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TRAVERSES

Comme garniture des surfaces frottantes , le bronze est encore ici très • convenable ; seulement, pour rester dans les conditions des

Fig. tiOti.

types précédents, il convient de prendre chacune de ces surfaces égale à 5 P. Cependant, dans les locomotives, par suite de l’espace restreint dont on dispose, on rencontre souvent des surfaces plus petites, qui s’abaissent, par exemple, jusqu’à 2,5 P.

La fig. 607 représente une disposition analogue, adoptée par Borsig, et qui comporte un tourillon à fourchette, pour lequel il conviendrait que le produit des dimensions V- d ne fut pas trop petit. Malheureusement, dans la plupart des cas, l’espace

Fig. 607.

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limité dont on dispose ne permet pas de remplir cette condition et il n’est pas rare de rencontrer des tourillons de ce genre, où la pression j>, par unité de surface, s’élève à 2‘, 3” et même au delà. On comprend que, dans de semblables conditions, le tourillon et les coussinets de la bielle soient exposés à de fréquents échanffements et à une usure ra])idc. Le mode de fixation du tourillon, tel que l’indique la figure, est assez remarquable. La pièce en fonte, qui fonue le cor])8 du coulisseau, est garnie de plaques de bronze, ajustées avec soin, qu’il est possible de rapprocher facilement au moyen de feuilles de cuivre ou de zinc, intercalées entre elles et les faces de la pièce en fonte.

La fig. 608 représente une traverse, qui n’est guidée que d’un seul côté. Cette disposition n’est appliquée que dafis les cas où le mouvement de rotation doit s’effectuer dans un seul^ sens, toujours le même, et où, par suite, la direction de la pression sur la glissière reste constante. Pour se mettre à l’abri

des efforts accidentels, qui peuvent se produire eu dehors du plan vertical conduit par l’axe de la traverse, et de l’action de la contrepression due à l’avance, dans les machines à vapeur (v. p. 669), le patin de la traverse se termine, sur ses côtés, par deux parties taillées en biseau (ou mieux encore à angle droit), qui s’engagent entre deux rebords de même inclinaison, solidement fixés sur 1a face horizontale de la glissière. Lorsqu’on emploie la fonte, la surface frottante de la traverse ne doit jamais être inférieure à 5 P et il convient même de lui donner, autant que possible, une valeur plus considérable.

La fig. 6U9 indique une autre forme de traverse à un seul patin, qui est empruntée à une machine de bateau de Humphry Tennant Dans cette disposition, la pression, transmise par la

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traverse, s’exerçant suivant deux directions opposées, le recouvrement de la glissière est notablement plus prononcé que dans le

KiR. 600.

cas précédent. La traverse, au lieu de porter un tourillon, forme, en réalité, un palier, qui correspond à une tête de bielle d’une construction analogue à celle de la fig. 573. Pour corriger le jeu dû à l’usure, on a recours à l’emploi de plaques en cuivre. Celle qui garnit la rainure verticale se trouve remplacée, à chaque changement, par une antre plus mince, tandis que, pour la rainure horizontale, il convient, au contraire, de maintenir le contact , sur les deux faces de la glissière , en introduisant chaque fois une plaque plus épaisse que la précédente. Ce dispositif mérite d’être recommandé dans un assez grand nombre de circonstances. La pièce intermédiaire, qui ici est supposée en bronze, peut également être exécutée en fonte, à la condition de la modifier convenablement, pour permettre de munir lîi douille du tourillon d’une garniture en méhd blanc. Le module à adopter, pour les nombres proportionnels, est celui de la formule (230), où on doit introduire, pour d, le diamètre du tourillon nonnal d’extrémité, supposé en fer. ()uant au diamètre ù des boulons, il se détermine par la formule (229).

La fig. 610 représente un troisième type très -élégant de traverse à un seul patin, qui a été imaginé par Xapicr, pour les machines à vapeur à bielles en retour, dont il a été question ]>réccdcmmeiit. Ici encore la bielle est supposée terminée par une tête à fourchette. La pièce iutennédiaire est en fonte; la

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dintanre li de chaque boulon A Taxe est réduite an strict minimum, afin d’arriver à une hauteur de traverse aussi faible que

possilde. La dimension h des i)ras se détermine en fonction de leur largeur, d’après une méthode connue (cas I et II, § 6). Les boulons, dont le diamètre !) est donné par la formule (229), sont munis de contre - écrous. Pour que eet assemblage donne de bons résultats, il est essentiel que les coussinets portent parfaitement l’un sur l’antre.

Un dernier disjiositif de traverse, du genre de eeu.x que noos venons d’examiner, et qui n’est pas moins remarquable, est celui de Maudslay, fig. (>ll. 1.^1 tête de la bielle présente la

forme ordinaire, celle de la fig. 585, par exemple. La pièce, coudée en forme de Z, est encastrée dans une seconde pièce, qui

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