A MADAME DE BRÉMONT
« Sur mon âme, qui va bientôt paraître de- « vant Dieu , je meurs innocente. Je vous re- « mercie de tout ce que vous avez fait pour (( moi. Si c'est un crime que je commets en me « tuant , Dieu m'absoudra , sans doute , puis- « qu'il ne m'a pas donné la force de supporter tf davantage ma vie. Si quelqu'un me calomnie c< encore devant vous , n'oubliez pas que je « suis II une heure oii l'on ne ment plus. Soyez « heureuse.
« Camflle de Lubois. »
A MONSIEUR DE LUBOIS.
« Monsieur ,
« Je meurs innocente du crime dont vous « m'avez publiquement flétrie. Cependant ne « vous faites aucun reproche de ma mortj un « malheur qui n'est pas votre ouvrage a dé- « passé d'un coup tout ce que j'avais de forces. K Les chagrins que vous m'avez donnés sont « de ceux que beaucoup de femmes acceptent « aisément ; je vous les pardonne , quoiqu'ils « m'aient brisée. Maintenant votre vie vous « appartient , faites - la meilleure qu'elle n'a « été. Les devoirs du mariage étaient trop pe-