‹ Le Conseilde l'instruction publique et le Comité catholique [microforme]Chapitre 21 sur 37 · IN · texte numérisé non relu

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“peut être question ici des polémiques acerbes et per- ‘‘sonnelles soulevées dans la suite—loin de nuire à l'œuvre “normaliste, l'avaient plutôt mise en évidence en lui per- ‘mettant de se justifier auprès du public et de s'imposer “plus fortement encore à la protection du gouvernement.”

En 1886, M. John Jones Ross, qui venait de succéder comme premier ministre à M. Mousseau, nommé juge de la cour supérieure, crut devoir profiter de son passage au pouvoir pour ramener sur le tapis la question des écoles de pédagogie et proposer un plan pour leur réorganisation. Il eut à ce propos avec les membres de l’épiscopat et quelques laïques des relations préliminaires qui furent plutôt du domaine de la conversation ou de la correspondance intime, car les archives du département de l’Instruction publique n’en conservent aucun indice. Un exposé complet de la question, telle qu’elle se posa alors, exigerait done une connaissance parfaite de ce qui s’est dit verbalement entre les interlocuteurs. Quoi qu’il en soit, nous savons que M. Ross, avant de faire part de ses intentions au Comité catholique, chercha à connaître l'opinion personnelle des évêques. Il avait lui-même la conviction que non.bre de personnes de la classe dirigeante étaient défavorables aux écoles normales, telles qu’elles existaient, et que ces institutions n'avaient pas produit d’aussi bons résultats que ceux qu’on avait eu sujet d'attendre. D'après sa manière de voir, les écoles normales ne devaient pas donner l'instruction littéraire et scientifique aux futurs instituteurs, mais simplement des leçons de pédagogie et de méthodologie, car beaucoup d’élèves-maîtres, profitant de l’enseignement reçu, se livraient, après avoir terminé leurs cours, à des occupations autres que celles d'enseigner. La question d’écono-

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