Hg — 1250 — 86,21 S
2. Ve'thiops minéral des pharmaciens est du bisulfure de mercure préparé , en broyant nn mélange de soufre et de mercure dans des proportions convenables.
3. On a observé que les cinabres préparés depuis longtemps , ont une densité moindre que ceux dont la préparation est pins récente. ( Voir nos recherches faites en commun avec M. Du rocher, sur l'association de l'argent aux minéraux métalliques. Annales des mines , t. XVIT , p. 296. )
d'eau tenant en dissolution 75 parties de potasse. Il suffira que la masse reste exposée à une température de + 50°, pendant plusieurs heures, pour que de noire elle devienne rouge. On réunit le dépôt sur un filtre, on le lave et on le sèche.
Le vermillon du commerce est quelquefois falsifié avec du minium, du colcothar ou de la brique pilée. On découvre la fraude, en en faisant chauffer un peu, soit dans une petite fiole, soit dans un têt : tout ce qui est sulfure de mercure se volatilise ou se sublime, tandis que les matières ajoutées par fraude restent.
Voyons les principales combinaisons du mercure avec les corps halogènes.
Lorsqu'on verse une dissolution d'iodure de potassium dans une autre dissolution d'un sel à base de protoxyde de mercure , on obtient un précipité vert-sale de protoiodure de mercure Hg* I. ■ Le produit cependant n'est jamais pur. Quelquefois il renferme du bi-iodure et du mercure métallique. Comme cette substance est employée en médecine, il faut être sûr de sa pureté : il vaut donc mieux la préparer par voie directe que par double décomposition. On y parvient en triturant ensemble dans l'alcool, 100 parties de mercure et 63 parties d'iode, jusqu'à ce que le métal ait entièrement disparu, et que le mélange ait pris l'apparence d'une poudre vert-jaunàtre. On sèche cette poudre et on la conserve dans l'obscurité.
Ce corps, lorsqu'il est chauffé brusquement, se volatilise sans se décomposer. Si, au contraire, on le chauffe très-lentement, il abandonne la moitié de son métal et passe à l'état de bi-iodure.
Le procédé par double décomposition est très-convenable pour préparer le bi-iodure de mercure. Il va sans dire que, dans ce cas , il faut se servir d'un sel mercuriel à base de bioxyde. Le bi-iodure de mercure, obtenu par précipitation, est amorphe et d'une couleur rouge magnifique. Sa formule est Hg I. * On peut l'obtenir , sous forme cristalline , en le dissolvant à chaud dans une dissolution d'iodure de potassium ou de sel marin* et en laissant refroidir la liqueur.
Le bi-iodure de mercure, soumis à l'action de la chaleur, devient jaune, et on peut, par la sublimation, l'obtenir en cristaux de cette