‹ Le Conseilde l'instruction publique et le Comité catholique [microforme]Chapitre 13 sur 37 · CV RE · texte numérisé non relu

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un don de la Nouvelle-Angleterre. Il fut apporté, dit-il, dans les cantons de l’Est de notre province, au commencement du 19e siècle, par les colons qui vinrent des États- Unis s'établir au Canada.

Outre les trois catégories d’écoles primaires que nous venons de mentionner, existe l’école maternelle qui, comme on sait, est un établissement d'éducation dont l’objet est de préparer l'enfant à recevoir avec fruit l'instruction primaire. Elle n’est pas une école au sens ordinaire du mot, car son caractère diffère de celui de l’école primaire; elle forme le passage de la famille à l’école et les enfants des deux sexes, depuis l’âge de 3 ans jusqu’à celui de 6 ans révolus, viennent y recevoir les soins de surveillance maternelle et de première éducation que leur âge réclame.

Lorsque s’ouvrit en octobre 1873 la neuvième assemblée semi-annuelle du conseil de l’Instruction pu-

blique, l’on constata que plusieurs changements s'étaient opérés dans sa composition. M. Chauveau ayant été appelé au Sénat et nommé président de cette chambre, avait résigné comme premier ministre du gouvernement de la province et avait cessé par conséquent d’être à la tête de l’Instruction publique. M. Gédéon Ouimet lui succéda comme chef de la nouvelle administration et le remplaça aussi à la tête du département de l'éducation. Le gouvernement remplit les vacances survenues dans le conseil par la nomination des ‘honorables MM. Ryan, Joseph Blanchet et Chauveau, de M. John William Dawson et du docteur François Painchaud. Personne ne fut étonné de voir M. Chauveau continuer à faire partie de ce corps, car son expérience en matières éducationnelles et ses travaux antérieurs le désignaient à ce poste de confiance et d’honneur.

L'année suivante, les événements politiques altérèrent encore la composition du conseil. M. Ouimet qui avait pris les rênes du pouvoir en février 1873, résigna dix-huit mois après, et M. Charles Boucher de Boucherville le remplaça à la tête du cabinet et comme ministre de l’Instruction publique.

A la réunion d'automne à laquelle le nouveau premier ministre assista, M. l'abbé L.-J. Langis, chargé de faire l'examen de la série graduée des cinq livres de lecture courante dont M. A.-N. Montpetit était l’auteur, soumit son rapport et recommanda l'adoption de ces manuels. Aux termes du concours qu’il avait ouvert, le conseil s'était réservé la propriété littéraire des ouvrages qu'il accepterait et le droit d’en disposer à son gré. Ce fut à l’auteur même M. Montpetit, qu’il concéda et pour 5 ans le droit de l'éditer à son bénéfice.

La réunion d’octobre 1875 fut la dernière du conseil de l’Instruction publique formé en 1859, car la législature allait faire des modifications profondes à la loi scolaire et réorganiser le Conseil sur une base différente.

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