COMPARAISON DES SYSTÈMES DE DENTURES
Dentures à profils ctjcloulaux. Un des grands avantages de ce système consiste en ce que, pour des roues d’égale grandeur, la limite du nombre des dents peut être abaissée jusqu’à 7, tandis que, dans le système à développantes, pour les roues de même grandeur, la limite inférieure est 14 et, pour des roues inégales, de 11 snr la plus petite. Avec les profils eycloïdaux, la perte de travail, due au frottement, est relativement très-faible et l’usure ne modifie que très - légèrement la forme des dents. Un inconvénient, d'ailleurs assez faible, est la double courbure (eu forme d’un S) que doivent présenter les profils et qui rend leur exécution un peu plus difficile. Un second inconvénient tient à ce que l’écartement des axes des deux roncs engrènant ensemble ne peut pas être modifié sensiblement, sans altérer la régularité de la transmission de mouvement.
Dentures jxir développantes. J^es avantages les plus importants de ce système tiennent, en premier lieu, à la forme trèssiuiple des dents et, en second lieu , à ce que les axes des deux roues peuvent être légèrement déplacés, sans que ces roues cessent de transmettre le mouvement dans un rapport constant Mais ces avantages sont compensés, du moins pour les roues d’un petit nombre de dents, par l’inconvénient que nous avons sigualé précédemment et qui consiste en ce (pie, dans ce cas, la tête de la dent d’une des roues doit décrire par rapport à la dent qui engrène avec elle, ou, plus exactement, par rapport à son flanc droit, un chemin tel qu’elle lui communique forcément une vitesse irrégulière.
Cet inconvénient peut -d’ailleurs être corrigé, en écartant les axes des deux roues d’une quantité assez forte pour que, dans ces deux roues, les dents viennent au moins sortir en même temps de la ligne d’engrènement. Il en résulte que cette denture fournit par elle -même le moyen de corriger un de ses défauts; toutefois, lorsqu’il s’agit de transmissions importantes et où on a à redouter des chocs assez fréquents, il convient d’éviter de marcher avec des roues ainsi écartées, surtout lorsque le nombre des dents est peu considérable.
La denture par développantes ne doit donc, en général, être recommandée que pour les roues d'un grand nombre de dents (celles où le pignon n’en a pas moins de 3(i), car, dans ce cas, on peut utiliser convenablement les propriétés qu’elle présente, tandis que pour les engrenages, où des conditions spé-
ciales conduisent à l’emploi de pignons d’un diamètre aussi faible que possible, il est indispensable de recourir à l’emploi des profils eycloïdaux. Ce dernier système de denture est d'ailleurs excellent, comme nous l’avons dit, pour les roues d'un grand nombre de dents et il présente de très - sérieux avantages au poiut de vue du frottement et de l’usure. Son emploi tend surtout à se généraliser, dans les usines de construction, pour les roues droites, qu’on établit de manière à ce qu’une roue quelconque jouisse de la propriété d’engrener convenablement avec toutes les roues de même pas ; ce qui a l’avantage de réduire considérablement le nombre des modèles. Pour les roues coniques, auxquelles on ne cherche pas généralement à donner la même propriété, la denture par développantes est préférable, en raison de la forme plus simple des dents.
Dans les dentures à flancs droits qui , par suite de la forme également simple du profil, trouvent aussi avantageusement leur emploi dans les roues coniques, la partie droite, dirigée suivant le rayon , sur laquelle se produit l’engrènemcnt , pour la dent eu bois, est souvent d’une assez faible longueur (elle est d’autant plus petite que le nombre des dents de la roue à flancs droits est plus considérable); il en résulte que l’effet de l’usure sur cette dent peut être très- sensible, si on n’a pas la précaution de diminuer cette usure par le moyen simple , qui consiste à donner aux dents une largeur suffisamment considérable.
Les dentures à fuseaux, ainsi que celles qui ont été désignées sous le nom de dentures mixtes, rendent, connue nous l’avous dit, d’assez grands services dans quelques cas particuliers, pour les appareils d’élévation, par exemple, et d'autres encore, où on fait usage de roues à dents en fer. Pour tous les appareils de ce genre, les régies, que nous avons indiquées précédemment, trouvent naturellement leur application.
B. Tracés des dents des roues coniques.
Généralités sur les dents des roues coniques.
Dans les roues coniques, les cercles proportionnels aux vitesses se trouvent situés sur les deux cônes principaux, dont les sommets coïncident avec le point d'intersection des axes
géométriques de ces roues. Nous prendrons comme cercles primitifs les deux cercles proportionnels SD et SE, fig. 4G9, qui forment les bases des deux cônes. Les longueurs des dents se mesurent, pour chaque roue, sur le cône supplémentaire «lu cône principal correspondant; SB et SC sont les génératrices des deux cônes supplémentaires , la ligne B C étant supposée perpendiculaire à AS. Les longueurs des dents sont alors comptées suivant SB et SC, la largeur suivant SA et l’épaisseur snr les cercles primitifs; les dents sont formés par des pyramides, qui ont pour sommet commun le point A.
Fig. 409.
Pour déterminer les rayons SD et SE des [cônes principaux, il suffit de diviser l’angle a des axes des roues par la génératrice de contact SA, de telle manière que les perpendiculaires SD et SE, abaissées d'un point S de cette ligne snr les axes, soient directement proportionnelles aux nombres de dents de roues, ou inversement proportionnelles aux nombres de tours,