‹ Le Conservatoire national de musique et de declamationChapitre 22 sur 473 · i,5oo · texte numérisé non relu

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3' Tableau. — Nom des professeurs qui sont restés en exercice depuis la suppression de ladite h'cole roi/aie de musique.

Gossec, composition.

Langlé, chant.

Guiciiard, chant.

1 2 professeurs.

Rk;el, musique.

Méo> , musique.

Pillot, déclamation.

Gobert, clavecin.

Guémn, violon.

NoCHEZ, hasse.

Prévôt, langue française.

Donadieu, armes.

Deshayes, danse.

't' Tableau comprenant la quantité de professeurs nécessaires pour l'Ecole ou Académie de musique projetée

au mémoire d'autre part.

h maîtres de chant.

'1 maîtres de solfège.

1 maître de déclamation.

1 maître de clavecin et d'accompagnement.

1 maître de violon.

1 maître de basse.

1 maître de langue française.

1 maître de hautbois et flûte.

1 maître de clarinette.

1 maître de cor.

1 maître de basson.

1 maître de danse.

1 maître d'armes.

a sous-maîtres.

1 copiste de musique.

19 professeurs.

*J\ota. — On pourrait se passer, à la rigueur, des quatre professeurs cy-dessus accolés.

Il y aurait de plus les fadeurs d'inslrumens, deux garçons de chambre et portier, chauffage, papier, plumes et encre, etc.

[Arch. nal., F", 1692.]

LV. KVTRUT DU PROCÈS-VERBAL DU COMITE D'INSTRUCTION PUBLIQUE DU 3o DÉCEMBRE 179L

M. Houx-Fazillac ayant observé que les professeurs du collège de Toulouse, ainsi que plusieurs autres de différentes villes, demandent des secours à l'Assemblée, exposant que leurs établissements ne peuvent plus se soutenir, il a remarqué ipie l'Ecole de déclamation à Paris demande pareillement des secours, leur ayant été déclaré que depuis ce premier Juillet présente année, la liste civile ne les paiera plus.

Arrêté que MM. Roux, Qualremère, Prieur et Lacépède examineront si l'École de déclamation a été établie dans les formes légales usitées autrefois.

[Arch. nal., AF 1*, 17.]

L'ECOLE ItOYALE DE CHANT, 179-2,

L\ I. — ÉTAT DE PAIEMENT DES PROFESSEURS, MAITRES ET ELEVES DE L'ÉCOLE ROYALE DE CHANT PENDANT LE PREMIER QUARTIER DE JANVIER 1 79 1 .

(Cet état s'élève à 7,575 livres.)

[Arch. nal., O1 6a5.]

LVH. ÉTAT DE PAIEMENT DES PROFESSEURS, MAITRES, ETC., PENDANT LE QUARTIER D'AVRIL 1 7 CJ t .

[Arch. nat., Ol 6a5.]

LVIII. ÉTAT DES APPOINTEMENS DES PROFESSEURS, SOUS-MAITRES ET EMPLOIES A L'ÉCOLE PUBLIQUE DE CHANT ET DE

DÉCLAMATION, REMISA LA TRESORERIE NATIONALE POUR ETRE PAIES DES SIX DERNIERS MOIS DE L'ANNÉE 1791, LEQUEL ÉTAT EST CONFORME A CELUI DES SIX PREMIERS MOIS DE LA MEME ANNEE PAIE l'Ul LE TRESORIER DE LA LISTE CIVILE.

Gossec, dir. et prof, de coin p. . . . i,8oott Gcémn, professeur de violon. . . 56att 1 0

Lakglé, professeur de chant i,aa5

Goicuard, professeur de chant.. . i,5oo

La Su»1, professeur de chant . . . 900

Rigel père, prof, de mus., solfège. 750

Mkon, prof.de musique, solfège. 600

Mole, professeur de déclamation. 900

Pillot, professeur de déclamation . 700

Gobert, professeur de clavecin. . . 900

Nocuez , prof, de violoncelle. . . . 56a 10 Lk Prévôt d'Exmes, professeur de

langue française, ele 600

Desiiayes, prof, de danse 3oo

Donadieu, maître d'armes 370

Sous-maîtres et accompagnateurs.

Mozin aine, maître de solfège. . /100

Rigel fils, maître de solfège.. . .

Riffaut, maître de solfège

Catel , accompagnateur

Mozin le jeune, accompagnateur.

Employés à l'Ecole.

De Iîeirk, copiste, bibliothécaire.

Pascal Taskin, accordeur

Leblond, garçon de l'Ecole

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3oo

Dépenses courantes et extraordinaires : bois, papier, plumes, encre, papier à musique, acquisition de musique, livres d'instruction, partitions d'opéra, pièces de théâtre et autres objets de nécessité tels que reliures, réparations et entretien des inslrumens, etc 1 ,675

Je soussigné certifie etc. Ce ici juin 1793 : Papillon.

il), 000

1 Ce professeur, qui fut oblige de s'absenter six mois pour raquer à ses affaires, remplaça le s. t'iccini lors de son départ pour Naples eu juillet 1791.

[Arch. nat., O2 65°. j

LÏX. — EXERCICE POUR MM. LES DÉPUTÉS DE LA SECONDE LÉGISLATURE : MM. QUATREMERR, ROUX DE FAZILLAC, PRIEUR ET LACÉPÈDE, COMMISSAIRES NOMMÉS PAR LE COMITE D'INSTRUCTION PUBLIQUE.

[Note inscrite sur le registre Examen» et réceptions; Arch. du Conserratoire.]

LX. EXTRAIT DU PRO CES-VERBAL DE LA SÉANCE DU COMITE D'INSTRUCTION PI BLIQUE DU 3 FÉVRIER I792.

M. Quatremère a fait un rapport sur les réclamations de l'Ecole de chant et de déclamation. Il a conclu à la conservalion provisoire de cette Ecole et au payement des appoinlemens des maîtres. Le Comité adopte, avec des amendemens. le projet de décret :

Art. 1. Les appointemens dûs aux professeurs de chant et de déclamation pour les six derniers mois de 1791, montant à la somme de seize mille livres, seront, d'après les élats fournis , payés par la Trésorerie nationale.

conservatoire. 7

Art. 2. Le même traitement sera continué provisoirement jusqu'à ce qu'il soit statué par l'Assemblée nationale sur le

sort de cette École.

[Arch. nat., AF* i, 17. J

LXI. RAPPORT ET PROJET DE DECRET RELATIFS AU PAYEMENT DES APPOIXTEMENS DUS AUX PROFESSEURS DE L'ECOLE

PUBLIQUE DE CHANT ET DE DECLAMATION, PRESENTE PAR M. 01 ATREMERE ( LU AU COMITE D'INSTRUCTION PULIQUE LE 3 FÉVRIER I792 ET A L'ASSEMBLEE LEGISLATIVE LE 92 MAI SUIVANT).

L'Assemblée nationale a renvoyé à son Comité d'instruction la pétition de- professeurs de l'Ecole publique de chant et de déclamation. L'objet des pétitionnaires est d'obtenir un décret qui autorise le Ministre de l'intérieur à leur faire toucher les six derniers mois de leur traitement pour l'année 1791 et à le leur continuer jusqu'à l'organisation de l'instruction publique. S'il étoit quesquion [sic) dans ce moment d'autre chose que d'un acte de justice rigoureuse envers cet établissement, votre Comité, Messieurs, vous pourroit rendre compte de son origine, de ses premières fondations, des vues miles qui coucourrurent à la formation de cette Ecole , des modèles à l'imitation desquels elle fut instituée. 11 vous devroil rendre compte ensuite des succès qu'elle a obtenus , des élèves célèbres qu'elle a déjà formés , des maîtres habiles qui en dirigent les leçons , des noms illustres qu'on prend plaisir à compter sur la liste de ses professeurs . de l'entière émulation qui tous les jours fit germer de nouveaux talens , du bon ordre et de la décence qui président à ses différens cours , et de tous les heureux élémens dont se compose son organisation: votre Comité, Messieurs, se plairoit à vous entretenir de tout ce que cette Ecole présente d'avantages et de ressources précieuses, s'il ne comptoit lui rendre bientôt un témoignage et plus flatteiu- et plus authentique par la place distinguée qu'd vous proposera de lui marquer dans le plan détaillé de l'instruction publique et par les améliorations ou augmentations dont il espère que vous récompenserez une École naissante propre à naturaliser en France un art dans lequel il convient aussi que nous cessions d'être les tributaires de nos voisins. Ces dernières considérations qui avoient déterminé le Roi à fonder l'École du chant en 1784 avec des lettres patentes, lui tirent sans doute regarder cette institution comme une de celles qui, créées pour l'intérêt national, dévoient les replacer sur les bases nouvelles que la Constitution présente à tons les établissemens publics. Le Roi . en conséquence, fit écrire aux maîtres de ce Conservatoire qu'à compter du 1" juillet 1791, leur traitement ne pouvoit plus être porté sur l'état des dépenses de sa maison.

Cette nouvelle les surprit moins qu'elle ne les encouragea à mériter l'adoption glorieuse que la nation leur faisoit espérer; le plan d'instruction publique s'attendoit alors comme le couronnement de tons les travaux de l'Assemblée constituante. Les professeurs de l'Ecole de chant virent leur établissement mentionné dans le plan de M. Taleyrand , et cette perspective soutint leurs efforts.

Cependant l'Assemblée constituante finit sa session en léguant à ses successeurs le grand ouvrage de l'Instruction publique et les espérances de l'École qui réclame aujourd'hui votre appui.

Ses titres sont fondés sur la légalité de son existence en tout semblable à celle des académies et autres écoles publiques , sur son utilité, sur les sacrifices que ne cessent de faire les maîtres qui la composent; enfin, sur le décret formel du 26 septembre 1791 qui porte : fTous les établissements d'instruction et d'éducation existans à présent dans le royaume continueront d'exister sous le régime actuel et suivant les mêmes lois qui les régissent. 1

Ceux qui se forment une idée juste et morale de la responsabilité des ministres , pourront s'étonner qu'elle ail pu encore se croire enchaînée malgré le texte précis de la loi que je viens de citer; puisque la loi veut que les établissemens d'instruction continuent d'exister, elle veut qu'ils aient les moyens d'existence, car qui veut la fin veut les moyens.

Quoiqu'il en soit, cette école n'ayant point été dans le tems portée avec les autres académies qu'eutretenoit le Roi sur l'état des dépenses publiques, les Ministres ne se sont pas cru suffisamment autorisés à lui faire payer le montant des six derniers mois de sa dépense pour 179t.

La dépense annuelle de cette École monte à 3-2, 000 livres depuis que ses professeurs ont abandonné le quart de leur traitement pour le soulagement du Trésor public. Il leur est dû pour les six derniers mois de 1791 la somme de 10,000 livres, dont votre Comité vous propose de décréter le pavement; il vous propose, en outre, de décréter la con-

tinuation de leur traitement annuel jusqu'à ce qu'il ait été, par l'Assemblée nationale, statue définitivement à l'égard île cette École. Voilà le projet de décret qu'il m'a charge' de présenter :

Décret d'urgence.

L'Assemblée nationale après avoir entendu le rapport de son Comité d'instruction publique sur une pétition de» professeurs de l'Ecole publique de chant et de déclamation , relative au payement de leurs traitemens arriérés , considérant que cette Ecole, fondée parle Roi et entretenue par lui jusqu'au 1" juillet 1791, est du nombre des établissemens publics d'instruction qui doivent être à la charge de la nation, et qui, d'après la loi du 26 septembre 1791, continueront d'exister jusqu'à l'époque de l'organisation définitive de l'instruction publique: considérant en outre qu'aucun décret n'a suspendu l'activité de cette Ecole, et que ses maîtres, malgré la cessation de leurs traitemens, n'ont ni interrompu ni ralenti l'exercice de leurs fonctions, et vu l'instante nécessité de subvenir anx pressans besoins de cet utile établissement, décrète qu'il y a urgence.

Décret définitif.

L'Assemblée nationale, après avoir décrété l'urgence, décrète ce qui suit :

Article 1". Les appointemens dus aux professeurs de l'École de chant et de déclamation pour les six derniers mois de 1791, montant à la somme de 16,000 livres, leur seront, d'après les états de l'année 1790, payés par la trésorerie nationale.

Article 2. Le même traitement sera continué provisoirement aux maîtres de cette Ecole jusqu'à ce qu'il ait été, par l'Assemblée nationale, statué à leur égard '.

[Arcb. nat. , Reg. de» différent in-ojets, AF * 1. 16, p. ia6.]

1 Le décret voté par l'Assemblée le aa mai 179a porte : «Jusqu'à l'organisation de l'instruction publique», au lieu du texte proposé par Quatremère.

LXI1. EXTRAIT DU PROCES-VERBAL DE LA SEANCE DU COMITE D-INSTRUCTION PUBLIQUE DU l6 MAI 1792.

Ou propose de déterminer les rapports qui doivent être présentés au Comité central pour être insérés dans le tableau hebdomadaire et de fixer l'ordre dans lequel ils doivent être présentés. Cette proposition est adoptée et il est délibéré que les rapports seront arrêtés dans Tordre suivant : i° 20 Le rapport sur l'Ecole de musique et de déclamation

[Arch. nat.,AF* 1, 17.]

LXIII. EXTRAIT DU PROCES-VERBAL DE L'ASSEMBLEE LEGISLATIVE RELATIF AU MAINTIEN PROVISOIRE DE L'ÉCOLE DE CHANT

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