‹ Le conseil de Dante, 1321-1921Chapitre 11 sur 24 · De imlguri eloqnio, II · texte numérisé non relu

De imlguri eloqnio, II

On n'a pas toujours bien entendu ce grand point, qui forme le titre de noblesse de Dante. Dans tous ses traités, il défend avec une passion jalouse les prérogatives de la réflexion poétique et de ses lois, envisagées comme les guides de son inspiration, contre ceux qui, « ignorants et sans art, ne se confient qu'en « leur propre génie' ». C'est au contraire avec une ardente docilité qu'il adopte la direction de ses maîtres et de ses pères. Il écoutera humblement Virgile, Aristote, Latini et après eux quiconque lui enseigna quoi que ce fût. Son attitude de soumission recueillie et fervente mesure l'extrême avidité de savoir et le grand désir de bien faire qui tourmentent ce cœur altier.

Il n'est pas seulement curieux de la philosophie qu'il déclare avoir reconnue, dès Tenfance, pour une noble Dame et pour un objet souverain'. Il s'applique en même temps au

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