RÉCLAMATIONS DES PROFESSEURS RÉFORMÉS
du Conservatoire reunis; tous les membres de cet établissement ont exprimé la plus vive reconnaissance pour la bienveillance dont vous m'avez chargé de leur donner l'assurance de votre part.
Ces messieurs ont nommé une commission pour vous adresser, Monsieur le Comte, leurs très humbles réclamations dans la position pénible où ils se trouvent; j'ai l'honneur de les mettre sous vos yeux en vous priant de les prendre dans la plus grande considération.
La première pièce est une demande que les membres du Conservatoire m'adressent, tendante à rédamer le payement des traitements échus depuis le 1" janvier 1816, et en vertu de laquelle j'ai l'honneur de vous adresser les états de janvier, février et mars montant à la somme de 27,123 fr. 3i.
La seconde est une respectueuse réclamation que le Conservatoire royal a l'honneur de vous adresser. Monsieur le Comte, pour obtenir le règlement des retraites garanties à ces professeurs par la loi qui a créé l'établissement.
La troisième, en me transmettant ces deux pièces, me prie de solliciter une audience dans laquelle les membres de la Commission auront l'honneur de développer, si vous daignez les y autoriser, les titres des professeurs du Conservatoire à la protection du Gouvernement.
J'ai l'honneur de vous supplier. Monsieur le Comte, de vouloir bien accorder celte preuve de bonté à des hommes qui méritent votre bienveillance par leurs talens et par les services qu'ils ont rendus.
Toutes les dispositions relatives à l'évacuation du local occupé par le Conservatoire dans l'hôtel des Menus-Plaisirs ont été prises en exécution de votre ordre.
Veuillez, Monsieur le Comte, agréer pour l'obligenee particulière que votre lettre du ik mars contient en ma faveur, l'expression de ma reconnaissance et de la confiance sans bornes avec laquelle j'abandonne mon sort à votre justice et à l'intérêt dont vous voulez bien m'honorer. Je suis, etc.
Le Directeur du Conservatoire, Le Marquis de Larouzière.
[ Arch. nat. , 03 1799-]
CCCXLIII. GÉRARD, PROFESSEIR REFORMÉ, RECLAME SA PLACE OBTEME AU CONCOURS; 2& AVRIL l8l6.
A M. de la Ferté, intendant des Menus Plaisirs du Roi.
La lettre de M. le comte de Pradel, Ministre de la maison du Roi, laquelle nous a été communiquée par M. le Directeur du Conservatoire, nous assurait qu'il serait conservé le plus possible d'anciens professeurs de cet établissement pour la formation de l'Ecole royale de musique, et jusqu'à ce moment, j'ai cru pouvoir me reposer sur cette assurance : mais, comme je n'ai pas été compris dans la nouvelle organisation , je vais réclamer une place qui fut le prix d'un concours et la seu'e que j'eusse.
J'ai juge' convenable, Monsieur, de vous adresser ma demande: je compte sur votre justice pour que la place que j'occupais depuis quinze années me soit rendue avec le même traitement que celui que l'on accorde aux professeurs de 1" classe, et que je touchais comme professeur de chant et de vocalisation au Conservatoire de musique.
En conséquence, j'ose vous prier, Monsieur, de vouloir bien me faire parvenir une réponse à ce sujet, et de me mander s'il est nécessaire que j'adresse aussi, et à cet effet, ma réclamation à S. E. M. le comte de Pradel. J'ai l'honneur, etc.