Amb. vén. Dép. n» 3, 29 oct
L'exécution du frai té de Madrid. -126
Siège et d'un voisin peu désintéressé ; tenons-lui compte cependant d'un aveu de l'archevêque de Tarse qui prouve que ce ne fut pas sans lutte ; car lorsqu'il fut mort, le nonce écrivait, en reprenant Taffaire : « que, grâce à Dieu, le principal obstacle avait disparu. {Poichè Dio Benedetto haveva rimosso il 77iaggior ostacolo *.) »
Cependant les affaires de la Valteline et du passage de Crème restaient en suspens, et la politique double du cabinet de Madrid, qui affectait d'être complètement étranger aux entreprises du gouverneur de Milan, rendait la tâche difficile aux ministres français. Le duc de Feria avait inventé une nouvelle machination ; il se déclarait prêt à restituer laValteline, à la condition que l'on donnât préalablement satisfaction aux prétentions de Tarchiduc Léopold, qui ne s'élevaient à rien moins qu'à la revendication de l'Engadine et du val de Poschiavo, comme faisant partie du Tyrol. M. de Puisyeulx dut signifier à Madrid qu'il ne l'entendait pas ainsi et que cette affaire et celle de la Valteline, n'ayant aucun rapport, devaient être traitées séparément 2.