‹ Le Conservatoire national de musique et de declamationChapitre 114 sur 473 · INSTANCES DES MEMBRES DU CONSERVATOIRE · texte numérisé non relu

INSTANCES DES MEMBRES DU CONSERVATOIRE

du mois de janvier 1816. avec 1 'autorisation do S. E.: à mon retour à Paris avec toute ma famille, étant aile prendre ses ordres, elle ma annonce" que je suis maintenant avec le Conservatoire dans les attributions de la Maison du Uni. et que c'est de vous, M. le Comte, que je dois, à l'avenir, recevoir des instructions. En conséquence, j'ai l'honneur de vous prier de \ouloir bien me fixer l'e'poque à laquelle je dois me présenter pour prendre vos ordres, auxquels je m'empresserai toujours de me conformer. Je suis. etc.

Le marquis de Larouzjkiu:.

| Arrh. nat., 03 1799.]

GGCXXVII. — LE MINISTRE DE LINTF.R1EUR INFORME LE DIRECTELR Ql E LE CONSERVATOIRE EST PLVCE DANS LES ATTR1BITIONS I)U MINISTERE DE LA MAISON DL ROI; 17 FEVRIER 1 S 1 6.

M. le marquis, par une lellie du j3 de ce mois, vous me demandez des instructions relativement au Conservatoire de musique. Mais cet établissement n'est plus ('ans les attributions du ^ inistère de l'intérieur; il est passé sous la dépendance du Ministère de la maison du Roi. J'ai consenti à séparer cette institution des autres écoles spéciales d'après les instances qui étaient faites près de moi par MM. les premiers gentilshommes de la chambre, par les professeurs et par vous-même.

Tout ce qui intéresse le Conservatoire est traité maintenant par M. le comte de Pradd ou par M. l'Intendant général des Menus-Plaisirs, et c'est à ciin que je vous invite à vous adresser pour toutes les allaires de ce service. J'ai l'honneur, etc.

Le Ministre Secrétaire d'I'tal de l'Intérieur : \ acblanc.

| \rcli. nat. , (P 1 799. J CCCXXYII1. RAPPORT SIR LA S1TI ATION Dl CONSERVATOIRE ET LA DEMANDE Dl DIRECTE! R ; FEVRIER l8l().

M. le M" de la Rouzièie se considère comme étant attaché au Minislèie de la maison du Roi avec des fonctions équivalentes à ( elles de directeur du Conservatoire royal de musique et ele déclamation, auxquelles il avait été appelé par un arrêté du Ministre de l'Intérieur du 5 décernbie 181 5. Celte opinion est réfutée par les ( bseï valions (à-jointes et qu'on \a résumer.

L'intendant des Menus-Plaisirs avait la suiveillanee de l'Ecole royale de musique et de déclamation, créée par édil de 1 78A et établie dans l'hôtel des Menus, appartenant, ainsi qie les bâtiments qui en dépendent, à la liste civile à laquelle ils viennent d'eue rendus, et on considère l'intendant des Menus comme ('tant . par ce seul fait , rétabli dans ses anciennes attributions: on ajoute crue c'est sur le budget des Menus que sont portés les fonds affectés à l'Ecole de musique et de déclamation, que c'est d'après les états de proposition établis et signés par l'intendant des Menus que s'ordonnance le payement de ces fonds, que c'est eniîn l'intendant des Menus qui dirige les théâtres royaux, pour lesquels l'École de musique et de déclamation foi nie des sujets, et particulièrement l'Académie royale de musique, dont cette école est une partie intégrante; et que l'intendant des Menus réunissant toutes ses attributions, le service du directeur du Conservatoire royal de musique, dent la place se trouve ainsi remplie sans qu'il en coule rien au Roi, devient absolument nul. D'où l'on conclut frqu'on ne peut conserver cette place à un étranger, aueptel il faudrait allouer un traitement qui. tout modique qu'il pourrait être, serait toujours trop considérable pour les fondions qu'il aurait à remplir».

En supposant que ces raisonnements ne fussent pas sans réplique, il ne pourrait être que superflu de discuter aujourd'hui la question de savoir i-i M. le Mis de la Rouzière doit être continué dans l'exercice de ses fonctions, puisqu'il n'a point été compris dans l'organisation proposée par M. de la Ferté et revêtue de la signature de M. le Comte: puisque la somme accordée sur son rapport pour la dépense de l'Ecole royale de musique et de déclamation a été répartie conformément à cet état de proposition et qu'elle est emplovée en totalité.

Il serait donc impossible d'accorder un traitement d'activité à M. le M" de la Rouzière, et comme il n'a pas été stipulé que le Ministre de la maison du Roi serait chargé de payer les pensions de retraite ou les indemnités de celles des personnes attachées à l'ancien Conservatoire de musique qui se trouveraient réformées, comme il n'a été remis aucun fonds

pour celle dépense et qu'on n"a aucun moyen d'y pourvoir, on ne peut que proposer à M. le Comte d'inviter M. le Mi! de

la Rouzière à s'adresser, pour l'indemnité ou le traitement de réforme auxquels il peut avoir des droits, à S. E. le Minisire

de l'intérieur.

[Arch. nat., O3 1799.J

CCCXXIX. OBSERVATIONS SU! I.V DEMANDE DU DIRECTEUR DU CONSERV ATOIRE; FEVRIER 1816.

Le Ministre de la maison du Roi n'a jamais demandé au Ministre de l'intérieur de lui céder le Conservatoire, mais seulement de faire évacuer le local où cet établissement se trouvait, et qui fait partie des biens de la liste civile ainsi mie du bâtiment affecté depuis leur création à une (sic) de l'Intendance de la maison du Roi.

C'est ce local que le Ministre de la maison du Roi rend à sa première destination , en y plaçant l'Ecole royale de musique et de déclamation, créée par édit de 178/1, pour alimenter les théâtres royaux, et qui était confiée à la surveillance de l'intendant des Menus-Plaisirs du Roi. Cette école ne peut avoir pour chef (non professeur) un homme étranger à la maison du Roi ainsi qu'aux théâtres royaux ;

En ce qui concerne l'administration, parce que les fonds destinés à cet établissement sont portés sur la deuxième partie du budget de l'Intendance des Menus et que, par ce motif, cette comptabilité, qui n'est rien en elle-même, puisqu'elle se borne à établir mensuellement les états de proposition de payement du traitement des professeurs, ne peut cependant être confiée à qui que ce soit qu'à l'intendant des Menus;

En ce qui concerne les théâtres royaux, parce que l'intendant des Menus, qui en a la direction, peut seul connaître et prévoir leurs besoins, et alors diriger l'enseignement vers le but d'utilité qu'on doit s'attacher à lui donner et qui consiste à préparer des sujets pour les emplois qui sont vacants ou prêts à le devenir par l'affaiblissement des moyens de ceux qui les tiennent.

Quelle prétention peut donc élever le directeur du Conservatoire ? Si ce n'est celle de conserver les émoluments de sa place. Mais, cette place est remplie comme autrefois par l'intendant des Menus, assisté d'un inspecteur de l'enseignement qui surveille les classes, et elle ne coûte rien au Roi; donc, on ne peut la conserver à un étranger, auquel il faudrait assurer un traitement, qui, tout modique qu'il pourrait être, serait toujours trop considérable pour le peu de fonctions qu'A aurait à remplir.

Pour ce motif, la demande du Directeur ne peut être accueillie sous aucun rapport, et il parait indispensable que M. le C" de Pradel veuille bien faire connaître sous le plus court délai, par une voie quelconque : 1° que le Conservatoire a été supprimé par le Ministre de l'Intérieur, lorsque S. E. a eu connaissance de la renaissance de l'Ecole royale de musique et de déclamation; 20 que cette école ne forme point un établissement particulier, comme dans le dernier gouvernement; mais qu'elle est, ainsi que celle de danse établie de même aux Menus-Plaisirs, une partie intégrante de l'Académie royale de musique, et qu'elle sera dirigée par l'autorité qui régit les théâtres royaux; 3° qu'enfin, les professeurs et autres personnes du Conservatoire qui ne seront pas comprises dans l'organisation de l'Ecole royale de musique et de déclamation n'auront aucune demande à adresser au Ministre de la maison du Roi pour raison de ce qui peut leur être dû. tant pour leur traitement que pour leurs pensions, si elles y ont des droits.

[Arch. nat., O3 1799.J

CCCXXX. LE DIRECTEUR ENVOIE AL COMTE DE PRADEL UN ETAT NOMINATIF DU PERSONNEL DU CONSERVATOIRE;

1 \ FÉVRIER l8l6.

Pour vous mettre à même de connaître létal actuel des professeurs du Conservatoire, j'ai l'honneur de mettre sous vos yeux un état nominatif des membres de cet établissement , lequel contient la nature de leurs fonctions, la quotité •le leurs trailemens et la durée de leurs services.

J'y ai joint la disposition de la loi qui détermine les pensions auxquelles ces mêmes services donnent droit aux professeurs après le temps prescrit. Je suis. etc.

Le marquis de la Rolzikrk.

[Arch. nat., O3 1799-]

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