‹ Le Constructeur. Tables, formules, règles, calculs tracés es renseignements pour la construction des organes de machines. Aide-Mémoire à l'usage des ingénieursChapitre 115 sur 278 · ACCOUPLEMENTS D’ARBRES · texte numérisé non relu

ACCOUPLEMENTS D’ARBRES

La fig. 298 représente un autre genre d’accouplement, à enveloppe conique, imaginé par l’auteur. Dans cette disposition, la liaison des deux pièces de l’enveloppe, dans le sens transversal, est assurée par une clavette annulaire, qui les recouvre, et les saillies extérieures sont complètement évitées.

Fig. 298.

Les deux moitiés de l’enveloppe sont munies, à l’intérieur, de parties saillantes, venues de tonte avec elles et dressées avec soin, qui s’ajustent exactement dans des rainures correspondantes, ménagées aux extrémités des arhres. D'après les nombres proportionnels, inscrits sur la figure et qui, comme précédemment,

se rapportent au module d — 5 4- —, l’inclinaison du cône est,

pour chaque côté, de *^2 ou */«, c’est- à -dire celle qu’on admet

pour les clavettes simples qui doivent rester il poste fixe. Dans les arbres exposés à des chocs, pour prévenir tout déplacement, la partie la plus mince de l’enveloppe est munie d’un filet qui s’engage dans une partie également filetée du manchon de recouvrement. Le bourrelet de ce manchon -clavette porte quatre trous, dans lesquels on introduit une clef, qui permet de le serrer complètement à fond.

Pour les arbres où on n'a pas à redouter l’effet des chocs, le filet peut être supprimé et remplacé par deux vis de pression, en acier, à tête noyée dans le manchon. Enfin, lorsque les différentes parties assemblées n’ont aucune tendance à se déplacer longitudinalement, les unes par rapport aux autres, on peut également supprimer les rainures. Dans les accouplements d’une certaine importance, correspondant à des valeurs de d supérieures à 60 ”m, on peut, pour diminuer le travail du tournage et do

ACCOlfPLEMENTS D’ARBRES.

l’alésage, ménager des portées, à l’intérieur du manchon et à l’extérieur des deux parties de l’enveloppe.

Nous avons supposé jusqu’ici qnc les arbres à relier étaient en fer forgé et les nombres proportionnels, inscrits sur les figures, se rapportent à eette hypothèse. Pour les arbres en fonte, ou peut se borner à prendre, pour les dimensions des différents éléments, une fois et demie celles qui correspondent aux arbres en fer équivalents. Mais, si on tient à procéder avec plus de rigueur et à économiser le plus possible la matière, on commence par déterminer, dans chaque cas particulier, le diamètre idéal de l’arbre par la formule (99) et on prend la valeur de d, ainsi obtenue, comme point de départ du calcul des dimensions.

Page 1