Id. Dép. du 7 septembre
L'éxecution du traité de Madrid. 21b
chia, nous avons la ferme espérance de pousser plus avant la foi catholique et de dompter dans ces contrées ces esprits barbares abusés par un petit nombre d'avides et criminels prédicants *. »
Ces modifications successives dans la pensée du Saint-Siège s'expliquent par la manière désormais hardie dont la cour pontificale, encouragée par les succès de la maison d'Autriche en Allemagne, cherchait décidément à avancer partout les affaires du catholicisme*, victorieux en Bohême en 1620, et tenant dans la terreur Y Union évangélique du Nord de l'Allemagne , l'empereur catholique , Ferdinand II, avait résolu de poursuivre sa victoire en 1621 dans le Palatinat, et, grâce à Tappui du duc de Bavière, Maximilien II, et des Espagnols des Pays-Bas, il commençait à réussir dans cette nouvelle guerre. Le pape, qui avait envoyé récemment le cardinal Caraffa à Vienne, doublé les subsides payés à l'empereur, et qui lui recommandait (12 avril) de poursuivre le plus promptement possible sa victoire et le rétabhssement de la religion catholique^, croyait donc venu le moment d'en restaurer partout la puissance. Le roi d'Espagne,