‹ Le conseiller d'état (volume 2)Chapitre 22 sur 41 · I.li rOXSî.lM.ER D'iÔTVr. 2S · texte numérisé non relu

I.li rOXSî.lM.ER D'iÔTVr. 2S

— Camille , sortons , dit Alicia avec inquiétude.

— Mais qu'as-tu donc ?

— Rien... mais sortons.. . reprit Alicia avec une impatience marquée.

Camille la regarda d'un air surpris.

La loge s'ouvrit.

— Pardieu , mes belles dames, je vous ai vues toutes seules dans votre loge , dit M. de Marquoy en entrant , et je viens vous demander un coin d'hospitalité ; car je suis là-bas , debout, dans un couloir d'amphithéâtre.

— Bien volontiers, monsieur, dit Camille, car nous sommes tout-à-fait solitaires.

Et toutes deux se tournèrent vers le fond de la loge pour causer avec M. de Marquoy.

LOGE DE CÉSARINE

— Ah ! fit Césarine , voilà probablement le monsieur à la correspondance.

— Qui est-ce? dit de Lubois.

— Je ne le connais pas , fit Césarine , un gros homme , vieux , décoré.

4(i0 I,K C0I>SLIM.]:R D'ETAT.

Camisard glissa encore son regard fiirlif entre la colonne etCésarine.

— Mais , c'est Marqiioy.

— M. de Marquoy, dit Alphonse avec surprise, l'oncle de Maurice.

— Oui.

— C'est drôle , dit Césarine , le voilà qui continue le télégraphe avec le balcon.

LOGE DE CAMILLE

— Que fait donc là-bas cet imbécile de Maurice ? disait le vieux général ; il y a de la place ici. . . il ne voit rien , ce niais-là . . . pas moyen . . . Dans l'entr'acte j'irai le chercher...

— Nous allons partir, dit Alicia alarmée de la proposition.

— Pas avant le troisième acte , fit le général ; ils vont chanter la Marseillaise au lieu du final... ça fait un effet d'enfer... est-ce que vous l'avez déjà entendue ?

— Pas moi , dit Camille.

— Il faut voir ca. .. faut voir ca. — Il a l'air

LE CONSEILLEIl D'ETAT. 241

d'une borne, là-bas, ce Maurice j regardez donc.

Il fallut bien regarder.

LOGE DE CÉSARmE.

— Ce coin est bien intéressant, "a ce qu'il paraît, dit Césarine , on y regarde sans cesse. Ah! voilà qu'on salue encore.

En effet , Maurice , pour faire cesser les signes un peu trop accentués de son oncle , avait pris le parti de saluer ; Camille et Alicia avaient répondu ; tout paraissait fini. Le troisième acte de la pièce commença.

LOGE DE CAMILLE

— Que faites-vous? dit Alicia à M. de Marquoy qui s'agitait de toutes manières au fond de sa loge.

— Eh bien , je lui fais signe de venir.

— Non , dit vivement Alicia.

Le regard de Maurice semblait demander si ce bonheur lui était permis.

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