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XVI. Bielles

Klénients des bielles.

La bicUe est un organe , qui reçoit à l’une de ses extrémités l’action d’un levier, par i l’intermédiaire de tourillons, pour la transmettre, à l’autre extrémité, à une antre pièce mobile, qui peut être elle -même un levier (balancier et manivelle), mais qui, le plus souvent, est une pièce à mouvement alternatif en

TETE» UE UlEEIJiS.

ligne droite (tiges de piston à va|>eur ou à eau, etc.); cette dernière pièce est elle -meme munie de tourillons, destinés à l’articuler avec la bielle.

Dans les bielles, il existe une distinction très -nette entre les têtes ou les coussinets, qui cuU^urent les tourillons d’assemblage, et le corps, qui est destiné à relier les deux têtes; aussi traiterons - nous séparément ces deux éléments des bielles. Do plus, les dimensions de cbu(|iie tête doivent être dans un certain rapjKirt avec le diamètre du tourillon qu’elle reçoit, rapport qui est d’ailleurs différent, suivant ({u’il s’agit d’un tourillon d’extrémité, d’un tourillon à fourebette ou d’un tourillon intermédiaire, puisque, ]H)ur ces trois cs])èces de tourillons, les diamètres correspondant à une même valeur de la pression sont eux -mêmes différents. Nous devons donc également traiter séparément les dispositifs de têtes de bielles en usage pour ces trois genres de tourillons.

Tête de bielle pour tourillon d'e.\lréniltê.

I^a tête de bielle en 1er, avec cbapc, que représente la (ig. 503 , est d’un usage très - répandu. Les coussinets sont main-

Fig. 503.

TÊTEH UE BIELLES.

tenus par la chape qni les entoure et, lorsqu'ils sont arrivés à un certain degré d’usure, on peut les rapprocher au moyen de la clavette de serrage. An point de vue des dimensions à donner, on doit, comme dans les paliers, séparer les coussinets des parties qui les entourent. L’unité, à laquelle on rapporte les épaisseurs, les largeurs et les saillies des rebords, est la même que pour les eonssincts <lc paliers:

relation dans laquelle d désigne le diamètre du tourillon. La fig. 561 donne deux vues principales des coussinets avec leurs portées et d’autres tonnes accessoires.

Fij;. rï(M.

Les autres dimensions de la tête sont rapportées an module : d^ = y P + 5 (228).

La largeur h peut être prise égale à 0,8 ; dans le ras

où la longueur du tourillon est égale à son diamètre, on peut prendre h d — 2 e.

Exemple. Pour P— 3600'', on a, itaprès Us formules (317), d — l ^ 6’0"" et , d'après les formules (218) , on trouve, pour U module, d, = 60 -|- 5 65'"“ ; ou a , en outre , e ^ 3 + 1,2 ^ r™“. on prend b — d~2e

^60 — 14 — lO""", on obtient , jmur l'épaisseur des jiarois de la chape , par exemple , 0,2 ■65 — 13'°'°, pour l'épaisseur au sommet , 0,3 -65 20 et

enfin, i>our les dimensions de la clavette, 0,22-65 ou 11'“’°.

La clavette, lorsqu’elle repose librement, comme ici, entre les surfaces mobiles, reçoit nue inclinaison plus faible que dans le cas où elle se trouve maintenue par une vis de serrage, on quelque dispositif de sûreté analogue. Dans le premier cas, la somme des inclinaisons snr les deux côtés ne doit pas dépasser Vu, taudis qne, dans l’autre, on va jusqu’à '/«• La partie libre doit, du reste, avoir une longueur sufSsante, pour qu’on puisse produire le rapprochement des coussinets jusqu’à la limite d’usure

TftTKS DE I1IEIJJ':S.

qn’on juge convenable. Aujourd’hui, on tend de plus en plus à supprimer toute ouverture k la jonction des coussinets, de telle sorte que, lorsqu’il s’est |>roduit un certain jeu, il est nécessaire de limer les surfaces de contact, pour rendre possible le rapprochement des deux coussinets (v. par ex. fig. 567 et 568).

La tête de bielle que nous venons d’examiner jouit de cette propriété caractéristique que, par suite de l’usure et du rapprochement des coussinets, qui en est la conséquence, le centre du tourillon se rapproche du corj)s de la bielle. L’inverse a lieu dans la tête de bielle de Sharp , fig. 565 , oü la clavette,

Fij;. 565.

par l’intermédiaire d’une plaque de pression, pousse le coussinet inférieur“vers le sommet.

Daus la tête de bielle d(; Hurj’, fig. 566, on peut à volonté éloigner on rapprocher du corps de la bielle le centre du tourillon, suivant qu’on agit sur la clavette supérieure ou sur la clavette inférieure. Ce dispositif réunit, par suite, les propriétés des deux précédents et il doit être employé, de préférence, pour tous les cas oü il est important de conserver k la bielle, malgré rnsurc, une longueur invariatilc.

TÊTEK DE BIELI.E.S.

La (ij;. 567 représente une tête de bielle en bronze, qui a la l’orme d’un palier et qui a été fréquemment employée par

Fi({. 566.

l’enn dans ses constnictions. Les deux parties, dont se eomiwse cette tête, sont fortement serrées runc contre l’autre; lorsqu’on les fait porter directement l’une contre l’antre, les surfaces de contact doivent être limées, toutes les fois qu’on veut corriger l’usure. Dans quelques cas, on se borne encore à garnir les rainures de plaques de cuivre, qu’on remplace, au bout d’un certain temps, par d’autres plus minces.

I.,e diamètre !) des boulons doit être choisi de telle manière que le diamètre du noyau ne soit j)as inférieur à celui que donnerait la formule (43). Avec un filet triangulaire, cette condition est satisfaite en prenant:

avec un filet carré, le diamètre doit être légèrement supérieur. La tension, dans la section du noyau du filet, se trouve comprise.

TÈTEM UK BIKLLE».

dans ce cas, entre 5 et 6'', ce qni est admissible (v. ci -après le 2‘ exemple du §

Les écrous des boulons du chapeau sont munis du dispositif de sûreté de Penn (fig. 168); sur la figure, l’échelle adoptée n’a pas permis de représenter les vis de pression. Ce genre de tête est d’un usage assez fréquent dans les miichines à vapeur, à cylindres oscillants. Pour les têtes de bielles de grandes dimensions, comme celles que comportent les arbres coudés des puissantes machines marines, on a cherché à économiser encore la matière, en employant des coussinets creux, dans lesquels le métal a une épaisseur relativement faible.

La fig. 568 représente une tête de bielle fermée. Dans un grand nombre de cas, ces têtes de bielles doivent être préférées aux têtes de bielles ouvertes , car elles sont k la fois plus solides et plus économiques, lorsqu’on disiwse, pour leur construction, de bonnes machines outils. lai disposition, représentée par la figure, est d’une forme très - élégante et peut s’exécuter complètement au moyen de machines (tour, machine iV raboter, machine à mortaiser). Les coussinets sont en bronze, recouvert d’une garniture en métal blanc; leur surface extérieure reçoit au tour une forme cylindrique. Le coussinet mobile est ajusté sur un bloc de pression en fer, dans lequel pénètre la clavette.

TÉTE8 UK BIELLES.

qui prévient ainsi tout déplacement latéral. Sur la ligure se trouve repré.Hcntéc une disposition spéciale, destinée à rendre la rotation ]>lus t'acile et ((ui consiste dans l’addition, à l’intérieur des coussinets, de deux surfaces cylindriques, encastrées sur toute la longueur.

Les deux surfaces, ([ui limitent le trou destiné au logement de la clavette, ont généralement un profil semi- cylindrique. Cette forme a l’avantage de se prêter facilement à l’emploi de la machine h percer les trous longitudinaux et, de plus, elle est préférable au point de vue de lu résistance elle -même de la tête de bielle. Quant à la clavette, elle repose sur le bloc de pression par une surface plane; cette disposition a pour but de faciliter l’interposition d’une plaque de tôle, dans le cas où cette addition serait reconnue nécessaire. Le dispositif de sûreté^, julopté pour la clavette, est celui de la lig. 195; l’écrou du boulon de sûreté se trouve noyé dans le métal de la tête de bielle et ne peut guère être manœuvré qu’à l’aide d’une clef creuse à béquille. Cet enfoncement est d’ailleurs indispensable

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