Cors. Dép. du 24 déc
'2. Dép. de Cors. Moissac, 1 3 sept. 1621.
224 L'exécution du traité de Madrid.
Le gouvernement français prend dès lors une allure si décidée que le nonce Gorsini, ne voulant point troubler les rapports du Saint-Siège et de Louis XIII, prend tout à coup fait et cause pour les intérêts français et déploie une activité fiévreuse dans sa correspondance, afin de pesersurrEspagne,pour Texécution de ses promesses. A Pévêque de Gampagna, qui était venu assister le nonce Scappi dans son office de médiation pour l'affaire du passage de Grême, l'archevêque de Tarse écrit : « Ici les ministres trouvent étrange que le gouverneur résiste aux ordres réitérés qui lui sont venus d'Espagne pour la restitution de la Valteline. Quant à la protection des intérêts catholiques, le gouvernement français fera tout ce qui dépendra de lui *. » Au patriarche d'Alexandrie, Gorsini écrit également pour l'informer des plaintes du gouvernement français relativement aux procédés des ministres du roi catholique en Italie 2-
Louis XIII n'avait pas seulement à ce moment des motifs politiques pour se plaindre de Philippe IV ; son beau-frèrar donnait encore matière à
1. Dép. de Cors, à l'év. de Camp., 14 sept. 1621.— Il y a à ce moment une correspondance trés-active entre les deux nonces.