VD
D désignant le diamètre du piston.
Fig. 687. Piston à garniture de chanvre, en forme de boite creuse en fonte, disposé suivant le système de construction de l’cnn; le serrage de la garniture s’effectue au moyen d’un couvercle annulaire mobile; les boulons, sur lesquels on agit, pour produire cet effet, s’engagent dans des écrous fixes en bronze. Dans le cas de grands diamètres, le corps du pistou présente, vers le centre, un certain bombement, qu’on détermine
PISTONS A VAPEUR
en prenant, pour la hauteur au milieu, 6 s -f -- et, pour celle
des bords, 7,8 s; dans le cas où cette dernière valeur se trouve supérieure à la précédente, on doit l'adopter également pour la hauteur au centre et il n’y a plus alors de bombement.
Fig. 687.
Exemple. Pour un pistou à garniture de chanvre, dont le diamètre D — 600 m”, on a s ■= 17. L'épaisseur de la garniture est, par suite, de 1,8 -17 = 31 et sa hauteur, près des bords , de 7,8 ■ 17 = 183 mm ; la
hauteur i lu jtiston , près du moyen, a pour valeur 6-17 -f- ^ =■ 162""“, qui est notablement supérieure à la hauteur jirécédenlr.
La fig. 688 représente un piston métallique (de Krauss), qui donne de très -bons résultats. La garniture est formée de cîeux anneaux, coupés obliquement, en acier recouvert de métal blanc. Si l’on veut faire disparaître le défaut d’étancbéïté, qui
Realeaax, le Constructeur.
Fig. 688.
correspond à la coupure de chaque anneau, on peut recourir à l’un quelconque des dispositifs de la fig. 689. Les différentes
PISTONS A VAPEUR
pièces rapportées doivent s’ajuster rigoureusement sur les entailles correspondantes de l’anneau; il doit en être de même pour le premier mode de fermeture, qui est à simple recouvrement.
Fig. (>H9.
Il est extrêmement, important d'employer, pour les anneaux, un métal plus mou que eelui du cylindre, afin que l'usure se produise principalement sur ces anneaux, qui sont beaucoup plus faciles il remplacer. A ce point de vue , les anneaux entièrement en bronze sont d’un emploi avantageux; le fer et l’acier, au contraire , sont peu satisfaisants ; on obtient d’assez bons résultats avec des anneaux en fonte très -douce, surtout lorsque la fonte des parois du cylindre présente suffisamment de dureté.
Fig. 690. Piston de Kamsbotton. La garniture de ce piston, qui a pour lui la sanction d’une longue expérience, se compose de trois anneaux en acier, ou mieux en laiton, dont la section est un carre de 6""" de côté. La fig. 691 représente ce qu’on appelle le piston Snédois. Les anneaux, dont la jonction est à recouvrement, comme dans le premier dispositif de la tig. 689, sont eu fonte bien homogène, en bronze élastique ou encore (ce qui est moins bon) en fer; ces anneaux reçoivent
Fig. 690.
Fig. 091.
une courbure telle qu’ils puissent s’appliquer exactement dans les rainures pratiquées sur le corps du piston.
On rencontre de nombreuses applications de cette dernière disposition, avec anneaux en fer, dans les machines de bateaux
ewïCja
PISTONS A VAPEUR. 627
en Suède (Karlssunder) et dans les chemins de fer français. Dans ces derniers temps, le piston suédois a été également appliqué avec snceès aux pompes à air.
La tig. 692 représente un pistou suédois pour machine fixe, emprunté à une grande machine soufflante, d’une construction très - remarquable (EgestorfiF). Le corps du piston a la forme d’une boite creuse, comme celui de la fig. 687; sur la figure en plan se trouvent indiqués les trous ronds , qui servent au dégagement du noyau, lorsque la pièce est fondue. La garniture se compose d’anneaux en fonte, qui s'assemblent à recouvrement, comme dans la premier dispositif de la fig. 689 , et dont la position est assurée par de petits tenons. Le mode de fixation du moyeu du piston mérite d’attirer l’attention; la clavette transversale est maintenue par une seconde clavette, qui est ellemême munie d’un boulon de sûreté.
Fig. 692.
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