Oird. Ludov au patr. d'Alex. Dcp. du 19 août
L'exécution du traité de Madrid. 219
gouvernement français des représentations analogues et, pour entraver une entente possible entre la France et l'Angleterre, le gouvernement pontifical fit observer qu\ine matière comme le mariage d'une princesse chrétienne et d'un prince hérétique, ne pouvait se traiter sans que le Saint-Siège en fût informé et sans qu'il fût consulté *. La diète de Ratisbonne, après les revers des protestants Tannée suivante, 1622, ne devait pas restituer au Palatin son électorat ; mais, en donnant le titre électoral au duc de Bavière , elle ne laissa point à ce dernier, on le sait, tous les possessions territoriales du prince déchu.
Si l'on veut juger équitablement la politique de neutralité adoptée en cette affaire par le connétable de Luynes, il ne faut pas la condamner en se fondant sur l'heureuse alliance contractée plus tard par Richelieu avec les princes protestants d'Allemagne, et sur le succès du mariage anglais ; mais peser plutôt cette considération, habilement mise en avant par le Saint-Siège, que l'électeur palatin, gendre du roi d'Angleterre, neveu du roi de Danemark, allié de la Hollande, encore puissant, puisqu'il n'était pas dépossédé du bas Palatinat, de