‹ Le Conservateur littéraire. Edition critique publiéeChapitre 17 sur 115 · INTRODUCTION. XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXI

leur, i: est inépuisable, ei il a tous les tons : éloquence, raillerie bouffonne, gravité, fantaisie. Avec une verve joyeuse, il mène la lutte contre le libéralisme; il passe d'une étude puissante à des Variétés spirituelles, de la critique d'art à sa chronique des spectacles. Tout lui est sujet d'article : il compare les mérites de l'Art du tour, poème en 4 chants de M. Ch. Lebois, et de l'École du cavalier, poème didactique et militaire du chef d'escadron Millet'. Il célèbre jusqu'à un Manuel du recrutement : il est vrai que l'auteur en est M. Foucher, chef de bureau au Ministère de la Guerre, père redouté de certaine jeune fille»...

Tout cela d'une abondance, d'une verve, d'une variété de moyens incroyable. Il y a dans ces trois volumes tout un Hugo qui mérite certes de ne pas être oublié. Luimême ne s'est pas résigné à voir périr ces productions de sa jeunesse. Le Victor Hugo raconté reprendra plusieurs des poèmes du Conservateur; un bon nombre de ses articles critiques ou politiques deviendront, en 1834, le Journal d'un jeune Jacotite de Littérature et philosophie mêlées.

On sait les transformations qu'ils ont su'oies, et comment l'auteur les a maquillés pour les adapter à ses convictions nouvelles'. Tantôt ce sont de larges fragments qui survivent; tantôt une simple phrase, encastrée dans un développement nouveau. Un même article (sur 10/-

gnol (i vol. in- 12). r Heure de la mort, nouvelle espagnole, publiée dans la Foudre, et la Vengeance de la Madone, trad. de ritalien... A cet égard, Abel Hugo est le précurseur et peut-être l'initiateur d'E. Deschamps. — En 1828, il s'oriente vers les études historiques, tout en s'essayant au théâtre avec ses collaborateurs Romieu, Ader, Vulpian... î. Tome I, 8* livraison.

2. Tome II, 20* livr. — Voy. la réponse de Foucher : Lettres û la fiancée, p. 40.

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