À LA DÉFENSE NATIONALE; 8 SEPTEMRRE
Les musiciens de la garde nationale parisienne ont, depuis l'époque de la Révolution, chanté la liberté dans les l'êtes publiques. Maintenant ils vont prouver qu'ils savent aussi la deffendre. Ce corps de musique se sépare en deux parties, l'une suspend sa lyre pour combattre l'ennemi, l'autre la conserve, mais va aux travaux du camp sous Paris.
Vinsi s'élevèrent les murs de Thèbes, ainsi se creusera la tombe des tirans. L'ennemi sera terrassé, les musiciens se réuniront et chanteront les victoires des Français. Les beaux jours des arts renaîtront et le corps de musique de la garde nationale prendra dans l'instruction publique , les places auxquelles les talens qui la composent semblent lui donner droit de prétendre.
S\RRETTE,
Capitaine de la Garde nationale, commandant la musique. [ Arcli. nat. , (.'. 167, dossier -'10g.]
CXXI. MENTION ACCORDÉE A SARRETTE POUR L'ORGANISATION DES COMPAGNIES A DESTINATION DES FRONTIERES.
Extrait du procès-verbal de l'assemblée générale de la Section de la Fontaine de la rue Montmartre,
du g septembre 1 jgs .
M. Sarrette, l'un des commissaires nommés pour organiser les compagnies qui marchent aux frontières, a annoncé (pie la seconde compagnie étoit actuellement composée de soixante et seize hommes, et qu'il espéroit que demain elle seroit complette et en état de se mettre sous peu de jours en route.
L'assemblée, témoin de l'activité constante et du zèle soutenu avec lesquels M. Sarrette s'est acquitté de la mission
qui lui a été confiée, lui a voté des remercimens et a ordonné que l'expression de sa reconnaissance seroit consignée au
procès-verbal.
Vigke. président; Dumocchel. secrétaire.
| Arcli. du Conservatoire.]
CXXII. — LA COMMISSION DES ARTS PROPOSE SARRETTE POU! FAIRE PARTIE DE LA COMMISSION TEMPORAIRE;