‹ Le.cons élémentaires de chimie (volume 2)Chapitre 80 sur 131 · COMPOSITION DES PRINCIPAUX VERRES · texte numérisé non relu

COMPOSITION DES PRINCIPAUX VERRES

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Alumine....

Oxyde de fer.

Ox.demang.

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D'après ces analyses , on peut diviser les matières vitreuses en deux classes. Dans la première se trouveront les cristaux dont la base est alcalino-plombeuse ; la seconde comprendra les verres proprement dits, dont la base est alcalino- terreuse : ceux-ci peuvent être subdivisés en verres à base de soude et en verres à base de potasse.

Nous allons passer en revue les propriétés techniques de chacune de ces différentes espèces.

Le verre de Bohême est remarquable par la limpidité, la dureté et la faible densité. Les matières qui servent à sa préparation sont choisies et apprêtées avec un soin extrême. Bien que sa fabrication ait lieu surtout en Bohême et aux environs de Venise, néanmoins on en fait en France, notamment à Walsh, Saint-Louis et Baccarat. Ce qui caractérise cette sorte de verre, c'est sa grande légèreté et son infusibilité. On prétend que le verre ordinaire peut être fondu dans le verre de Bohême.

Les matières premières qui servent à sa confection sont les suivantes :

Quartz 100

Potasse 50 à 60

Chaui 15 à 20

Acide arsénieux

Nitre. .*■

Il parait que dans quelques verreries d'Allemagne on emploie le silicate de chaux naturel ( wollastonite). Dans ce cas, les proportions des autres ingrédients doivent varier.

Je saisis cette occasion pour vous faire connaître, une fois pour toutes, le rôle que joue l'acide arsénieux dans la composition du verre. Comme cet acide est facilement réductible, il fait passer à l'état de peroxyde les faibles traces de protoxyde de fer qui se trouvent dans les matières premières, et qui donneraient à la masse une certaine teinte verdâtre : pour la même raison, il fait disparaître la teinte jaune que prend le verre lorsque le four fume. En effet, cette teinte est due à du charbon : or, l'acide arsénieux contribue par son oxygène à brûler ce» corps, et dès lors la teinte disparaît. Enfin, l'acide arsénieux facilite l'affinage du verre, car l'agitation qu'il imprime à la masse fondue, pour se volatiliser, favorise la sortie des bulles gazeuses, qui , sans cela, persisteraient et rendraient le verre défectueux. Le salpêtre joue le même rôle que l'acide arsénieux.

Le crown-glass se rapproche, par sa composition, du verre précédent : il en diffère, toutefois, parce qu'il est moins siliceux. Cette variété de verre est réservée pour la confection des lentilles qui , réunies aux lentilles faites avec le flint-glass, constituent les objectifs achromatiques. Le crown-glass doit être d'une limpidité parfaite, exempt de stries et de bulles, et même, lorsqu'il est vu en grandes masses, il doit être complètement incolore. Il n'y a que peu de temps que la France en produit de véritablement beau, grâce aux efforts de MM. Guinand et Bontemps. Je vous ferai comprendre toutes les difficultés qui se rattachent à la parfaite fabrication de ce verre en vous parlant du flint-glass.

Le verre à glaces et le verre à vitres renferment de la soude au lieu de potasse : aussi ont-ils une couleur verdâtre que les autres n'ont pas.

Comme le verre à glaces contient moins de chaux que le verre à vitres, il est plus fusible que ce dernier ; mais, en revanche, il est moins dévitrifiable. Plus un verre contient de principes terreux, plus il est prompt à se dévitrifier. Le verre à bouteilles en est un exemple.

Le verre à glaces doit avoir une grande transparence et ne présenter ni bulles, ni nœuds, ni stries.

Le verre à vitres est celui dont la consommation est la plus grande : en effet , suivant qu'il est plus ou moins incolore, il sert à fabriquer les vitres de croisée, les globes, les cylindres, les vitres à estampes ; il sert à garnir les portières des voitures et à confectionner des objets de gobeletterie de qualité inférieure. Parmi les matières premières qui entrent dans sa composition, on remarque le sulfate de soude. Ce sel est décomposé, pendant la cuisson, par l'acide silicique et le charbon. Ce verre serait très-

sensiblement verdâtre si on ne le décolorait pas au moyen d'arsenic ou d'oxyde de manganèse.

Le verre à bouteilles doit sa couleur verte à la forte proportion d'oxyde de fer qu'apportent les matières premières destinées à sa confection. Vous en voyez ici la liste : pas une d'elles n'est dépourvue de fer.

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