CALCUL DES RESSORTS
résister aux forces extérieures que moyennant une déformation, qui, si les dimensions des pièces sont convenablement choisies, disparait, lorsque les forces extérieures cessent d’agir. On cherche, en général, à réduire les limites de cette déformation (allongement, raccourcissement, flexion, torsion), de façon à rendre les pièces aussi rigides que possible. Toutefois, dans les ressorts, on utilise cette élasticité de la matière, soit pour amortir les chocs (tampons, ressorts de wagons), soit pour produire un mouvement (horloges), soit enfin pour obtenir des appuis présentant une certaine douceur (chabottes). Il suit de là que les ressorts doivent se composer de systèmes susceptibles d’éprouver, entre les limites d’élasticité, des variations de forme relativement considérables et, comme ces variations sont soumises aux lois de la résisUince des matériaux, il en résulte que la théorie des ressorts trouve ici sa place naturelle.
Les résistances directes à la pression ou à la traction ne peuvent être utilisées, pour les ressorts, que s’il s’agit de matières très- extensibles ou très -compressibles, comme le caoutchouc. Pour les matières moins déformables, comme le bois ou les métaux, on utilise surtout les résistances à la flexion ou à la torsion. Nous avons réuni, dans le tableau suivant, les types les plus importants de ressorts, agissant par flexion ou par torsion, en rappelant leurs propriétés essentielles.
Bien que la faculté de déformation soit, dans un ressort, la propriété essentielle, il peut être utile de tenir compte de la dépense de matière qu’il exige. Cet élément est indiqué dans l’avant -dernière colonne, en snpposant que, jmur tous les ressorts, la charge et le déplacement du point d'application aient la même valeur. On a pris pour unité le volume correspondant aux ressorts triangulaires.