade de Bassompierre
léances à propos du traité de Milan, que Bassompierre était allé pour cette affaire en Espagne; et il assura la République^de sa bonne volonté à servir ses intérêts^ Le chancelier confirma les paroles du roi en disant aux envoyés vénitiens que le roi avait choisi Bassompierre pour qu'il parlât au roi catholique résolument ^.
La Sérénissime République ne regardait pas comme indifférents les petits moyens de captiver la bienveillance du roi, afin de le rendre plus favorable à sa politique. Elle était en veine de générosité; car c'est le moment même où l'ambassadeur faisait entrevoir, dans ses paroles de félicitations à la duchesse de Luynes pour la naissance de son fils, les fameux présents qu'elle ne devait jamais recevoir^. Sur un simple désir exprimé par le roi, l'envoyé Gontarini fit venir des pistolets de Brescia, d'une fabrication très-renommée {che dal buon mastro si lavorano in Bressa). Ils