On distingue dans le commerce 4 yariétés de eaontchonc
ire Caoutchouc blanc opaque en ipasses pins ou moins yolomineiises.
î* Caoutchouc en feuilles ou lames irrégnlières légèrement jauDitres, et translucides.
3« Caoutchouc en feuilles épaisses, on masses globnlensM, creuses on pleines, ayant une teinte brune grisâtre et opaque.
A* Caoutchouc brnn, plus ou moins translucide, et jaune faaye lorsqn^oD le découpe en tranches minces.
2. Pour étirer le caoutchouc en fils, on prépare une pâte en employant le sulftire de carbone mêlé ayec 5 centièmes d'alcool ordinaire : celui-ci contient I5eentièmesd*eaa qui s*opposent à la dissolution. On réunit ainsi les couditions favorables d^n gonflement du caoutchouc qui aide à malaxer la matière, et facilite son passage à la filière, sans opérer une véritable dissolution qui diminuerait beaucoup la ténacité du produit.
£n soumettant à -f ^00* des fils assez tendus pour qne lenr longue br soitseitu-
VINGT-HUITIÀMB LBÇON. 219
Le caoutchouc est composé de C* H' ; lorsqu'on le distille^ il donne différents carbures d'hydrogène, parmi lesquels il en est deux (caoutckeine t hevéene) qui sont isomères avec le gaz oléfîant; quelques autres ont la composition de l'essence de téré* benthino ; la plupart dissolvent bien le caoutchouc sec et divisé.
Le chlore liquide ou gazeux attaque à peine le caoutchouc; les acides sulfurique et azotique concentrés l'altèrent rapidement, surtout lorsqu'ils sont mêlés en proportions équivalentes; l'acide cblorhydrique, tous les acides faibles, la plupart des gaz et les solutions alcalines n'exercent sur lui aucune action appréciable.
Le soufre se combine directement avec le caoutchouc, pourvu que la température soit à + ^^^^ ou à 4- ^60*^ : cette combinaison a même lieu à froid par l'intermédiaire de certains dissolvants spéciaux. Suivant les conditions de l'expérience, lé caoutchouc peut, en se combinant avec le soufre, devenir sec, très-dur, fragile, ou, au contraire, acquérir une souplesse et une élasticité que les différentes températures ne changeront plus désormais. Dans ce dernier cas, il porte le nom de caoutchouc volco" nisé. C'est sous cette forme, dans laquelle il ne redoute plus ni les chaleurs tropicales, ni les froids polaires, que l'industrie l'utilise pour le faire servir à une multitude d'usages.
MM. Hancock et Broding volcanisent le caoutchouc à chaud , soit en en immergeant des feuilles, pendant dix à quinze minutes, dans le soufre tondu à + 420», soit en le triturant à chaud avec 4 0 a 4^ centièmes de soufre, ou bien avec 7 centièmes seulement, auxquels on en ajoute 5 de carbonate de plomb.
Parkes de Birmingham volcanise le caoutchouc à froid : son procédé a l'immense avantage d'être applicable à des objets confectionnés et de ne pas leur communiquer d'odeur désagréable. Voici comment il opère :
Il plonge les objets en caoutchouc façonné dans une liqueur formée de 400 p. de sulfure de carbone et de 2,5 p. de chlorure de soufre * : au bout d'une minute, il les retire et les dessèche, à
plée, leur longnenr actuelle devient permanente, et ils se prêtent à une deuxième extension semblable : en sorte qne en réitérant plnsiears fois de suite Textension accise, la longueur primitive se trouve augmentée dans un rapport considérable. Le diamètre étant diminué en proportion de cet énorme allongement, les fils parviennent à un degré extrême de finesse.
La découverte de cette nouvelle propriété du caoutchouc est due à M. Gérard.
1. On prépare le chlorure de soufre (GIS^) en faisant arriver un courant de chloi'e dans une cornue tubulée où se trouve du soufre entretenu liquide par une température de 4- 125* à 4- 130®. Les deux corps se combinent, et passent sous forme liquide, dans un récipient refroidi.
Le chlorure de soufre est jaune légèrement orangé» d^une odeur désagréable. Sa
t60 CHIMIE ÉLÉMENTAIRE.
l'aide d'un courant d'air, dans une étuve chauffée à +22** ou + 25" ; dès que c«s objets sont secs, il les plonge de nouveau dans le mélange liquide, où ils restent environ une minute et tiemie; il les fait sécher comme la première fois, les lave dans une faible solution alcaline, puis dans l'eau commune.
Dans cette opération, le caoutchouc, dont je suppose l'épaisseur égale à 2 ou 3 millimètres, absorbe quatre fois son poids de la dissolution et retient de 10 à 45 centièmes de soufre. Si l'on volcanisait du caoutchouc dont Fépaisseur serait moindre, on augmenterait la dose du chlorure de soufre et on diminuerait la durée de l'immersion ; on ferait le contraire si l'on avait à volcaniser des feuilles dont l'épaisseur serait plus forte que 3 millimètres.
On peut aussi volcaniser le caoutchouc en le laissant immergé, pendant deux à trois heures, dans du soufre fondu à + 442*" ou à + 446°, et en l'exposant ensuite, pendant quelques minutes, à une température comprise entre + 450" et H- 4 60°. Enfin, suivant M. Payen, on volcanise encore le caoutchouc en le mêlant , à l aide d'un broyeur mécanique, avec 42 à 20 centiènaes de Heurs de soufre, et en le chauffant ensuite à + 450® ou à + 460».
Si les applications du caoutchouc ordinaire sont très-non»breuses, celles du caoutchouc voicanisé le sont encore davantage : cela est dû à son imperméabilité absolue, à sa souplesse, son inaltérabilité et sa facilitée prendre toutes les formes. On en a fait des appareils chirurgicaux, des coussins électriques, des courroies, des fils, des ressorts, des rouleaux, des tubes, des robinets, des chaussures, des vêtements, des mastics inaltérables *, etc., etc.
Depuis quelques années, il nous arrive de l'Ile de Singapore, des Iles Malaises et de la péninsule de Malacca, une substance analogue au caoutchouc et qui porte le nom de gutta-perrha : c'est Visanandra percha de Hooker ( famille des sapotées , genre bassia butyracea ) qui la fournit.
La gutta-percha du commerce , outre quelques matières étrangères, telles que sels solubles, et insolubles, matières organiques
densité est 1,68.7 : il J)out à ■{• 138* : la densité de sa vapeur est 4,67. L'eau le décompose en acide chlorhydriqiie, sulfnriqne, et sulfureux.
On connaît 3 combinaisons du chlore avec le soufre : le protochlonipe = S' Cl : le bichlorure = S Cl : le chlorure intermédiaire = S* CP.
1 . M. Maissiat a trouvé un mastic au caoutchouc, qui parait devoir rendre de grands services. Il le prépare en mêlant de la chaux éteinte à du caoutchouc fonda à -j- 21 0» : si l'on veut que le mastic soit mou, la quantité de la chaux sera la moitié de celle du caoutchouc ; si on le vent plus ferme quoiqu'un peu souple, les deux quantités seront égales. Ces mastics toujours ductiles, interposés entre le goulot à*\m flacon, et un obturateur usé sur les bords, produisent une fermeture hermétique. Si Ton tenait à ce que la surface extérieure du mastic séchât, on emploierait pour 2 parties dé caoutchouc, 1 partie de chaux, et 1 partie de minium.
VIN6T-ttUlTlkJIB LBÇON. !K6I
azotées, substances grasses, matières colorantes, et oxyde de fer, se compose, suivant M. Payen» de trois principes immédiats nettement caractérisés.:
4<» La ffutta pure dont la proportion oscille entre 75 à 82 pour •/. ;
2» Valbane qui ne dépasse pas les 16 pour Vo;
3» LafltiavUe qui ne va jamais au delà de 6 pour «/o-
La gutta-^ercha a la même composition élémentaire que le caoutchouc : lorsqu'elle est pure, elle est blanche, translucide, plus dure à froid et plus molle à chaud que le caoutchouc, bien moins élastique à toutes les températures ; à + 4 00<*y elle est très-souple, facile à pétrir et à prendre toutes sortes de formes ou empreintes, qu'elle garde après le refroidissement ; à une douce température, on peut l'étirer en fils qui s^allongent ou s'étendent sous un certain effort de traction.
Mêlée à deux fois son poids de caoutchouc et volcanisée, elle sert à confectionner les objets auxquels conviennent une fermeté plus grande et une extensibilité moindre que celle du caoutehouc.
Je terminerai ce que j'avais à vous dire sur les sécrétions neutres végétales en vous entretenant de quelques-unes de ces matières qui paraissent propres seulement à quelques plantes et qui n'offrent pas moins on grand intérêt , ne fût-ce que sous te rapport de la science.
Dans l'écorce du salix aiba et du popuivs tremuia existe une substance qu'on appelle salicine et qu'on isole par le procédé suivant :
On fait bouillir de l'écorce de saule dans de l'eau et l'on verse dans la décoction une certaine quantité de sous-acétate de plomb, qui donne lieu à un dépôt abondant ; on filtre la liqueur et l'on précipite par l'aeide sulfurique Texcès de plomb qu'elle contient : la dissolution, étant évaporée, laisse déposer la talicine sous forme de cristaux. On peut aussi préparer cette substance en faisant bouillir de la popuUne ( principe neutre cristallisable des feuilles dnpopulus tremuia ) avec de l'eau de barite.
La salicine cristallise en aiguilles blanches, inodores, amères et neutres; elle fond à + 4^0" et se décompose à une température plus élevée ; elle est insoluble dans l'éther, soluble dans 20 parties d'eau froide, et en toute proportion dans Teau bouillante et dans l'alcool; ses dissolutions dévient le plan de polarisation vers la gauche; elle a pour formule C'"H**0»*; elle paraît anhydre, puisqu'elle se décompose avant de diminuer de:poids. L acide sulfurique concentré la colore en rouge, c« qui explique II. 15.
263 CHIMIB RLBMENTAIRB.
pourquoi réoorve de saule et de peuplier devient rouge dans les endroits où on la touche avec cet acide.
La salicine, bouillie avec de Tacide sulfuriqueou chlorhydrique étendu, s^assimile les élémentftde deux molécules d'eau et se dédouble en glucose et en un corps résineux qu'on appelle saHre- Hne (C'«H»0«),
Salicine. Eau. Glucose. Salirétinc.
La synapfase fait subir à la salicine une transformation analogue, à cela près qu'il se forme une substance cristallisable que Ton appelle saligénine (C** H* 0* ) .
Salicine. Eau. GliMot«. Saligénine.
La saligénine et la saliretine ne diffèrent que par les éléments de deux équivalents d'eau, et la première de ces deux substances peut être transformée dans la seconde par l'action des acides étendus.
L'acide azotique (à 20" aréométriques ) , rais en contact pendant quarante-huit heures avec la salicine, lui enlève 2 équivalents d'hydrogène et la transforme en une matière cristallisable appelée ^7/dne(C««H'«0«M.
Salicine. Hélicine.
L'acide azotique concentré transforme la salicine en acide oxalique et acide carbazotlgue,
En6n, la salicine, soumise à l'action oxydante d'un mélange de bichromate de potasse et d'acide sulfurique, absorbe de l'oxygène et se décompose en acide formique et en acide salicyleux (C<* H*0* =■ essence de spirma ulmarta, ou reine des près)*.
Salicine. Ac. fnrmiqM. A. MUloyteut.
1 . L'hélieine cristallisée reaferine 3 équivalents d'eau qn*elle perd à -f lOOo. ' 1. Uaeide salicylevx pent encore être obtenu en soumettant Thélicine à Faction de la leTure de bière, on de la synaptase :
C2» H'« OH + 4 HO = C«2 H'< 0'< -f C«< H« 0' Hélicine. Eau. Glocow. Ac. salicyleoti.
Getafiide, ou si Ton veut cette essence est employée aujourd'hui comme un excellent diorétiqne.
ViNttT-HUITffcMB LEÇOJN'. Sé3
Ainsi, la saliciae, en perdant de l'hydrogène, devient de Vkélicine,
Sous Taction des acides, elle s'assimile les éléments de l'eau et se décompose exLglucose et en saliretine.
Soos l'action de la synaptasey elle s'assimile encore de l'eau et se décompose en glucose et en saligénine.
Sous l'action de Voxygéne, elle se transforme en acid^ for* inique et en €u;icle solicyïeux.
Sous l'action de ïcLcide azotique concentré^ elle se transforme en acide oxalique et en acide carbazçtique.
Si l'on pense que la salicine peut perdre successivement une, deux, trois molécules d*hydrogène, gagner une, deux, trois molécules de chlore et former trois salicines chlorées; si l'on pense que la saligémine et Vhélicine peuvent , à leur tour, présenter ém phénomènes semblables de substitution, on voit de suite corn* luen la salicine est féconde en métamorphoses, et pourquoi ce oorps intéresse tes chimistes à un si haut point.
Je ne vous parlerai pas de toutes tes transformations de l'acide salicyleux ; mais je vous dirai comment il passe à l'état d'acide salicylique, car ce dernier acide me prêtera Toccasion de vous signaler un des ùâts qui ont le plus contribué à simplifier et à faire avancer la chimie organique.
Lorsqu'on chauffe l'acide salicyleux avec un excès d'hydrate de potasse, il y a décomposition d'eau, il se dégage de Thydrogène^ et l'oxygène équivalent se fixe sur l'acide salicyleux et le fait passer à l'état d'acide salicylique. En effet, si après que le dégagement de l'hydrogène a cessé, on dissout la masse dans l'eau, et si Ton verse dans la dissolution un léger excès d'acide chlorhydrique, il s'y formera un dépôt cristallin d'acide salicylique. Cet ,
acide ne diffère de celui dont il dérive que par % équivalents d'1^ ^'^^'J ^«tgène de plus.
Acide salicy-
Acide salicy-
neuz.
lique.
L'acide salicylique, préparé de cette manière, est le même que l'on tire de Y essence de gaultheria proeumbens; il est peu soluble dans l'eau froide, très-soluble dans l'eau bouillante, l'alcool et l'éther ; il cristallise en longues aiguilles volatilisables par la chaleur. Cet acide peut subir différentes métamorphoses par substitution; leurs produits ont ceci de remarquable que, traités par un excès de chaux ou de barite, ils abandonnent les éléments de deux molécules d'acide carbonique et se transforment en des corps homologues appartenant à une autre série.
Digi
^64 CUmfB ÉLéMKNTAIRK.
Les séries chinliques sont construites avec des termes qui, par leur mode de génération ou par leurs métamorphoses, se rattachent à la même substance. Ainsi , pour donner un exemple, on considère comme appartenant à la }iérie benzolffuê tons les composés qui dérivent de l'acide benzoïque ou qui peuvent le produire. H en est de même de la série salicylique relativement à l'acide de ce nom : or, tous les termes de cette série, en perdant tes éléments de deux molécules d'acide carbonique, passent dans la série phénique^ qui est à l'acide phénique ce que sont les autres séries aux acides dont nous venons de parler.
L'acide saticy ligue (G»*H«0*) peut donc passer à l'état d'aciae phénique ( C» H« 0» ) . •
On sait depuis longtemps qu'un corps déBni , en perdant une partie de ses éléments, peut se transformer en un corps également bien défini ; mais c'est depuis peu que l'on a rapproché méthodi-' quement ces sortes de métamorphoses, et que l'on a démontré comment on pouvait , en partant d'une molécule complexe, arriver, par des éliminations successives, à une molécule beaiicoup moins complexe, et comment il était possible dé descendre l'échelle organique et s'arrêter à chaque échelon. On a ainsi perfectionné la méthode expérimentale ; on a prévu de nombreuses transformations qui, plus tard, se sont réalisées, et les recherches se sont soustraites aux chances incertaines du hasard.
Les chimistes qui ont le plus contribué à accomplir cette heureuse réforme sont ceux de Técole unitaire.-
Par un procédé analogue à celui qui sert à extraire la salicine, on peut tirer des feuilles du poptiius tremula une substance crisâillisée neutre, qu'on a nommée popuHne. Elle a été découverte par M. Braconnot et étudiée par M. Piria.
La populine a une saveur amère et à la fois douceâtre; chauffée, elle fond facilement en un h'quide incolore et transparent ; elle brûle comme une résine en répandant une odeur aromatique ;
1 Tout récemment M. Ghiozza en faisant agir le perchlonire de phosphore sur Tacide salicylique, est parvenu à le faire passer à l'état d'acide benzoïque monoebèùré.
C«* H« 0« -f Ph Cl* = Q'H 4- Ph 02 CP + C»* H» Cl 0< Acide salicj- perchlorure Aoide oxychlorure Àc, benzolqaa lique. de phosphore, chlorhy- de phosphore. monochloré, drique.
Depuis longtemps M. Cahours a observé qu'en mettant le i)erchlonire de phosphore en contact avec certains acides organiques volatils à 4 ou 6 équivalents d'oxygène, on obtient de l'oîyehlomre de phosphore, de l'acide chlorhydrique, et les cbîonirës des ràdicaax de ces acides. Cette règle q^ie l'on ponrait considérer comme générale, est quelque pen modifiée par la découverte de M. Ghiozza.
elle exige, pour se dissoudre, 2000 parties d'eau froide et environ 78 parties d'eau bouillante ; elle est encore plus soluble dans l'alcool chaud ; ses dissolutions dévient à gauche le plan de polarisation.
La populine a pour formule C*^ H'*0'* + 4 aq. A -f 400", elle devient anhydre ; soumise à l'action d'un mélange de bichromate de potasse et d acide sulfurique, elle donne naissance à une grande quantité d'acide salicyleux.
Bouillie avec de l'acide azotique très-concentré, elle se transforme en acide phémque trinitré (acide carbazotique ) et en acide oxaUque.
Sous l'influence des acides, elle se dédouble en acide benzoïque:; en saligénine et en glucose ; sa composition rend compte de cette métamorphose, puisqu'elle représente ces trois substances, moins quatre molécules d'eau.
Qt* I|6Q4 ^ CM H» Q4 ^ Qt% JJ!» fllf 4 HO =-C^» H" 0*«
A. benzuïqae. Sali{;éoiae. Glucose anbjdre. Eau. Populine,
M> Piria, ayant pensé que le résultat de l'action des acides pou^ vait être interprété de manière à considérer la populine commâ une combinaison d'une molécule d'acide benzoïque avec une molécule de salicine, moins 2 équivalents d'eau, a tenté de la décomposer de façon à obtenir ces deux produits. Il y est parvenu en en faisant bouillir, pendant quelques minutes, avec de l'eau de barite : la populine ayant disparu, il n'a trouvé dans la liqueur que de l'acide benzoïque et de la salicine. Voici comment il explique cette réaction :