XX INTRODUCTION
sognes du journalisme : petites pièces de vers, comptes rendus, nouvelles et récits. Travailleur patient, il discute les mérites de poèmes épiques d'une majestueuse pesanteur, la Jérusalem délivrée de Baour-Lormian, VOrléanide de Lebrun de Gharmettes, la Massiliade de S. Marin : tâche sans gaieté! Entre temps, quelques-unes de ces études espagnoles ou italiennes qui resteront son domaine propre*...
Mais c'est peu de chose encore auprès de la contribution de Victor. Celui-ci est vraiment l'âme de la revue. A lui seul, il suffirait à tout. II se multiplie, il tient tous les emplois. Ses pseudonymes déroutent la curiosité des lecteurs; il a le goût des travestissements, jusqu'à se présenter à l'occasion sous les espèces d'un vieil érudit perclus de rhumatismes.
Pendant six mois, il est presque seul à alimenter la rubrique des Poésies : il lui suffit d'ailleurs de puiser dans ses cahiers ou dans les recueils des Jeux Floraux. Prosa-
teurs du Conservateur littéraire s'étant imposé l'oblig-ation dç ne point se faire connaître, je suis privé du plaisir de répondre à votre obligeante demande. J'ai communiqué votre lettre au rédacteur de l'article sur la Panhypocrisiade [il n'a pas eu grand'peine, car l'article est de luij ; il a été heureux d'avoir deviné les secrets sentiments d'un de nos poètes célèbres, et la justice qu'il vous a rendue était due à l'auteur d'Agamemnon et de Clovis. Je suis particulièrement flatté que cette circonstance m'ait fourni une occasion de correspondre avec vous, et vous priant d'agréer l'assurance de mon profond respect, j'ai l'honneur d'être... — 25 janvier 1820. f Inédit.
I. « Cette nouvelle, dit une note du Conservateur à son dernier article (le Carnaval de Venise) est extraite d'une suite de compositions dans lesquelles l'auteur s'est proposé de retracer, d'une manière dramatique, les coutumes de quelques peuples. » (T. III, So^ liv.) — En 1821-22, il donne des leçons de littérature espagnole à la Société des Bonnes-lettres et annonce une série de traductions de Lope de Vega, Calderon..., sous ce titre : le Génie du théâtre espagnol. (Voy. 27* liv.) — En 1822, Romances historiques traduites de l'espa-