MÉMOIRES JUSTIFICATIFS
a. Je reconnais avoir reçu cent quatre-vingt livres pour soixante étuis pour cartons de musique pour les musiciens de la garde parisienne. A Paris, ce 29 pluviôse l'an 2e de la République française : Marinet.
b. Je reconnais avoir reçu la somme de vingt et une livres pour sept étuis en forme de portefeuille pour mettre des cartons de musique. A Paris, ce 3o germinal l'an 2 e de la République française : Marinet.
c. Je soussigné, reconnais avoir reçu du sergent-major de la musique de la garde nationale parisienne la somme de six livres pour trois verges à grosses caisses, fournies par moi pour le service de l'École de musique.
Paris, ce 3o germinal an a" de la République française, une et indivisible: Carette, Tourneur, rue des Deux-Ponts. Section de la Fraternité.
d. Reçu du citoyen Sarrette , cinq livres , pour avoir peint deux tableaux en noir pour indiquer les heures des classes et le nom des élèves de l'Institut national de musique. Ce ta floréal l'an a* de la République : Tournay.
e. Mémoire de copie de marches pour l'institul national de musique. 544 parties de huit différentes marches à 4 sols chaque partie, fait io8tti6'.
Je soussigné reconnais avoir reçu de l'administration provisoire de l'Institut national la somme de cent huit livres seize sols, dont quittance. A Paris, ce a 3 messidor an a" de la République française, une et indivisible. Sarazin.
f. Je soussigné, reconnais avoir reçu du citoyen Sarrette, commandant delà musique delà garde nationale, la somme de cent cinquante livres pour mon habillement complet d'uniforme de musicien de la garde nationale.
Paris, ce ?4 messidor l'an a" de la République, une et indivisible. Cherubini.
g. Mémoire des impressions faites pour l'Institut national de musique, par les citoyens Arthaud et Moreaux, imprimeurs, rue Fiacre, n° 2, savoir:
du îg floréal an ae. 2,5oo billets pour concerts en petit à itt, 10' le cent 3yttios
Programme pour concerts, formant [8 p. in-8". Le dit programme n'ayant pas été
imprimé , frais seulement de composition 1 5 //
2 3 messidor 1 rame de mandats ou inscriptions de l'Institut national de musique, papier en
double, impression et papier 45 *
Total 97ttl°s
Je soussigné, certifie le présent état véritable et en avoir reçu le montant, ci-dessus spécifié, des mains du citoyen Sarrette, commandant de la garde nationale parisienne, comme il est porté sur les registres. Paris ce 9 frimaire an 3e de la République, une et indivisible. Moreagx.
h. Dépenses pour les élèves de l'Institut national, envoyés par tordre du Comité de Salut public à l'École de Mars.
Le 12 messidor an s" do la République, une et indivisible.
Port des effets des élèves à l'Ecole de Mars 1 'itt
Un panier (d'ozier) pour leurs bagages 1 5
Dîner des élèves le jour de leur départ, en conséquence de la consigne 21 2
Total 5otta
Certifié véritable: Marciliac, Veillard, Commissaires de l'Institut national de musique.
i. V Paris, ce 6 thermidor l'an ar. — Fourni à l'Institut national île musique par le citoyen Beresford, imprimeur libraire, cul-de-sac Ferou : 5o exemplaires des pouvoirs donnés au\ membres de l'Institut qui se sont transportés dans les 48 sections pour enseigner au peuple l'hymne de \ iala et Barra, pour composition, impression el papier : livres i o. Pour acquit : Beresford.
j. Association des Artistes musiciens. — An 2' de la République une el indicisible. Livré à l'Institut national de musique :
Le 3 thermidor. Quatre solfège de Rodolphe 8ott * '
•3 baguettes pour les grosses caisses 7 10
Le li thermidor. 9 embouchures de tuba corva 12 u
Le ti thermidor. 1 9 chanterelles y 4
4 cordes secondes ,'i a
2 cordes troisièmes 1 10
'1 cordes quatrièmes 3 »
Le 20 thermidor. Réparation à l'un des trombones 1 5 u
Le 5 fructidor. Six archets de \ iolon 3o *
Le 1 •?. fructidor. Fournitures de peaux et tirant à une grosse caisse -»ô 8
Reçu comptant la somme de Cent quatre-vingt-quatre livres douze sols, dont quittance. Paris, le premier jour des sans-culottides, an 0* de la République : Ozi.
k. Mémoire d'impressions faites pour le compte de l'Institut national de musique. — Seconde année.
27 fructidor. Composition d'une paque [sic) in-f°. intitulée Réquisition, tirée à 100 exemplaires. . 1011 1" jour des sans-culottides. 1 00 exemplaires d'un arrêté de l'Assemblée générale formant deux pages in-f* i3
Reçu comptant : Hocqi et -j3tt
1. Mémoire d'impressions faites pour l'Institut national de musique pour le concert du i~ brumaire troisième année.
2,4 00 billets d'entrée 35tt
1 ,5oo exemplaires du programme 5si
Reçu comptant : Hocqi et 8ytt
m. Association des Artistes musiciens.
Livré à l'Institut national de musique, le 18 vendémiaire an 111e de la République :
Le 18 vendémiaire.. Un paquet de chanterelles 1 8tt »'
Un paquet de 1 2 cordes secondes i) *
Un paquet de 6 cordes troisièmes 4 10
Six baguettes en baleine et tampons pour les grosses caisses 3o »
Le 23 frimaire. Un paquet de chanterelles 18 »
Un paquet de 6 cordes secondes
Un paquet de 4 cordes troisièmes 3 #
Un paquet de G cordes quatrièmes 9 *
Total p,titt «
Reçu comptant la somme de quatre-vingt-seize livres dont quittance. Paris, ce 1" nivôse an 3' de la République: Ozi.
[Arch. nal., F'7 1391.]
COXSERVATOIRE. 1 .")
CCVII. RAPPORT (x" 390 ) RELATIF M PAIEMENT DES DEPENSES DE .NIVOSE AN III.
Le C'° Sarrette, l'un des administrateurs de l'Institut national de musique et commandant de la musique de la
garde nationale parisienne, produit à la Commission de l'instruction publique l'état par lui certifié des dépenses qu'il a
faites pour l'Institut pendant le mois nivôse dernier, en conséquence de l'arrêté du h floréal, du Comité de salut public.
Cet état comprend, savoir : 1° Les appointements des treize musiciens supplémentaires pour le mois nivôse, montant
suivant l'état émargé ci-joint, à mille vingt-neuf livres trois sols quatre deniers, ci i,oagtt 3" 4d.
2° Les mêmes avances faites pour lete mêmes mois par le Ceo Gersin pour le service de l'Institut, lesquelles s'élèvent
à cent vingt-huit livres dix-sept sols, selon l'acquit du dit C°" Gersin, ci I28tti7s
3° Un mémoire du Ce° Lesprit, poëlier. montant à quarante-deux livres, ci 4 2 »
Total : Douze cents livres quatre deniers, ci 1 .200tt 4
L'arrêté, du 4 floréal, du Comité de salut public, porte, etc. Un nouvel arrêté du Comité d'instruction publique, en
date du 26 brumaire de l'an 3°, porte, etc. On propose, en conséquence, à la Commission, etc.
Fait ce a3 pluviôse, l'an 3e de la République française.
[Arch. nat., F" 1291.]
ccviii. requête présentée a la convention le 9 ventose an iii (20 fevrier 1795)
pour l'organisation de l'institut national de musique.
Représentant du Peuple,
C'est lorsque la Convention s'occupe de l'organisation des fêtes nationales, l'une des plus grandes institutions publiques, celle qui doit mettre la raison en pratique, en faisant goûter les douceurs des vertus sociales; c'est alors qu'il est du devoir des citoyens, et particulièrement de ceux qui peuvent concourir à leur exécution, d'apporter au peuple souverain l'hommage de leurs méditations et les moyens de les rendre dignes de lui.
Tous les arts doivent embellir les fêtes publiques, mais la musique seule les anime: sa puissance est également attestée . et par l'emploi qu'en firent les législateurs antiques , et par les services qu'elle a rendus pendant la Révolution française.
L'utilité de cet art est démontrée, et ce n'est pas la proclamation d'une vérité que vous avez reconnue que nous venons vous demander, mais sa mise en pratique.
La suppression des écoles de musique attachées aux principales églises a laissé, depuis cinq ans, cet art sans enseignement public; pressés par le besoin, déjà plusieurs artistes de mérite l'ont abandonné. Les fêtes nationales seront désormais privées de ses charmes, et la chute des théâtres est inévitable, si votre sagesse ne vient au secours de cet art consolateur, pour lequel rien encore n'a été fait.
Organisez enfin l'enseignement de la musique, le génie français vous promet des succès rapides, et d'innombrables artistes se formeront pour chanter les vertus sociales dans les théâtres publics, la liberté dans les fêtes du peuple, et les triomphes de la République au milieu des armées qui versent leur sang pour elle.
Le 2 1 brumaire an 2e, la Convention nationale décréta le principe de l'établissement d'un Institut national de musique dans la commune de Paris, et, par le même décret, son Comité d'instruction publique fut chargé de lui présenter le mode d'organisation de cet établissement. Depuis seize mois, les travaux de la Convention n'ont pas permis qu'elle s'occupât de cet objet.
Les artistes ont souffert de ce retard; mais ils n'ont pas été moins actifs et moins zélés à soutenir, de tous leurs movens, cet art abandonné à leurs soins. Les élèves qu'ils ont formés depuis 1789, pour les armées de la République, pour l'École de Mars et pour l'exécution des fêtes publiques, sont la preuve de leur amour pour la liberté.
Ce n'est point leur intérêt particulier qui les a dirigés ; ce n'est pas lui qui les porte à appeler votre attention sur cette fraction nécessaire de l'instruction publique: ils ne voyent que l'intérêt national; ils ne désirent que la conservation et la propagation de leur art.
Ils demandent : i° que la Convention se fasse faire le rapport sur l'organisation de l'Institut national de musique, décrété le ai brumaire an 2e; 9° qu'elle renvoyé à son Comité* d'instruction publique l'examen de cette question : k Convient-il de former de pareils établissements dans les grandes communes de la République?»
Vu nom de l'Institut national de musique : Sarrette, Gossec.
[Arch. nat., D xxxviii, a; Journal des Déliait el des Décrets, p. ai. |
CC1X. EXTRAIT DU PROCES-VERBAL DELA CONXENTION RELATIF A LA REQUETE DE L'INSTITUT,