‹ Le conseiller du peuple ou Réflexions adressées aux Canadiens-français [microforme]Chapitre 15 sur 39 · NS · texte numérisé non relu

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ou tel candidat, on s'abstient même de voter: nous en avons eu des exemples tout récents, dans un collége électoral d'à peu près 4000 électeurs, 1159 seulement ont donné leurs suffrages. Mais le mal, et surtout un grand mal ne doit jamais être laissé sans remède. Or, nous le demandons, cette abstention dé prendre part aux élections est-elle un remède? N'est-ce pas laisser le champ libre à tous les exploiteurs du peuple, à ceux qui foulant aux pieds tout sentiment d'honneur, sacrifiant les intérêts les pl' .s chers du pays, ne cherchent aà satisfaire leur ambition et leur cupidite ? |

Quand le mal n’est plus contrebalancé par le bien, on doit s'attendre à le voir prévaloir d’une manière effrayante. De là donc, l'obligation pour tous les électeurs d’user de leur droit de voter. On doit surmonter la répugnance que l'on éprouve pour les affaires publiques, pour les luttes politiques quand l'intérêt général le réclame. D'alleurs ce que nous vous demandons ici, ce n'est pas de prendre une part active aux élections, mais au moins de ne pas demeurer neutres, de ne pas laisser le champ libre à vos ennemis ; ce que nous vous demandons, c'est de vous occuper de vos propres intérêts. Car les intérêts de la patrie sont les vôtres; or quand ces intérêls sont en péril, il y

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