A + MO,A'«=MO,A + A
Acide Sel, Nouveau Nouvel acide
anhydre sel, anhydre.
Dans le second cas, c'est un double échange : HO,A + MO,A' = HO,A' + MO,A
Aoide Sel. Nouvel Nouveau
hydraté. acide hydraté. sel.
L'action des hydracides sur les sels peut aussi être interprétée de deux manières, suivant que l'on considère les sels haloïdes dissous ( chlorures, bromures, etc. ) comme des combinaisons d'hydracides et d'oxybases, ou bien comme des corps anhydres formés de deux éléments, dont un métallique et l'autre métalloïdique.
Dans le premier cas, ce sera encore un acide qui en expulsera un autre :
XH + MO, A = MO, XH + A
Hydracide. Sel. Nouveau sel a Acide
hydracide. ordinaire.
Dans le deuxième cas, ce sera un double échange entre l'hydracide et la base, auquel échange l'acide ne prend aucune part :
XH + MO, A = MX + HO + A
Hydracide. Sel. Nouveau Eau. Acide
sel haloïde. ordinaire.
Quelle que soit la manière dont on envisage l'action des hydracides sur les sels, soit qu'on la considère comme la cause d'un déplacement ou d'un échange, l'un ou l'autre sera complet , partiel ou nul , selon les affinités des corps en présence.
L'action de l'acide sulfhydrique sur les sels mérite une attention particulière à cause de l'application fréquente que l'on en fait dans les laboratoires. Beaucoup de sels sont entièrement décomposés par 1 hydrogène sulfuré ; d'autres ne le sont qu'en partie ; d'autres pas du tout. Ces différences tiennent à la différente affinité des métaux pour l'oxygène. Les sels dont les métaux sont les plus oxydables, et qui appartiennent aux deux premières sections, ne sont pas décomposés par l'acide sulfhydrique, quand même
358 CHIMIE BLÉMB.NTAIRE.
les acides des sels seraient très-faibles. Le manganèse seul fait exception.
Il n'en est pas de même des sels dont les métaux appartiennent à la troisième section, et ont une affinité moyenne pour l'oxygène : ils sont tous décomposés ; mais, à l'exception de ceux à base de cadmium, les uns ne le sont qu'à peine, les autres ne le sont complètement que si leurs acides sont faibles. Ainsi, un sel de cadmium, quel que soit son acide, sera complètement décomposé et donnera naissance à un sulfure d'un beau jaune pur ; un sel à base de zinc ne donnera, par l'action du même réactif, qu'un léger précipité ; un sel à base de fer ne donnera, dans les mêmes circonstances, aucune réaction appréciable : toutefois, si au lieu d'opérer sur le sulfate de fèr, par exemple, l'on opère sur l'acétate, la décomposition sera complète. Ce que je viens de dire doit vous prouver que la décomposition des sels métalliques non-seulement se rattache à l'affinité qu'ont pour l'eau les métaux contenus dans les sels mêmes, mais à la manière d'agir des acides sur les sulfures. Ainsi , les sulfures des métaux compris dans les deux premières sections sont décomposables par les acides les plus faibles : ils ne peuvent donc passe former en présence d'un acide. En effet , admettez pour un moment que l'acide sulfhydrique décompose le sulfate de potasse, il se formera du sulfure de potassium et de l'acide sulfurique :