Sn
2 Cl = 886,0= 40,57 J Bichloniw "^y^ 74>23
5Eau= 562,5= 25,77. .Eau 25,77
tienne , déposera toujours à l'état de métal , Tétain qu'elle contient, si on la met en contact avec une lame de fer ou de zinc.
Terminons par quelques mots sur les alliages dont l'étain fait partie.
L'étain, en se combinant avec certains métaux, forme des alliages fort importants, tels que le bronze , la soudure des plombiers, Y amalgame des glace*, etc., etc. ; alliages dont nous parlerons en étudiant le plomb, le cuivre et le mercure.
Aujourd'hui je signalerai à votre attention les alliages d'étain et de fer, d'étain, de fer et de nickel.
Il y a environ soixante-dix ans , Biberel fit connaître un alliage composé de 6 parties d'étain et de 4 partie de fer. Bientôt oublié, cet alliage a reparu sous le nom de polychrome, et il a été appliqué, avec quelque succès, à rétamage des ustensiles en cuivre. Il se recommande parce qu'on peut en mettre l'épaisseur que l'on veut , avantage que l'on n'a pas avec l'étain seul , à cause de sa facile fusibilité.
On fait aussi un autre alliage (alliage Budi) en fondant ensemble 89 parties d'étain, 6 parties de nickel et 5 parties de fer. Sa qualité principale consiste en ce qu'il adhère à la fonte, même quand elle n'est pas tournée.
Les métaux que l'on appelle étamés sont des métaux dont la surface est alliée avec l'étain.
On se propose, par rétamage , de recouvrir un métal oxydable par un autre métal moins oxydable; c'est le même but que par la dorure : mais dans ce dernier cas, aucune action chimique ne se manifeste entre les deux métaux qui se touchent, tandis que dans le premier cas ils s'allient.
L'étamage le plus vulgaire est celui des ustensiles en cuivre. Ce procédé est connu de tout le monde, puisqu'on le pratique partout au milieu de la voie publique: je ne vous le décrirai donc pas ; je me bornerai à vous expliquer pourquoi on frotte à chaud avec du sel ammoniac les surfaces que l'on veut étamer. L'emploi de ce sel a pour résultat de décaper la surface du cuivre. L'oxyde qui pourrait s'y trouver est transformé en chlorure qu'on enlève par le frottement. D'après M. Golfier-Besseyre, l'étamage est tellement facilité par un composé formé de chlorure de zinc et d'hydrochlorate d'ammoniaque ', que l'on peut, par ce moyen, étamer des métaux autres que le cuivre.
Ce que l'on appelle fer-blanc est du fer étamé. On le prépare,
t. On prépare ce double chlorure en mêlant ensemble un équivalent de sel ammoniac et un équivalent de chlorure de zinc.
en tenant plongé dans un bain d'étain , pendant une heure et demie, des feuilles de fer passées au laminoir et bien décapées : mais il faut que ces feuilles aient été immergées préalablement pendant une heure, dans de la graisse fondue : en outre , il est nécessaire que le métal liquide soit recouvert de graisse lui-même. De cette manière, le fer se dessèche et reste à l'abri de l'oxygène avant et pendant l'étamage.
Comme les feuilles de fer ainsi préparées sont recouvertes d'un excès d'étain, on les passe au lavage. Cette opération consiste à plonger la feuille dans un bain d'étain très-pur, à la retirer immédiatement, à la brosser, à la plonger de nouveau successivement dans un autre bain d'étain et dans de la graisse fondue, enfin à la nettoyer avec du son.
L'étamage est bien fait lorsque la surface des feuilles ne présente aucune solution de continuité, car, dans le cas contraire, le fer-blanc se rouille plus facilement que le fer non étamé. Cela tient à ce que le fer en contact avec l'étain, étant électro -positif, s'oxyde tr^s-rapidement : c'est l'opposé de ce qui arrive au fer zingué. C'est pour la même raison que le fer-blanc n'a aucune durée lorsqu'il a été coupé. L'oxydation commence alors sur les bords et se propage avec rapidité à toute la surface.
La surface du fer étamé présenterait une cristallisation à grandes lames si elle n'était masquée par une légère pellicule d'étain. Enlève-t-on cette pellicule au moyen d'un acide, la cristallisation apparaît, et le fer-blanc prend cet aspect particulier que l'on connaît sous le nom de moiré métallique.
Pour fabriquer le moiré on suspend horizontalement une feuille de fer-blanc au-dessus d'un fourneau , et on la chauffe jusqu'à ce qu'elle prenne une teinte jaune : on la soumet alors à une espèce de dégraissage opéré avec de l'acide sulfurique étendu (4 partie d'acide, 2 parties d'eau): après avoir lavé et bien égoutté la feuille, on y applique, au moyen d'une éponge ou d'une espèce de brosse de laine, une liqueur acide contenant d'ordinaire de l'eau régale '. Quand l'acide a agi, la surface du fer-blanc se
i . Les fabricants de fer-blanc moiré emploient une des compositions suivantes :
Eau.
Sel
marin.
Acide azotique.
Acide hydrochlorique.
Acide su
trouve recouverte de lames fibreuses très-larges. Par certains artifices, en peut obtenir des moirés à petites lames. On en aura d'aspect granitique , par exemple, si, avant d'appliquer la composition acide, on fait chauffer le fer-blanc de manière à fondre rétain, et si, après l'avoir saupoudré avec du sel ammoniac, on le plonge rapidement dans l'eau froide. On obtiendra du moiré étoile si, sur la feuille chauffée, on projette de petites gouttes d'eau froide. On conçoit que le moiré change d'aspect, suivant la nature des cristaux qui se trouvent masqués sur la feuille. Dans tous les cas, il faut avoir soin de ne pas trop prolonger l'action de l'acide , et pour préserver la surface moirée de toute oxydation , il faut la recouvrir d'un vernis blanc ou coloré. Le vernis au copal est le plus usité.
Résumons, en terminant, les traits principaux de l'histoire de l'étain.
Métal dimorphe dépourvu d'élasticité, pouvant former avec l'oxygène deux combinaisons bien définies. La première (protoxyde) est une base qui joue souvent le rôle d'acide ; lorsqu'elle est anhydre, elle peut affecter trois états isomériques différents ; la seconde combinaison ( peroxyde ) est décidément acide et présente à son tour deux variétés isomériques (acides staunique et métastannique). Elle est la plus importante par suite des applications dont elle est l'objet. Avec le soufre , l'étain forme deux composés (protosulfure, bisulfure), correspondant par leur composition aux deux oxydes : le bisulfure (or mussif) offre seul de l'intérêt par suite de son emploi dans les arts.
Les deux chlorures d'étain ont attiré spécialement notre attention, parce qu'ils sont très-employés en teinture : cependant, le biclilorure est remarquable par sa tendance à jouer le rôle de chlor acide vis-à-vis des chlorures alcalins et terreux.
Allié au cuivre, l'étain constitue l'un des alliages les plus importants, le bronze. Appliqué sur le fer, il s'y allie, et le met à l'abri de l'oxydation : c'est ainsi qu'il concourt à former \e fer- blanc. Enfin c'est à cause de sa tendance à cristalliser qu'il se prête à la confection du fer-blanc moiré.