Dép. de Ludov. au patr. d'Alex., i6 juillet
2 14 V exécution du traité de Madrid.
parole*. » Mais la politique du Saint-Siège ne fut pas longtemps aussi nette que Tindiquent ces dépêches -, déjà, le 27 juillet 162 1, îe secrétaire d'État pontifical faisait entrevoir quelque réticence dans la bonne volonté du Saint-Siège à servir les intérêts français. Sans doute, écrivait-il, sa Sainteté aura beaucoup d'obligation à sa Majesté si, par la puissance de son bras royal, elle peut et sauver la religion catholique en Valteline, et remettre la vallée elle-même dans son ancien état 2. »
Au mois de septembre il ne s'agissait déjà plus pour le Saint-Siège de se porter énergiquement en faveur de la politique française \ le pape déclarait qu'il entendait conserver une attitude impartiale entre les deux couronnes ^ Enfin, au mois d'octobre, le pontife, entrant tout à coup dans sa direction définitive, élevait à son tour des prétentions, à la satisfaction desquelles il subordonnait ses bons offices pour la restitution de la Valteline : il faisait dire par son nonce à Paris que la seule garantie efficace en faveur de la religion était de ne tolérer dans la Valteline que le seul exercice du catholicisme. « En sauvant ainsi la vallée, écrivait le secrétaire Aguc-