X.VIII. EXTRAIT DU CONTRAT DE MARIAGE DE B. SARRETTE, 9 MAI
Furent présents sieur Bernard Sarrette, capitaine commandant delà garde nationale parisienne, demeurant à Paris, rue Saint-Joseph, en une maison numéro onze et dont ce qui lui sert véritablement d'habitation ne peut excéder trois cents livres de loyer par an, fils de feu sieur Jean Sarrette et de dame Marie Orcival
Sieur Gabriel Maillère , intéressé à la manufacture royale de cotons
Se sont promis la foy et se prendre en mariage à la première réquisition de l'un d'eux, les cérémonies de l'église finement observées. En conséquence , elles ont fait et an-été les clauses , paclions et conventions de leur dit futur mariage , ainsi qu'il suit :
Art. 3. Les biens que le sieur futur époux apporte en mariage et se constitue en dot, montent à la somme de trente mille livres; dont vingt-quatre mdle livres en argent, et six mille livres en meubles, effets mobiliers, habits, linges et hardes à son usage
Art. 5. En attendant l'effet de cette réserve et partage, le dit sieur Maillère père, en avancement sur sa succession, a donné en dot à la demoiselle sa tille et a pour elle fourni et livré au futur époux qui le reconnaît la valeur de la somme de deux mille livres en meubles, linge, hardes et accomodements à l'usage de la dite demoiselle future épouse, dont quittance.
Plus le sieur Maillère père a promis et donne comme dessus à la dite demoiselle sa fille cinq cent livres de rente annuelle à courir du jour de la célébration du d. mariage, exemptes de contributions foncières ou autres impositions, rachetables toutes fois et quantes à la volonté dudit sieur Maillère père, pour la somme principale de dix mille livres.
Art. 6. M. Jourdain, oncle maternel de la demoiselle future épouse , lui a donné et a pour elle payé au
sieur futur époux la somme de douze cents livres , dont quittance.
Art. 7. M™ veuve Morris, marraine de la demoiselle future épouse , lui a donné et a pour elle payé au sieur
futur époux, pareille somme de douze cents livres, dont quittance.
Art. 8. Des trente mille livres que le futur époux s'est cy-dessus constitué en dot, il en entrera vingt mille livres en communauté, et les dix mille livres surplus et tout ce qui pourra lui écheoir par successions, donations, legs testamentaires et autrement, tant en meubles qu'immeubles pendant le dit mariage, lui sera et demeurera propre, et aux siens , de son côté et lignée
Art. 10. Le sieur futur époux a doué et doue la demoiselle future épouse de la somme de six mille livres une fois payés de douaire prélix pour en jouir par elle aussitôt qu'il aura lieu , suivant la coutume de Paris , sans être obligé d'en faire la demande en justice, lequel douaire qui sera pris sur tous les biens présents et à venir du sieur futur époux, sera propre aux enfants qui naîtront dudit mariage
[Minutes de Mc Guillotte, notaire à Rouen.]
CXIX. LETTRE D'AVIS DE PENSION DE RETRAITE DE LA GARDE NATIONALE ; l8 JANVIER I792.
A M. Sarrette, capitaine de la garde nationale soldée parisienne.
D'après le désir que vous avez témoigné , Monsieur, de profiter de la faveur de la loi du 9 octobre dernier, je vous préviens que Sa Majesté vous a compris dans le travail que je lui ai proposé des officiers qui ont servi dans la garde nationale parisienne soldée, depuis la Révolution, et qui sont susceptibles d'obtenir la pension de retraite conformément à ladite loi; je vous en ferai expédier incessamment le brevet à l'adresse que vous voudrez bien faire remettre dans mes bureaux.
Le Ministre de la Guerre : De Narbonne.
[Arch. du Minist. de la Guerre.]