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COURS DE COMPOSITION

5. Le cours de Contrepoint et Fugue comprend : A. L'étude de toutes les espèces de Contrepoint; B. La fugue scolastique ; C. La fugue en style libre; D. L'étude historique de la Fugue dans les diverses périodes de son développement.

6. Le cours de Composition symphonique consiste en : A. Etude chronologique et raisonnée des diverses formes symphoniques employées depuis le xvn* siècle; B. Etude approfondie du principe tonal ; C. Raison d'être de la modulation dans l'ordre symphonique; D. Étude technique des instruments de l'orchestre ancien et moderne; E. Etude de l'instrumentation au point de vue symphonique; F. Connaissance et analyse raisonnée au point de vue de la forme et de l'architecture musicales des principales œuvres de Bach, Haydn, Mozart, Beethoven, M endelssohn , Weber, Schumann , Berlioz et de divers auteurs modernes.

7. Le cours de Composition dramatique consiste en : A. Connaissance approfondie de la prosodie et de l'accentuation françaises; B. Étude chronologique et raisonnée des diverses formes dramatiques en usage depuis le xvne siècle; C. Raison d'être de la modulation dans l'ordre dramatique; D. Étude technique de la voix , appliquée au chant monodique et au chant d'ensemble;

E. Étude de l'instrumentation au point de vue dramatique;

F. Connaissance et analyse raisonnée au point de vue de la forme et des procédés techniques des principales œuvres dramatiques de Lulli, Rameau, Gluck, Grétry, Monsigny, Méhul, Mozart, Cherubini, Rossini, Verdi, Meyerbeer, Weber, Rerlioz, Wagner et de divers auteurs modernes.

(Voir, page 38a, les observations de la sous- commission sur ce projet.)

DXXXIX. RAPPORT PRÉSENTÉ AU NOM DE LA SOUS- COMMISSION DE L'ENSEIGNEMENT MUSICAL, 189a.

Conviée par M. le Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts à examiner les réformes que comporterait l'organisation du Conservatoire de musique et de déclamation au point de vue musical , votre Sous-Commission a abordé cette tâche en toute indépendance d'esprit, mais avec le désir d'aboutir à des solutions pratiques. Elle s'est donc abstenue tout à la fois de remettre en question les bases mêmes d'une institution qui a fait ses preuves, et de donner aux modifications reconnues utiles un développement incompatible avec les ressources budgétaires.

C'est à une œuvre de retouches prudentes, de revision limitée qu'elle a procédé, dans sa constante préoccupation de n'apporter au fonctionnement du Conservatoire que les changements avoués par l'économie et suggérés par l'expérience.

A ce dernier point de vue , les circonstances l'ont privée , dès le premier jour, de lumière particulièrement précieuses. M. Schœlcber, qu'avait tout naturellement désigné pour la présidence sa double qualité d'érudit musical et de bienfaiteur du Conservatoire, a dû s'excuser, vu son grand âge. Quant à M. Ambroisc Thomas , son état de santé l'a tenu éloigné de nos travaux; nous nous plaisons du moins à espérer que son complet rétablissement lui permettra de prêter à la Commission plénière un concours qui nous a grandement fait défaut.

Les textes qui régissent actuellement l'institution du Conservatoire, dont je n'ai point à retracer la naissance, ni à faire l'historique, sont le décret du 9 septembre 1878, qui en a établi les grandes lignes, et l'arrêté ministériel du 1 1 du même mois, qui en a fixé les détails. Il a paru à votre Sous-Commission que le cadre en était à la fois assez élastique et assez solide pour se prêter à tous les remaniements nécessaires, et que de simples modifications de rédaction suffiraient pour les mettre en harmonie avec les besoins de l'enseignement et les vœux légiitmes du personnel, comme avec les principes d'une exacte et vigilante administration.

C'est donc en suivant l'ordre de leurs articles que nos délibérations ont successivement réglé les questions qui réclamaient notre examen, et c'est dans le même ordre que je demande à vous en présenter le résumé, mais en fusionnant les deux textes en discussion, de manière à éviter de traiter deux fois chaque matière, en premier lieu à propos du décret et en second à l'occasion de l'arrêté.

A cette division de pure forme votre rapporteur a préféré en substituer une autre qui répond mieux à la nature des choses : 1° les réformes à introduire dans l'administration, la répartition des cours et la situation du personnel qui sont proprement la matière de vos travaux; 20 les innovations qu'appellent les programmes et les méthodes d'enseignement, qui, si elles sont plutôt du ressort du Conseil d'enseignement réorganisé par vos soins, ont du moins paru pouvoir faire de la part de la Commission, éclairée tant par l'expérience de ses membres que par l'avis du corps professoral , l'objet d'indications utiles, consignées dans une note annexe.

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