Dép. Cors., du 4 nov. 1621. "J
2 28 L'' exécution du traité de Madrid,
où il establit des garnisons*. » (Octobre 1621.) Les Grisons se trouvaient ainsi pris au piège; contraints de repasser les monts et de se retirer dans leur pays, ils méditaient bien de tenter une nouvelle invasion dans la Valteline*, mais, à Venise même, dont le Sénat avait essuyé, par le fait même de la déconfiture des Grisons, une cruelle mortification, on ne croyait pas possible un retour offensif, parce que les neiges tombaient dans le pays, que le gouverneur de Milan s'y trouvait avec des troupes et qu'il avait fortifié la contrée "^.
La cour pontificale se trouva toute décontenancée par ces événements dont le résultat était, à coup sûr, inquiétant pour Tindépendance de l'Italie et peut-être décevant pour les illusions du Saint- Siège. Depuis quelque temps, en effet, le pape semblait s'accommoder assez bien de l'idée d'occuper la Valteline par ses propres troupes, à la condition d'être indemnisé de ses frais, et il traitait ce sujet dans des dépêches insinuantes adressées au nonce à Madrid ^. Le nonce Corsini se fait l'interprète
1. Relation mss, sur les affaires de \'alteline. Cit. sop. — Card. Ludov. au patr. d'Alex. Dép. du 26 nov. 1621.