‹ Le.cons élémentaires de chimie (volume 2)Chapitre 51 sur 131 · Airs 175,0 =s 17,72) . ' a Mtk · texte numérisé non relu

Airs 175,0 =s 17,72) . ' a Mtk

3 g0 > Ammoniaque = 21,52

20^25 j Eatl = 22*78

15 20 1 Acide carbonique. . . . = 25,70

987,5 ÏÔÔ" 100,03

ra

moniaque peut contracter soit avec les acides et les sels anhydres, soit avec les composés halogéniques des métalloïdes ; tous ces corps, généralement très-instables, n'ont aucun intérêt, surtout au point de vue de l'application ; leur description ne doit figurer que dans les traités généraux. La nature de cet enseignement me permet seulement de vous entretenir des faits les plus saillants par leur importance scientifique et technique. Aussi , en commençant l'étude spéciale des métaux, je ne me propose pas de vous donner une histoire chimique complète de chacun d'eux ; nous nous bornerons aux plus connus ; pour ce qui concerne le traitement de leurs minerais , je tâcherai de vous en donner une idée sommaire en vous indiquant ses principales phases et les phénomènes chimiques qui s'y rapportent.

Commençons par le potassium et le sodium. Je prends ces deux métaux à la fois , parce que leur manière d'être dans la nature, les procédés de leur préparation, les combinaisons dont ils font partie , enfin les applications dont ils sont l'objet, ont tant d'analogie, que leur étude simultanée vous présentera l'avantage de mieux saisir, par la comparaison immédiate des faits, les dissemblances , peu nombreuses d'ailleurs , qui les séparent.

Il y a plus de quarante ans que Uumphry Davy fit une de ses plus belles découvertes en prouvant que ce que l'on appelait jadis alcalis et terres, et que l'on considérait comme des corps simples, n'étaient que des métaux oxydés. Comme il s'était servi de l'électricité pour arriver à ce beau résultat , il me serait difficile de vous dire combien on augura de l'application de ce nouveau moyen; les expérimentateurs se lancèrent à l'envi dans cette nouvelle voie, les uns pour vérifier, les autres pour perfectionner. La conséquence de cet empressement général fut que, pour constater la grande découverte du chimiste anglais, il devint inutile de se servir de piles d'une puissance énorme et d'un emploi coûteux ; des appareils très-simples et des matières de nulle valeur étaient suffisants. En effet, calcinez en vase clos du tartre \ bitartratede potasse impur), mèlezle résidu avec le quart de son poids de charbon en poudre , introduisez-le ensuite dans une bouteille en fer forgé, à laquelle vous visserez un tube également en fer ; chauffez enfin dans un bon fourneau à vent , et vous aurez ainsi le potassium. Si au lieu de tartre calciné en vase clos, vous opérez avec un mélange intime de charbon et de carbonate de soude, vous aurez le sodium.

Quoique l'opération semble très-simple , elle ne présente pas moins quelques difficultés; aussi j'entrerai dans quelques détails.

La figure 59 vous représente la disposition générale de l'appareil.

B est la bouteille en fer qui se trouve dans un fourneau à vent V ; elle communique par la tubulure f avec l'intérieur d'un récipient B en cuivre formé de deux pièces. L'autre tubulure ( de ce même récipient porte un bouchon dans l'axe duquel se meut une tige en fer T destinée à dégorger le col de la bouteille ; à la troisième tubulure t" est adapté un tube par lequel se dégagent les fluides élastiques qui prennent naissance dans l'intérieur de l'appareil. Si tout le métal qui devient libre par suite de

Pig. ».

l'action du charbon sur le carbonate de potasse ou de soude passait dans le récipient R , la tige ou le ringard T serait inutile ; mais le métal réagit sur l'oxyde de carbone provenant de l'action réductrice du charbon, et il donne naissance à des produits salin 3 particuliers (croconates et rhodizonates alcalins), qui s'arrêtent dans le col et l'oblitèrent; d'un autre côté, si le potassium ou le I. Ï2

;,M,i CHIMIE ÉLÉMËNTÀIRK.

sodium pouvaient résister à l'action de l'air, il serait inutile d'avoir le récipient B , dont je vais vous faire connaître la construction. Ce récipient est formé par deux cylindres qui s'emboîtent et dont vous voyez ici la coupe verticale { fig. 60). ( Le cylindre A reçoit le cylindre C jusqu'à la J hauteur o, et doit contenir une couche d'huile ™ de naphte épaisse de 5 à 6 centimètres: comme sfi le cylindre C porte une cloison e d qui descend jusqu'à une petite distance du fond du cylindre A, il en résulte qu'une fois en place, il présente deux compartimenta; le premier a recevra le métal qui , en tombant dans le naphte , se trouvera à l'abri de l'air ; les gai se rendront dans le second compartiment a' d'où ils sortiront par Fig. m. ia tubulure t". Les deux tubulures t (' sont pla-

cées exactement en face l'une de l'autre , et la cloison cd porte une ouverture dans la direction tf par où passe la tige mobile. A mesure que l'opération avance, la température de l'appareil s'élève , de sorte que l'on est obligé de faire tomber un filet d'eau froide sur le récipient R; c'est pourquoi il est plongé dans une terrine M, et il porte une espèce d'auvent circulaire o qui empêche l'eau de pénétrer par la jointure d'emboîtement.

Les métaux ainsi préparés ne sont pas purs ; on les passe au travers d'un linge sans les sortir de l'huile de naphte, dont la température doit être environ à + 60* ou + 70 \ Enfin, on les distille dans une cornue en fer avec de cette même huile dans laquelle doit plonger le bec de la cornue pendant tout le temps de la distillation.

Voici la théorie de cette opération : les matières agissantes sont le charbon et le carbonate de potasse. Le charbon enlève la moitié de l'oxygène à l'acide carbonique et la totalité à l'oxyde métallique (potasse ou soude) ; il produit , d'une part, de l'oxyde de carbone, et, d'autre part, il rend libre le métal.

Page 1