MANCHONS D’EMBRAYAGE ET DE DÉBRATAOE
adopter pour les leviers de ce genre. Quant au module des dimensions, il est le même que précédemment.
Les dents des manchons peuvent recevoir différentes formes. La fig. 309 donne les tracés de celles qui sont le plus fréquem-
Fig. 309.
ment employées. Avec la première disposition, le mouvement de rotation peut se transmettre également bien dans les deux sens, mais l’embrayage ne peut guère s’effectuer, pendant la marche, que dans le cas d'un mouvement 1res -lent. La seconde forme, au contraire, qui permet d'embrayer pendant la marche, même avec un arbre à rotation rapide, ne peut transmettre le mouvement que dans un sens; les surfaces des dents, sur lesquelles s’exerce la pression, sont légèrement inclinées sur la normale à la direction du mouvement; cette inclinaison, qui a pour but de rendre le débrayage plus facile, est d'ailleurs trop faible pour mettre en question la sécurité de l’embrayage, lorsqu’il existe. Dans la troisième disposition, les dents sont renforcées à la pointe, afin d’éviter les chances de rupture d'une ou plusieurs de ces dents, sous l'action des chocs qui peuvent se produire, lorsqu'on embraye pendant la marche; cette forme de dents est celle qni a été indiquée précédemment pour le manchon de la fig. 307. La quatrième forme de dents présente, comme les deux précédentes, l'avantage de rendre l'embrayage facile, en même temps qu’elle permet, comme la première, de transmettre le mouvement dans les deux sens. Les machines de filatures fournissent de nombreux exemples d'accouplements par manchons à dents; comme ces manchons ont, en général, une très -grande vitesse de rotation et que leurs dents sont tTésfines, il en résulte qu’ils doivent être établis avec une trèsgrande précision.
Dans les vaisseaux à vapeur oii la transmission n’est pas disposée pour permettre le soulèvement de l'hélice, il est indispensable que cet organe puisse tourner à vide, lorsqu’on veut
MANCHONS A FRICTION
marcher simplement à la voile; on arrive h ce résultat, en le reliant à l’arbre de couche par un manchon de débrayage. On emploie, dans ce cas, des manchons à dents de grandes dimensions, ou des manchons à tourillons prisonniers, dont le nombre varie de 4 à G.