‹ Le.cons élémentaires de chimie (volume 2)Chapitre 28 sur 131 · MO-MS=3MS+MO,S · texte numérisé non relu

MO-MS=3MS+MO,S

Par voie humide, on a :

3MO + 6S = 2MS1 + MO,S1Ot

Quant aux oxydes des autres sections, ils semblent ne pas réagir sous l'action simultanée du soufre et de l'eau , si l'on en excepte toutefois quelques-uns de la dernière qui mettent à nu leur métal, et donnent naissance à de l'acide sulfurique.

J'arrive à l'action du chlore. Cette action est fort simple lorsqu'elle s'exerce à chaud et sur des oxydes anhydres ; en général , tous ces composés abandonnent leur oxygène et se transforment ep chlorures. Une particularité mérite de fixer l'attention : presque tous les sesquioxydes ayant pour formule M* O5 ne se laissent attaquer par le chlore que sous l'influence du charbon. Remarquez bien, Messieurs, qu'ils se comportent de la même manière vis-à-vis du soufre. Cette circonstance pourrait faire croire que les métaux de ces oxydés ont plus d'affinité pour l'oxygène que tous les autres métaux , puisque , pour s'en séparer , ils exigent l'intervention de deux forces divellentes. Mais il n'en est rien, car aucun d'eux n'appartient à la première section. On a essayé d'expliquer le fait en invoquant la stabilité de cette sorte de composés ; on a prétendu voir dans ces corps non pas une combinaison directe d'oxygène et de métal, mais la réunion de deux oxydes à différents degrés ; on leur a par conséquent attribué une nature saline, et l'on a dit : de même qu'un acide et une base sont plus stables lorsqu'ils sont réunis sous la forme de sel, que lorsqu'ils sont séparés , de même une combinaison de deux oxydes doit mieux résister aux agents extérieurs que chaque oxyde isolé. A ce point de vue, l'alumine serait A10, AlO* et non pas A1*0*; les deux oxydes, par leur réunion, satisferaient leurs affinités et entreraient dans cet état d'inertie chimique qui provient de la neutralité. Cette théorie acquerrait une grande valeur si l'on

découvrait l'oxyde Al 0* et si Ton parvenait à expliquer pourquoi ce prétendu oxyde salin se combine avec les acides sans se dédoubler, ainsi que le font les oxydes salins proprement dits.

Autant Faction du chlore séc sur les oxydes anhydres est simple, autant elle devient complexe lorsqu'elle s'exerce en présence de l'eau. Disons d'abord que, sous l'influence de l'eau et du chlore, tous les oxydes des trois dernières sections se transforment en chlorures. On explique un pareil résultat par le peu d'affinité que les métaux de ces oxydes ont pQur l'oxygène. Disons encore que * les oxydes de la seconde section, moins ceux de magnésium et de manganèse, sont rebelles à l'action du chlore, quand même on ferait bouillir l'eau qui les tiendrait en suspension. Nous n'avons donc à nous occuper que des oxydes de la première et de la troisième section.

Lorsque ces derniers sont à l'état de protoxyde, ils passent en partie à l'état de chlorure et en partie à l'état de peroxyde ; ainsi s'agit-il , par hypothèse , de protoxyde de fer, on aura :

6FeO + 3C1 — 2Fe4 0* + Fe* Cl»

On peut concevoir cette réaction comme s'effectuant en deux

temps :

4o 2FeO + 3Cl — Fe*Cl* + 20

2° 20 + 4FeO^=2Fe905

Il est inutile de vous faire remarquer que le chlore n'attaque pas les peroxydes et les sesquioxydes de cette même section ; il n'attaque pas les premiers, parce qu'ils sont un des produits de son action sur les protoxydes; les derniers, parce qu'ils rentrent dans cette catégorie d'oxydes que certains chimistes considèrent comme ayant une nature saline, et dont je vous parlais il y a un instant. En définitive, de tous les oxydes de la troisième section, il n'y a que les protoxydes qui réagissent sous l'action du chlore en présence de l'eau.

Les oxydes de la première section, par cela seul qu'ils sont des bases puissantes, nous font pressentir qu'ils doivent réagir sous l'action du chlore et de l'eau d'une manière complexe. Choisissons l'oxyde de potassium comme exemple : si la dissolution alcaline est étendue et si sa température ne s'élève point pendant l'action du chlore, il se formera de i'hypochlorite de potasse et du chlorure de potassium :

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