‹ Le.cons élémentaires de chimie (volume 2)Chapitre 107 sur 131 · Pb · texte numérisé non relu

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2. D'après M. Jacquelain , l'acide plombique se combine avec l'acide acétique, et forme un composé cristallin; mais cette combinaison est très-instable, et l'air suffit |>our l'altérer; •

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le minhim, mélangé arec du blanc de céruse broyé pour faire le mastic dont on lute les orifices des chaudières à vapeur, des cylindres des machines à vapeur, etc., qui doivent résister à une haute température. En un mot, on peut dire que la plus grande partie du plomb oxydé est consommée sous forme de minium. Vous saurez bientôt pourquoi Ton préfère l'emploi du minium à celui de la litharge.

On prépare le minhim dans des fours à deux étages, dont l'inférieur est destiné à la transformation du plomb en massicot, et le supérieur à la transformation du massicot en minium. La température de ce dernier étage ne doit pas dépasser les -f- 300 degrés, et celle de l'étage à massicot ne doit pas être assez élevée pour fondre l'oxyde. Au reste c'est le même foyer qui chauffe les deux étages, et cela explique pourquoi le massicot est produit en bas et le minium en haut. Il faut remarquer que dans ces appareils le plomb s'oxyde sous l'influence d'un courant d'air, et que le massicot se suroxyde sous l'influence de l'air confiné. Les deux étages ne se communiquant pas, les deux opérations ne sont pas solidaires. Aussi quelques fabricants n'ont-ils qu'un four à une seule chambre où ils oxydent d'abord le plomb, ensuite le massicot.

Chaque fabricant de minium prépare le massicot lui-même, parce qu'il tient surtout à ce qu'il soit pur. Aussi se préoccupe-t-il de la qualité du plomb dont il se sert : si ce métal renfermait un peu de cuivre, comme cela arrive souvent, le minium qui en proviendrait, ne pourrait pas servir à fabriquer du cristal parfaitement incolore. Le minium étant donc du plomb oxydé pur, on conçoit la préférence qu'on lui donne sur la litharge, qui contient presque toujours un peu de cuivre '.

Il est rare que le minium du commerce ait une composition constante. Cela peut tenir aussi bien à des défauts de fabrication qu'à la possibilité que l'acide plombique contracte plusieurs degrés de combinaison avec le protoxyde de plomb. Cependant le minium préparé par voie humide, a toujours la composition suivante: (PbO)9,PbO».

1. On peut s'assurer de la pureté du plomb et du minium par des essais qui ne sont pas rigoureux pour des chimistes, mais qui sont très-safflsants pour les industriels :

On calcine dans nn têt quelques grammes de plomb , et Ton lait digérer avec de l'ammoniaque le produit de la calcination. Si l'ammoniaque bleuit sensiblement, c'est une preure que le plomb est cuprifère.

On chauffa au fen de moufle une trentaine de grammes de minium contenu dans nn creuset en terre : l'oxyde se combine avec la silice du creuset, et forme un silicate jaune, si le minium est pur; verdâtre, si le minium renferme du cuirre.

M. Fremy prépare du minium hydraté, en mêlant deux dissolutions alcalines, l'une de protoxyde de plomb, l'autre d'acide plombique : il se forme un précipité jaune de plombate a" oxyde de plomb hydraté : par une légère calcination, ce sel devient d'un beau rouge orangé.

Plus le massicot est divisé, plus est beau le minium qui en dérive. Aussi le minium des Anglais est magnifique, parce qu'ils se servent, pour le préparer, de carbonate de plomb artificiel (cérusé) , qui est toujours plus divisé que le massicot.

Le minium est d'un rouge brillant, légèrement orangé. Exposé pendant longtemps à la lumière directe, il noircit : chauffé au rouge cerise, il abandonne de l'oxygène, et passe à l'état de protoxyde. On le falsifie quelquefois avec du colcothar ou de la brique pilée ; fraude facile à découvrir, car si l'on chauffe au rouge le minium pur, on obtient un résidu jaune, tandis que, s'il est falsifié, la coloration que lui donnent lecolcotharet la brique, persistera.

Jusqu'à présent on n'a trouvé dans la nature qu'un seul composé de plomb et de soufre correspondant au protoxyde : il est connu sous le nom de galène, et constitue, comme vous le savez, le minerai le plus répandu d'où l'on tire le plomb.

La galène cristallise en cubes, ou sous des formes dérivant du cube. Les cristaux sont brillants, et d'un gris bleuâtre : ils atteignent parfois de fortes dimensions. La galène a une densité égale à 7,5 ; elle fond à la chaleur rouge, et elle est un peu volatile. Sa formule est PbS. *

Le sulfure de plomb s'oxyde, quand on le chauffe à l'air, et suivant la manière dont est conduit le grillage, le résultat est plus ou moins complexe : il peut se former de l'oxyde de plomb, du sulfate de cette base, et même du plomb métallique. Vous savez déjà de quelle réaction dépend l'apparition du métal. ;:

Le sulfure de plomb n'est attaqué ni par l'acide chlorhydrique, ni par l'acide sulfurique étendu d'eau ; mais ce dernier acide concentré et bouillant le change en sulfate de plomb, aux dépens de son propre oxygène ; en effet, pendant l'action, il y a dégage- '

ment de gaz acide sulfureux. L'acide azotique agit sur le sulfure de plomb, selon son degré de concentration. S'il est faible, et si l'on hâte l'action par une légère chaleur, on a de l'azotate de plomb et du soufre libre ; s'il est concentré, on obtient les . mêmes produits plus du sulfate de plomb ; enfin on n'a que ce der-

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