‹ Le Conservateur littéraire. Edition critique publiéeChapitre 27 sur 115 · INTRODUCTION. XXXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXI

misme charmant, à recommander aux directeurs de revues. Entendez que Soumet a retouché les vers de son ami ; et, comme Rességuier n'a pas trouvé la chose tout à fait à son goût, il s'en excuse : « Victor Hugo vient de me montrer votre dernière lettre et je suis confus de l'extrême douceur avec laquelle vous vous plaignez de moi, dont vous avez tant à vous plaindre. Mon premier tort a été de retrancher un seul vers de votre élégie de Glorvina; mais il m'a fallu céder aux exigences de tous vos amis de Paris qui chérissent votre talent et que l'aigle de votre charmante Écossaise avait un peu blessés*... »

Personnellement, d'ailleurs. Soumet est loin de fournir une collaboration très active : seulement une élégie et deux ou trois articles... Son prestige lui permet de se réserver, et il est tout entier à ses préoccupations dramatiques. Sa grande ambition est de voir sur la scène Saûl, Cléopâtre ou Clytemnestre. Or cela ne va pas sans difficultés. A sa dernière page, -le Conservateur annonce la réception de Clytemnestre au Théâtre-Français. Mais ce n'est encore que le début d'une longue série d'ennuis. « J'ai été abreuvé de tous les dégoûts imaginables », dirat-il à Guiraud*. Et quand viendra le jour du triomphe (novembre 1822), le Conservateur littéraire aura depuis longtemps cessé de vivre...

La publication fut interrompue en mars 182 1, après la

pas insérée. « La mort d'une jeune fille est à refaire, prononce Soumet, quoiqu'elle renferme une foule de vers charmants, iïn général, les imitations portent malheur. Tout ce que j'ai cherché à imiter a été trouvé mauvais par nos grands amis, livrez-vous à votre inspiration. GlorHna est une élégie fort remarquable. Je vous écrirai avec plus de détails en vous envoyant le numéro du Conservateur où votre élégie sera imprimée. » fibid.j

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