PAS ET I.AROKIR DES DENTS D'ENGRENAGES
que donnerait notre calcul; la valeur adoptée pour g- » est également très - faible (XOO et au - dessous). Une observation analogue s’applique aux engrenages de laminoirs, où la valeur de t est, en moyenne, de 2 à 3 ibis celle du calcul et souvent même plus considérable encore.
4" Exemple. U n arbre de meule exige, à la vitesse de 120 tours par minute, un travail de 4 chevaux , qui doit lai être transmis jwr deux roues à dents de fonte et de bois; le rayon H est égal à 2ô0mm. On déduit de la formule (209), jjour la vitesse, v ~ 3^,15 et, jxir suite, P ^ 9.jk. Pour arriver à une P
usure très-faible, {menons g » très-i>etit et égal , par ex., à 120; ce qui 95- 120
donne b => — 95“™. Comme, d'après (208), <2 doit être supposé
égal à il en résulte qu'on devrait prendre: t — y ^ 7-ÿg- 9™“. En
réalité, dans la pratique , afin de tenir compte des chocs et des vibrations, on adopte pour t une valeur beaucoup plus considérable , comprise entre 40 et 50““.
Au lieu de continuer à montrer par des exemples les divergences entre les valeurs données par le calcul et celles qu’on admet, en réalité, pour les cas spéciaux dont il s’agit, nous préférons intercaler ici une série de tableaux, qui renferment les dimensions adoptées dans la pratique pour certains engrenages exposés à des chocs.
Engrenages cylindriques.
liqxie.
478 dimensions d’engrenages pratiques.
DIMENSIONS DENORENAOE8 PRATIQUES.
Remarques relatives aux tableaux précédents.
Ainsi que le montre la première colonne, les éléments fournis par les tableaux se rapportent spécialement à des engrenages destinés à la transmission de forces considérables et pour lesquels on a indiqué, aussi exactement que possible, les nombres de dents. La matière dont sont formées ces dents est donnée par la dernière colonne. Les divers signes F/F, BjF, FjB représentent respectivement des engrenages de fonte sur fonte, de bois sur fonte et de fonte sur bois; la première lettre se rapportant toujours aux dents de la roue menante. Le travail indiqué est le travail réel en chevaux et non le travail nominal. Les divers exemples des tableaux donnent lieu aux observations suivantes: JV* 1. La Tout menante est un volant denté, engrenant avec deux pignons d'égale grandeur et transmettant un travail de 300 chevaux à chacun d'eux, soit un travail total de 600 chevaux. Par conséquent , pour le rotant, Pn
~r a du être multiplié par 2 (v. l'avant dernière colonne).
N° 2. Machine soufflante de l'ancien chemin de fer atmosphérique Pn
de S‘ Germain. La valeur de -v- est tris -élevée; ce défaut devait être très -sensible, lorsque le service fonctionnait sans interruption.
Na 3. La valeur de r est encore tris -élevée; toutefois, en raison P
du petit nombre de tours, g- n ne dépasse pas la limite admissible.
N°m 4 et 5. Les données de ces deux »"■ se rapportent à la puissante roue hydraulique de Greenock (qui est encore aujourd’hui la plus grande de toutes celles qui existent), La pression par unité de largeur de la couronne dentée est très - considérable ; toutefois, la transmission par engrenages parait être dans des conditions relativement satisfaisantes , ce qui doit sans
Pn
doute être attribué à la faible valeur de —j~ • Pour le pignon du n° 5, la Pn
valeur de -g- est à peu près la même qite pour le pignon du n° 4; ces
deux pignons doivent donc être très - sensiblement soumis au même degré d'usure.
N° 6. Les dents de la petite roue (pignon) sont plus faibles que celles de la grande (volant denté), ainsi que l'indique la colonne des tensions (<&). Il est très-probable qu'au début le volant portait des dents de bois.
N° 8. Bien que la pression par unité de largeur soit très -considérable, P n
la valeur de -g- se trouve encore suffisamment petite. Dans ce cas, comme
DIMENSIONS d’ENORENAOES PRATIQUES.
ou n" 4, la le union tien dents est assez forte. L'application de la formule (208) nous aurait donné des râleurs plus faibles.
N" 9. Les dents en bois se sont effilées ou bout d'un certain temps de marche; cette diminution d'épaisseur doit être attribuée à la pression trop considérable, supportée par ces dents, qui est ici de 2k,l; dans les mêmes conditions, nous aurions adopté lk,5 seulement d'ajmès la formule (208).
N° 10. Deux roues à dents de bois engrènent avec un pignon à dents de fonte calé sur T arbre d'une hélice ; chacune de ces roues ayant une largeur de dent de 120 "•*, la largeur totale à introduire, pour le calcul de © Pn
et de -r , est de 2-120 »■ =*= 240ma.
N° 11. Pression par unité de largeur très -considérable , qui s'est
traduite par une usure des dents; avec aussi forte valeur de p > il est évidemment difficile de maintenir ces dents en bon état.
A'0 13. Les dents sont trop faibles, et il s'en casse assez fréquemment; l'usure de ces dents doit être extrêmement rapide, ce qui s'explique, d’ailleurs,
P ft
par la valeur exceptionnelle de ^ •
A" lb. Cette paire de roues (installée par Fairbaim) peut avoir à transmettre un travail double de celui qui est indiqué, c'est-à-dire que, dans certains cas, elle doit pouvoir transmettre le travail de 4 roues hydrauliques, au lieu de 2, chacune de ces roues ayant une puissance de 120 chevaux. Dans ces cotiditions, la tension des dents s'élèverait à 3k, valeur admissible;
Pn
toutefois, pour une marche pernuinente, la valeur de ~r- serait, alors un peu trop forte.
Pn
Ar° 18. 1m valeur de ^ , qui semble dsjà très-élevée pour la roue
à dents de bois, est extrêmement forte pour la roue à dents de fonte; il importe toutefois de remarquer que, dans ce cas, l'usure doit se produire à peu près exclusivement sur les dents de bois.
A’° 20. Ce type d'engrenages est emprunté à un nouveau mode de transmission d'une usine de construction de machines, qui précédemment avait employé arec le plus grand succès, comme organes de transmission, des roues hyperboloides. ITn défaut de la disjwsiiion adoptée tient à ce que les dents de bois se trouvent placées sur la roue menée; ce qui a pour conséquence, comme nous l'avons pu, d’augmenter notablement les chances d'usure (v. S 210, p. 474).
F. Dimensions du corps des roues d’engrenage.
Couronne «l'une roue dentée.
Ou désigne, sous le nom de couronne ou de jante d’une roue, la partie annulaire, sur laquelle se fixent les dents; la