Publ. par Léon Séché, liv. cit., p
XXXU INTRODUCTION.
3o" livraison, à la fin du troisième volume. Cela, très brusquement et pour des raisons que nous ne connaissons pas. Par l'intermédiaire de Soumet encore, J. de Rességuier avait envoyé une élégie nouvelle, la Consolation d'une mère. Hugo s'excuse, le 17 avril, de ne pouvoir l'imprimer, comme il l'aurait désiré : « Cette jolie pièce était destinée au Conservateur littéraire, à ce que m'a dit Alexandre ; mais comme le Conservateur s'est réuni aux Annales, ces dernières en hériteront et, en ma qualité d'ancien rédacteur du Conservateur ,]Q. suis un peu jaloux des Annales^. » D'ailleurs, il semble se consoler aisément de la disparition de sa revue : « Cette réunion des deux recueils m'a fait plaisir, en me débarrassant d'un travail permanent qui me fatiguait depuis longtemps; d'un autre côté, je n'aurai plus un journal à la disposition de mes amis, comme l'était le Conservateur, et cette privation compensera, de reste, le plaisir^ »
Quant aux Annales de la littérature et des arts, elles annoncèrent la fusion par une note du 7 avril 1821 : « Réunion du Conservateur littéraire aux Annales. Des travaux littéraires commencés depuis longtemps et auxquels MM. Hugo désirent se livrer presque exclusivement ne leur permettant plus de consacrer au journal qu'ils ont fondé le temps et les soins que demande une pareille entreprise, ils nous ont offert de réunir leur recueil aux Annales et de prendre part, avec nos collaborateurs, à la rédaction de ces dernières. Les talents de MM. Hugo, l'identité de leurs doctrines politiques et littéraires avec
1. Lettre du 17 avril, publiée par M. Lafond, p. 6:. — Voy. aussi la lettre de Soumet : « Nous voulions tous que le feuilleton qui interprète votre nouvelle élégie, supérieure à celle de Glorvina, eût passé par le dernier numéro du Conservateur littéraire. Le Conservateur liltéraîre avait son dernier numéro pris. Nous la ferons insérer dans les Annales... » (Ibid., p. 69.)