IV AVANT-PROPOS
« un des soldats que bénit la Lorraine et qui, fermant le passage de la Moselle, permirent les opérations décisives de JofTre et la victoire de la Marne... » Après les roses de votre jardin, vous lui consacrez ce tribut de qualité plus noble encore : une de vos méditations, comme un bouquet de vos intimes pensées.
A côté de ce héros, laissez-moi, de grâce, en nommer un autre, au même titre, oui, pareillement créancier de la Lorraine et de la France, mais créancier pour le prix de tout son généreux sang, un autre moins connu et qui pourtant le fut quelque peu, et qui mérita doublement, je vous le jure, de n'être jamais oublié. Ne disposant, pour ma part, que d'une plus humble offrande, ce n'est pas sur un lit de blessé mxais sur une tombe^ hélas! qu'il me faut apporter mon pieux, et tendre souvenir.
Le Matin, récemment, demandait ce qu'était devenu le capitaine Détanger, du 43^ régiment d'infanterie coloniale, blessé grièvement, le 31 août, en Lorraine, soigné à l'hôpital de Blainville, près Lunéville, et, depuis, « évacué » on ne savait où...
La semaine suivante, j'étais en mesure de répondre à cette question. De l'hôpital, le 5 sep-