‹ Le Conservatoire national de musique et de declamationChapitre 117 sur 473 · RÉCLAMATIONS DES PROFESSKL'RS RÉFORMÉS · texte numérisé non relu

RÉCLAMATIONS DES PROFESSKL'RS RÉFORMÉS

Je dois répondre à vos observations par dos observations nouvelles, et d'abord je crois nécessaire de bien établir les faits. Le Ministère de l'intérieur avait dans ses attributions le Conservatoire ou Ecole spéciale de musique , comme il a toutes les autres écoles spéciales d'arts et de sciences. Il n'avait aucunement entré dans ma pensée de séparer cet établissement de ceux du même genre, qui avaient toujours ressorti au département dont le portefeuille m'était confié. Loin de là, je m'étais occupé d'une organisation nouvelle à donner au Conservatoire, et j'allais prendre des mesures pour que son service, tout en étant fait avec plus d'économie, pût procurer des résultats plus étendus. Dans mon plan, je conservais tous les professeurs, mais en modifiant leur emploi. J'avais désigné un local convenable, j'avais nommé un directeur nouveau après avoir l'ait donner une pension à l'ancien et j'avais eberebé à concilier à la fois l'intérêt de l'enseignement et celui des personnes.

Mais ce projet n'a pu être mis à exécution, Les professeurs ont montré une répugnance extrême à quitter le local qu'ils occupaient aux Menus-Plaisirs. D'un autre côté. M. l'intendant général, qui avait toujours eu le dessein de rétablir l'ancienne école de chant de l'Opéra, marqua le désir de n'en faire qu'une seule et même institution avec l'école nouvelle. M. le duc d'Aumont m'écrivit aussi à ce sujet; M. le marquis de la Houzière. directeur, nommé récemment par moi. me pressa lui-même pour consentir à cette réunion.

Je me laissai vaincre par ces demandes, et ce fut alors que j'eus l'honneur de vous écrire pour vous prévenir que je consentais à l'abandon d'un établissement qui, en effet, sous quelques rapports, pouvait être regardé comme se rattachant à l'administration des Menus-Plaisirs et au ministère de la maison du Roi.

Dans l'état où étaient les choses et dans la situation des esprits, maintenir deux écoles c'eût été exciter non pas une émulation utile, mais une rivalité dangereuse. Je m'empressai donc de renoncer à toute prétention sur le Conservatoire, me réservant d'appliquer à d'autres articles de dépenses le crédit pour lequel il avait jusqiie-là figuré dans le budget. Cependant, il parait que vous vous êtes occupé des nouveaux règlements à donner au Conservatoire, désormais entièrement sous vos ordres; que vous avez l'intention d'en rétrécir le cadre, de supprimer la place de directeur et de mettre plusieurs professeurs à la retraite. A cette occasion, vous me parlez de pensions ou de traitements provisoires que vous m'inviteriez à faire aux persounes réformées par vous, et cela sur les fonds dont je dispose, afin de diminuer d'autant les charges à supporter par la liste civile.

Mais, Monsieur le Comte, il ne m'est pas possible de rien faire h cet égard. Les allocations qui me sont faites ont été infiniment réduites, sont extrêmement bornées, et toutes ont une destination spéciale qu'il ne m'est pas permis de changer et qui n'est point applicable à l'objet de vos réclamations. D'ailleurs, une fois l'établissement passé en d'autres mains, je ne puis répondre du changement qu'on juge à propos d'y faire. S'il s'opère des suppressions, je ne dois rien à ceux qui y sont compris, puisque ce n'est pas moi qui les ai ordonnées. En demandant celte attribution et en la prenant, on la connaissait . on savait quels étaient ses inconvénients et quels étaient aussi ses avautages. On profite de ceux-ci, il faut de même supporter ceux-là, et, s'il y a des retraites à payer, il me semble qu'elles ne peuvent être liquidées (pie par le ministère dans lequel se trouve être rétablissement où les services ont eu lieu.

Telles sont les réflexions qu'a fait naître en moi la lecture de voire lettre, et telles sont les déterminations auxquelles je crois devoir m'afréter. Si j'ai parlé de secours à accorder à des professeurs qui ne feraient pas partie de l'organisation que je prévoyais devoir être faite, c'était en les considérant comme rentrés dans la classe générale des artistes, pour lesquels il est vrai que j'ai des fonds d'encouragement quand ils n'ont pas de moyens suffisants d'existence. Mais vous sentirez, Monsieur le Comte, que je n'ai pu et que je n'ai jamais voulu m'engager à faire des pensions à tous les professeurs que vous n'aurez pas employés. Quand votre liste sera close et que vous m'en aurez donné communication, j examinerai ce qu'il dépendra pour moi de faire pour seconder vos vues.

Quant à M. le marquis de la Rouzière, j'ai déjà dit qu'il avait contribué à se mettre dans la position où il se trouve. Toutefois, s'il perdait son emploi de directeur, je chercherais à lui faire avoir l'équivalent de ce qu'il possédait auparavant. Mais je ne pourrais encore, à cet égard, prendre d'engagement formel, et comme étant du Conservatoire, U est dans le cas du principe que j'ai rappelé plus haut relativement aux pensions de ceux qui cesseront par vos ordres de figurer sur le tableau. J'ai l'honneur d'être, etc.

Le Ministre secrétaire à' Etat </'' l'intérieur, Vacblanc.

[ \ivli. nat., Os «799-]

I ORSBBVATOIM. 'j5

. 19'i L'ÉCOLE ROYALE DE MUSIQUE.

CCCWWIII. LE MINISTRE DE LA MAISON DU ROI REPOND QU'IL NE PEUT PRENDRE A SA CHARGE QUE DES PENSIONS

POUR SERVICES RENDUS A SON DEPARTEMENT; l8 MARS 1 8 1 G.

Le Directeur général ayant le portefeuille , à S. E. M. le comte de Vaublanc, Ministre et secrétaire d'Etat de l'intérieur.

Monsiei r le Comte, j'ai lu avec une attention particulière la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 9 de ce mois, permettez-moi de rectifier quelques inexactitudes dans les faits qu'elle établit, avant de discuter les observations qu'elle renferme.

M. le comte de Blacas, en 181 h, avait, de concert avec M. l'abbé de Monlesquiou . dors Ministre de l'intérieur, proposé au Roi de placer dans les attributions de la maison de Sa Majesté, le Conservatoire royal de musique, et Sa Majesté l'avait approuvé'. Lorsqu il en fallut venir à l'exécution de cette mesure, pour laquelle d'ailleurs aucune correspondance écrite n'avait eu lieu entre ces deux ministres. M. l'abbé de Montesquiou désira garder le Conservatoire, et M. le comte de Blacas, malgré la convenance et les motifs qui avaient amené la décision du Roi, n'insista pas pour qu'elle fût mise en vigueur; les choses restèrent dans le même état.

Le Ministre de la maison du Roi s'est depuis abstenu de toute espèce de réclamation sur cet objet, et M. le comte de Blacas est aussi étranger que je le suis moi-même aux démarches qui ont pu être faites à cet égard, soit par MM. les premiers gentilshommes de la Cbambre, soit par M. Delaferté, intendant des Menus-Plaisirs: ce dernier seidement en rendant compte de l'état effrayant de décadence où arrivoient les divers théâtres royaux, me déclara que dans le système actuellement suivi pour le Conservatoire royal de musique il ne pouvait en tirer aucun parti, n'exerçant aucune survedlanc '. ni influence sur cet établissement et n'étant pas par conséquent en mesure de diriger les études de la manière qui seroit la seule convenable, pour les rendre profitables aux besoins impérieux des théâtres royaux. 11 me proposa de recréer, sur l'échelle la plus modeste, une école royale de chant et de déclamation, semblable à celle qui avoit existé autrefois. J'en approuvai la dépense, et Votre Excellence jugera que je n'avais voulu que ce qui était strictement nécessaire puisque cette dépense était Gxée à 3o,ooo francs par an. L'hôtel des Menus ayant été rendu à la liste civile et le Conservatoire devant être logé par le Département de l'intérieur, je me proposois de donner à l'Ecole royale la portion de cet hôtel affectée précédemment au Conservatoire.

En réglant le budget de son déparlement, Votre Excellence a remarqué avec raison que la dépense de cet établissement pouvait être réduite, et que peut-être il ne présenteroit plus un but aussi utile si l'Ecole de chant était étahlie. Vous m'avez offert de m'en charger; une telle réunion ne pouvait qu'augmenter considérablement la dépense projettée d'abord pour l'École royale, et Votre Excellence jugera aisément, sans que j'aie besoin d'insister à cet égard, que lorsque le Roi abandonne 8 millions sur sa liste civile, que lorsque Sa Majesté perd un million au moins sur le produit de ses domaines, qu'enfin lorsque sur son budget de 1816, ainsi réduit de 9,000,000, Elle se charge encore de 3, 600, 000 de pensions tant pour d'anciens serviteurs que pour des personnes ruinées par la Révolution, indépendamment de 600.000 francs d'aumônes et de 3oo,ooo francs donnés cette année aux hospices de Paris, Votre Excellence, dis-je, sentira aisément que le Roi n'avait pu parvenir à un tel résultat qu'en faisant des réformes sur tous les états de si maison et en les réduisant au plus strict nécessaire, ce qui a eu lieu en effet. Dans cette situation, tout accroissement de dépenses devenoit impossible à proposer au Roi, et pour couvrir l'augmentation résultant de la réunion du Conservatoire, je dus, en acceptant de m'en charger, rechercher les movens de rendre les frais aussi peu onéreux que possible. Ce ne fut pas moins dans cette vue que dans les vrais intérêts de l'art et des bonnes mœurs que je vous proposai, Monsieur le Comte, un projet d'ordonnance tendant à augmenter la subvention payée à l'Académie royale de musique par les théâtres secondaires et autres établissements de ce genre et bals publics de la capitale. Votre Excellence m'a fait l'honneur de me dire que. dans ce projet sur lequel je crois devoir revenir, Elle voyait beaucoup trop d'inconvénients pour l'adopter sans un mûr examen. Dans sa première lettre, elle semblait également me débarrasser de toute inquiétude sur le sort des employés qui ne seraient pas conservés: vous devez juger. Monsieur le Comte, que dans un tel état de choses, je ne puis regarder le Conservatoire comme réuni au Ministère de la maison du Roi sans m'ètre concerté définitivement avec vous sur tous les points de la question.

D'abord, quant à l'augmentation de la subvention des petits théâtres, je ne puis partager les inquiétudes de Votre

RECLAMATIONS DES PROFESSEURS RÉFORMES, 1816, l!)5

Excellence lorsque je vois sur l'état des recettes de 181 5 et exercices antérieurs que sur les '1 millions et quelques cent mille francs recueillis, année commune, par tons les théâtres ensemble, les petits théâtres emportent plus de la moitié de la recette, et que, par exemple, celui des Variétés", tous frais d'établissement déduits, partage un bénéfice de plus de 3oo,ooo francs. Je suis donc convaincu que, sans léser véritablement les intérêts de ces établissements dont le nombre d'ailleurs pourrait peut-être subir une juste réduction, il est utile d'augmenter la subvention qu'ils paient au profit de l'établissement le plus magnifique qui existe en Europe et dont les dépenses sont à la charge du Roi.

lui second lieu, quant aux professeurs et employés du Conservatoire qui ne pourraient être maintenus dans l'Ecole royale de musique, \olre Excellence conviendra que, comme ils n'ont rendu jusqu'ici aucun service dans la maison du Roi, je ne puis en aucune façon me charger des indemnités ou pensions qui leur seraient dues; si des retenues ont été faites sur les traitements j'en ferai bien volontiers la remise au Département de l'intérieur; mais il est de principe incontestable dans toutes les administrations qu'on ne peut obtenir de retraite que là où l'on a servi, et les personnes attachées au Conservatoire depuis que vous avez renoncé, Monsieur le Comte, à garder cet établissement dans vos attributions, ne sont et ni' peuvent être assimilées qu'à ceux des employés du Ministère de l'intérieur qui ont été réformés. Je n'ai point supprimé l'institution que ce département ne pouvait plus entretenir; je ne fais que réorganiser, que rétablir dans le local qu'elle occupait autrefois l'ancienne Ecole royale de chant et de déclamation. Ce n'est d'ailleurs qu'après dix ans de service dans la maison du Roi qu'on est susceptible d'y obtenir une pension de retraite dans l'évaluation de laquelle sont comptés les services dans d'autres établissements. L'ordonnance du Roi du 3 décembre 181 U est formelle sur ce point , et tout ce que je puis faire serait de laisser le moins possible de pensions et d'indemnités à la charge du Département de l'intérieur, en comprenant dans l'organisation de l'Ecole royale de chant et de déclamation le plus grand nombre des professeurs du Conservatoire et en général des personnes attachées à cet établissement. Telle est bien certainement mon intention, et je viens de leur en faire donner l'assurance par M. le marquis de la Rouzière. Ses droits personnels ne pouvaient manquer d'être appréciés et pris en une considération toute particulière par \ otre Excellence: et je me repose avec d'autant plus de confiance, Monsieur le Comte, sur \os soins à cet égard, je sais que déjà si je ne puis le conserver, vous lui réserverez une direction dans les haras, dédommagement que mérite sous tous les rapports ce loyal et fidèle serviteur du Roi. J'ai l'honneur, etc.

| Vieil, nat., O3 '799 cl O3* 1697, p. lirj.}

CCCXXXIX. - LA COMMISSION DES PROFESSEURS COMMUNIQUE AL DIRECTEUR SA PETITION POUR LE RÈGLEMENT DES PENSIONS; 3 O MARS l8lf).

A M. le marquis de Larouùère, directeur du Conservatoire royal.

Monsieur le Marquis, la Commission nommée en assemblée des membres du Conservatoire pour adresser à S. E. M. le comte de Pradel, directeur général du Département de la maison du Roi. de très humbles réclamations sur les objets qui intéressent si essentiellement les professeurs de l'établissement, a l'honneur de vous communiquer la demande que les membres du Conservatoire se proposent d'adresser à M. le directeur général, relativement au règlement des pensions garanties par la loi.

La Commission vous supplie, Monsieur le Marquis, de vouloir bien demander une audience à M. le comte île Pradel el de vouloir bien ajouter à toutes les marques d'intérêt que vous avez daigné donner au Conservatoire, celle d'accompagner la Commission chez M. le directeur général et d'être son appui auprès de Son Excellence.

La Commission a l'honneur de vous adresser en outre, au nom des membres du Conservatoire, la demande du payement des traitements dus depuis le 1" janvier 1816; veuillez. Monsieur le Marquis, avoir la bonté de présenter cette juste réclamation à M. le directeur général du Déparlement de la maison du Roi. Nous sommes, etc.

L. Cherubini, Gobert, Yinit, Méhll. Saint-Prix. Plantade, Catel, Gcichard.

[Arch. nat., 0S 1799.]

CGCXL. — LES PROFESSEURS ET EMPLOYES DEMANDENT LE PAYEMENT DE LEURS APPOINTEMENTS POUR LE Ier TRIMKSTRE; 20 MARS l8l().

Monsieur le Marquis, S. E. le Ministre de l'intérieur et M. ie comte de Pradei, en opérant de concert le transport de l'établissement du Conservatoire dans le Département de la maison du Roi. ont décidé que l'effet de cet acte daterait du 1" janvier 1816.

Les professeurs et employés de l'établissement n ayant point reçu d'ordres pour émarger les états d'appointements

depuis cette époque et n'ayant pas cessé de remplir leurs fonctions, ont l'bonnem- de vous prier, Monsieur le Marquis, de

vouloir bien réclamer de M. le comte de Prad'l. directeur général du Département de la maison du Roi, le paiement des

appointements du Conservatoire pendant le premier trimestre de 1 exercice courant , etc.

Au nom des membres du Conservatoire :

Les Membres de la Commission.

Méhil. Chéri bini. Catel. \init, Saint-Prix. Plant\de. Guchard. Cobkrt.

f \1cl1. iiat., 0' 1799.]

CCCXLI. — pétition des professeurs pour l obtention dune pension de retraite; 20 mars 1816.

A M. le comte de Pradei, directeur général du Département de la maison du Roi.

M. le marquis de Larouzière a communiqué aux membres du Conservatoire réunis en assemblée générale la lettre de \ otre Excellence en date du 1 h mars. Les membres du Conservatoire ont vu avec la plus profonde douleur, dans le texte de cette lettre, la dissolution d'une école spéciale créée par une loi le (16 thermidor an m) 3 août 1795. et portée depuis cette époque d'année en année sur le budget des dépenses de l'État. L'article i4 de cette loi porte formellement :

Après vingt années de service, les membres du Conservatoire central de musique ont pour retraite la moiiié de leurs appointements: après celte époque, chaque année de service augmente celle retraite d'un vingtième des dils appointements.

Cette loi. par suite de la suppression effectuée en vendémiaire an u, ayant reçu son application en faveur de MM. Monsigni. Martini. Rodolphe. Séjan. Lahoussaye, Guenin. Janson, et en 1 8 1 5 une ordonnance royale en faveur de M. Sarrette. ex-directeur du Conservatoire, la consacrant plus dignement encore, nous vous supplions. Monsieur le Comte, de faire cesser l'état d'anxiété dans lequel se trouvent plongés tant de pères de famille qui ont rempli avec la plus scrupuleuse exactitude et dans toute la vigueur de leurs talents, les engagements qu'ils ont contractés avec l'Etat, en les faisant participer à un bienfait auquel ils ont un droit égal.

Nous sommes avec le plus profond respect, etc.

Les Membres du Conservatoire :

FI. Berton, Levasseur, Adam. Gossec, Veillabd. Chéri bim. \init, Rogat, Dibet. X. Lefèvre. Roze, Méric Klor, L. Jadin. Cobert. Ri.angv. Ch. Di yebnoi . Grasset. Rai diot. Frédéric Di vebnoy. Di port. Catel. Guchard, A. Raptiste aîné, du Théâtre-Français, école de déclamation. Widerkehr, Dei.cambre. Sallantin. Despréaux, Saint-Fal. du Théâtre-Français, école de déclamation, Lafon, sociétaire du Tliéâlre-Français. pensionnaire de Sa Majesté et professeur à l'école de déclamation. Richer. Pi.antade, Ei.kr. Gérard. Kreitzer. Saint-Priv, Domntch, F. Henry, Wunderlich, Fasqiel, Habeneck. Wichelot. sociétaire du Théâtre- Français et professeur de déclamation. L. Prvdher. Méhil.

[Arc li. mil., O3 1799.]

CCCALII. LE DIRECTEUR ENVOIE LES ETATS D'APPOINTEMENTS DU 1er TRIMESTRE ET DEMANDE UNE AUDIENCB

POUR LA PRÉSENTATION DELA PÉTITION DES PROFESSEURS; 2 1 MARS l8l6.

Le marquis de Larouzière à M. le comte de Pradei. J'ai communiqué, suivant vos désirs, la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 1 h mars, aux professeurs

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