ER SU PE
SE Éd cn K TS de ue à TT se — ? L]
moins inconvenante, et on réussit à leur persuader de faire disparaître de leur compte cet item du moins sous le titre de boisson ; car nos patriotes désintéressés, tenant à le faire payer à la paroisse, eurent soin de pallier la chose en confondant cet item avec d’autres ; afin qu'il passât inaperçu. Je cite ce fait comme un specimen de ce que le peuple peut attendre de ceux qui veulent à tout prix s’ingérer dans les 4 affaires publiques, qui réprouvent la conduite de ceux qui les ont précédés, et qui flattent le peuple par des promesses absurdes.
D PP LT ee
Te
LE rene ane
o RAR tanins ture A cs EE Te : >
Une autre marque à laquelle vous reconnai- | trez vos ennemis, c’est que leur doctrine, bien | qu’elle ait un certain vernis de vérité, qu’elle en soit couverte de quelques lambeaux, ne manque pas pour cela d’être toujours obscure, ambigue ; mais au fond elle ne saurait soutenir l'examen. Ainsi la religion nous apprend que tous les nommes sont frères, qu’ils sont tous les enfants de Dieu, qu'ils sont égaux en ce que Dieu ne fait acception de personne, tous appe. lés à la même récompense éternelle. Mais voilà que les ennemis du pcuple qui veulent exploiter ses faveurs, s'emparent de cette doctrine qu’ils travestissent de la manière la plus absurde. Egalité, fraternité, voilà des mots avec lesquels ils font fortune, à l’aide desquels
OPERA EE RS mt UE 2 4
Re m2 motte + à à Et Caron er AC 1 ARS PERDRE + 5 DS
ils bouleversent l’ordre établi par:Dieu lui. même. Selon l'interprétation qu'ils leur donnent, l'inégalité des conditions dans la société doit disparaitre ; tous les hommes désormais doivent être également partagés de tous les biens de la fortune. Avec cette doctrine, ils tiennent les peuples en haleine, dans une agitation continuelle, luttant pour l'acquisition d'un bien chimérique, et se consumant dans des efforts toujours infructueux.
Il suffit de recourir aux lumières du simple bon sens pour découvrir toute l’absurdité de cette théorie de l’égalité des conditions. Les hommes naissent inégaux ; les uns forts, robustes, les autres faibles, infirmes ; la nature fait les uns intelligents, actifs, les autres stnpides, indolents ; les uns sont industrieux, habiles, les autres paresseux, maladroits. Or comment supposer raisonnablement qu'avec des dispositions aussi inégales, aussi opposées, les unes aux autres, la nature destine aux hommes un sort égal, une égale somme de bien-être dans cette vie ? comment peut-on supposer raisonnablement qu'ils puissent jamams arriver, même par tous les efforts imaginables, à cette égalité si pronée par nos utopistes ? Comment les hommes si avides de bonheur auraient vécu près de six mille ans sans trouver ce moyen
| Jui.
donciété "MAIS 8 les e, ils > agsition dans
mple té de
Les S, TOature
stu- , hacom-
des s, les nmes -être r railiver, cette ment récu oyen
d'être egalement heureux! Non l'inégalité des conditions est essentielle à l'existence même de la société, de la famille humaine.
Voici comment vous devez entendre cette égalité des hommes, c’est ia religion qui vous
l'apprend. Les hommes sont égaux devant
Dieu, c’est-à-dire qu'ils sont tous l'objet de son amour et de sa tendre sollicitude, que l’âme du plus humble artisan, du plus pauvre mendiant lui est aussi chère que celle du plus puissant monarque. La religion enseigne encore qu'aux yeux de la loi les hommes doivent être égaux que tous ont un droit égal à sa protection, qu'il n'y a pas de classes privilégiées ; que, de même que ia protection divine s'étend à tous les hommes, de même aussi celle des gouvernements doit s'étendre à tous les sujets indistinctement.
C’est donc une erreur, et une erreur pernicieuse d'enseigner que les hommes doivent être tous également favorisés des biens de la fortune, que tous ont un droit égal aux richesses ; c'est donc une absurdité de prétendre que le paresseux, l’homme sans talent, sans industrie doit jouir de la même somme de bien être domestique que l’homme laborieux, habile, industrieux. (C’est donc un crime d'exciter la jalousie du pauvre contre le riche, de lui faire convoiter le bien de celui-ci. Oui, cette doc-
— rs =
D ST DOME EE RQ ENS Mae se re
RTS TEL
À RSR Gien
trine, par laquelle on paraît prendre la part du pauvre, s'intéresser à son sort, est abominable, anti-sociale, et ne peut mener les peuples qu'à leur malheur. Si vous avez compassion du pauvre, soulagez-le, apprenez lui, à être laborieux, économe ; c’est ainsi que vous adoucirez son sort. Mais il n’en est pas ainsi, ct vous remarquerez toujours que ceux qui propagent ces doctrines perverses, subversives de l’ordre social, ne sont jamais des hommes qui, par leur activité et leur industrie, se sont acquis une honnète aisance, mais des fainéants, des sansculottes quiseraient bien aises de voir le peuple se ruer sur les riches, et qui voudraient profiter de la confusion et du tumulte pour emporter leur part des dépouilles de ceux à qui ils portent envie.
Prêcher à un pauvre, à un paresseux qui refuse bien souvent de travailler pour gagner sa vie, que les biens sont injustement répartis, que son voisin est trop riche, qu’il a du bien de reste tandis que lui traîne misérablement sa vie dans l'indigence, c'est exciter chez lui les passions mauvaises, l’engager à se porter à la violence. Il faut donc se défier de ceux qui prennent ainsi des allures des philantropes, qui manifestent beaucoup de compassion pour les classes pauvres, et bien examiner leurs doctrinesavant de prêter l'oreille à leurs paroles trompeuses.
; du inaples sion e Jaiouous rent rdre leur une anse uple fiter Drter 1 ils
il re- Pr Sa que este
ah
C’est un fait bien digne de remarque que les ennemis du peuple, ceux qui professent les doctrines les plus dangereuses pour la société, ceux dont les desseins sont les plus perfides, déploient dans leur propagande un zèle incomparablement plus ardent qu'il ne se rencontre chez les gens de bien, chez ceux qui combattent pour la bonne cause. Et c’est encore à ce trait que vous reconnaîtrez vos ennemis, leur ardeur va jusqu’au délire.
L'homme a une bien plus forte propension pour le mal que pour le bien; il se livre au premier avec beaucoup plus é'ardeur; aussi voyons nous les gens honnêtes apathiques en face du fléau dont la société est menacée. En vain leur exposez-vous le danger, jetez vous le cris d'alarme, ils se font illusion, et s’endorment dans leur fausse sécurité. Pendant ce temps là l'ennemi ne se donne aucun repos; il a recours à tous les moyens, discours, écrits, promesses, mensonges, clubs, réunion dans les auberges, etc. etc.; on le voit se trémousser incessamment. ÆEprouve-t-il une défaite, il chante victoire; il trouve moyen de faire prendre le change, de faire croire que cette défaite est pour lui un triomphe; il tient ainsi ses adeptes dans l'ignorance de la véritable position, il stimule de nouveau leur courage et se
DE T2 LPC ES RON FLE ne: CREME DR eue PES TANT
met avec plus d'ardeur que jamais en campagne. Et quelle est son arme principale ? C’est une arme bien ancienne, qui fut fabriquée dans le séjour de nos premiers parents et dont ils reçurent la première blessure, c’est le mensonge.
il y a près de six mille ans qu'il se livrait “un grand combat dans le paradis terrestre ; deux ennemis puissants étaient aux prises, l'erreur et la vérité. Dieu avait dit à nos premiers par.ats après leur avoir douné le libre arbitre : “ Vous mangerez du fruit de tous les arbres qui sont ici, excepté de celui de l’un d’entre eux qu'il leur désigna ; et rappelez-vous que si vous y touchez, vous mourrez.” La vérité éternelle, infaillible, venait de parler; il n'y avait pas à hésiter, il fallait croire et croire d’une foi inébranlable, sans vouloir même préter l'oreille à tout ce qui aurait eu l'ombre de contradiction avec ces paroles divines. Le père du mensonge s’introduit dans le séjour de nos premiers parents: “ Pourquoi, leur dit-1i, ne mangez-vous pas de ce fruit? Pourquoi Dieu vous a-t-il défendu d'y toucher? Ah!
n'est-ce pas pour vous tenir dans l'ignorance, car 1l sait bien que, dès le moment ou vous y toucherez, vos yeux seront ouverts, que vous deviendrez semblables à lui, connaissant le
FT Le fi \ à
ï DU PEUPLE 57
bien et le mal” Ajwès bientôt six mille ans, ce combat se continue, et avec les mêmes armes, le mensonge. Et c’est une chose bien digne de remarque que les ennemis du peuple, qui s'efforcent de le pervertir par les mauvaises doctrines, font usage aujourd’hui non seulement des mêmes movens, mails encore des mêmes expressions dont se servit le tentateur pour faire tomber nos premiers parents.
Quand les gens honnêtes, les partisans les bonnes doctrines, les amis du peuple défendent à celui-ci de jire les mauvais livres, les mauvais journaux, d'aller entendre des discours qui bisssent ia vérité, ses ennemis lui disent : ‘“ Pourquoi vous fait-on de telles défenses ? n'est-Ce pas pour vous teñir dans lisnorance ? on craiut que la lumière ne se fasse jour dans vos esprits, c'est pourquoi on essaie de vous effrayer par l'idée de dangers chimériques.” Voilà le langage que vous tiennent vos ennemis ; hélas ! trop souvent le peuple se laisse s£duire, et Vous savez Ce Qui arriva à nos premiers parents ; après avoir écouté la voix de l'erreur, avoir c£dé au mensonge, leurs yeux furent ouverts en effet, mais ce ne fat que pour contempler l'abime dans lequel leur incrédulité, leur mépris pour la vérité venait de les faire tomber ; il en est ainsi du peuple quand il se rend aux
58 LE CONSEILLER e
insidier..es paroles de ses ennemis, la lumière alors se fait dans son esprit, ses yeux sont ouverts, mais c'est pour lui faire voir les malheurs qui vont fondre sur la société. Oui, c’est par le mensonge que le mal est entré dans le monde et c’est par le mensonge qu'il sy propage. Sans doute que les maux qu'ont attirés sur nous nos premiers parents par leur mépris de la vérité sont nombreux, la liste des misères humaines est bien longue ; cependant, avouons le, cette liste serait bien réduite, si les mauvaises doctrimes cessaient de prévaloir. Oui, retranchez tous ies maux engendrés par le mensonges, par la diffusion des principes faux et qui malheureusement sont trop accrédités, et vous verrez ce que les hommes gagnent à suivre le sentier de l'erreur. On réduirait de moitié ses souffrances et ses misères en marchant toujours dans la voie de la vérité; on éviterait bien des guerres, des révolutions, bien des catastrophes si l’on savait toujours repousser les mauvaises doctrines.
Défiez-vous donc, vous dironé&nous en terminant ces réflexions. Vos ennemis sont nombreux et remplis d'artifices Vous en trouvez dans toutes les classes, et quelques uns sont d'autant plus dangereux qu'il vous est plus difficile de les reconnaître et que ce sont des
ière oumalest s le proirés pris ères Lons aui- Dui, en- X et Gt sUI-
NL Oiant ralt Cales
ter- )DInouans lus
des
hommes de qui il semble que vous n'ayez rien à craindre. Ce sont, quelques fois, des compatriotes, des gens qui ont la réputation d’honnêtes citoyens, des amis d'enfance; on reçoit d'eux le poison sans s’en apercevoir.
Quelque fois, un mécontent, un mauvais sujet prend la résolution de faire du mal par vergeance, ou même pour le pur plaisir de faire le mal. Car il y a certaines natures perverses pour qui c'est une espèce de besoin; la seules vue du bien les irrite, elles ne trouvent de jouissances que dans le désordre. C'est quelquefois un homme qui n'a pas l'instruction suffisante pour faire tout le mal que son cœur criminel lui suggère. Que ferat-11 alors ? Il ira trouver quelqu'un de plus instruit que lüi, s’inpirer de ce qu'il y a de plus pervers, il ira à l’école du mensonge, apprendre l'art de tromper les hommes Puis il reviendra ensuit® aa milieu de ses compatriotes répandret- :e espèce de mauvaises doctrines. On s'en défie d'autant moins que l’on entend parler un homme de sa condition et qui nous est connu, ou qui ne passe pas du moins pour avoir des principes mauvais. Il fera beaucoup plus de mal que n’en pourrait faire un homme instruit, car le peuple aujourd’'hui est plus ou moins préjugé contre la classe instruite; aussi voyez vous ces ennemis recou-
de Etam nsepeng:
SÉRATEE PR EEE AA MEA EU z
ST
RE RPEIE 0 MR
2e tee