RÉSISTANCE DES
RIVT’RES.
s iô H
Les fonuulcs précédentes ont été établies en tenant compte des notions dn § 5, sur la résistance an cisaillement, et en supposant d'ailleurs la tôle et les rivets formés de la même matière. La table suivante fournit une série de valeurs, calculées d’après ces formules, pour les rivures simples et doubles (( = 1 et i = 2). 11 serait facile de faire les calculs pour des rivures tl’uu plus grand nombre de files (poutres de ponts), mais cette opération n’aurait aucune utilité, ainsi (|ue nous le verrons plus loin, au § 74, h propos des rivures croisées. Si les formules (49) et (.^>2) donnaient pour h une valeur inférieure à 1,5 d, c’est cette dernière valeur qu’il conviendrait d’adopter. Dans ce cas, le calcul indiquerait simplement que la valeur de la distance du rivet au bord de la tôle, correspondant à la résistance à la ru)tture, est inférieure à celle qui est nécessaire jxmr recevoir convenablement la tête du rivet.
KIVU1UÎ8 DK CHAIIDIÈKES.
Iaî8 nomhres, fournis par cette table, sont conformes aux résultats des expériences de Fairbaim sur la résistance des rivures simples et doubles. D’une manière générale, on peut remarquer que les rivets d’un fort diamètre, assez écartés les uns des antres, fournissent une rivurc j)lus résistante que les rivets d’un petit diamètre, plus rapprochés. Pour les poutres de ponts et les assemblages du meme genre, il convient d’apporter la plus grande attention h la détermination des rapports analogues aux précédents. Pour les chaudières à vapeur, la détermination du rapport (p mérite également une attention spéciale.
Rivures de ehaudières à vapeur.
Dans les rivures de chaudières, oü il importe d’obtenir nnc étanchéïté parfaite, on ne doit pas donner un grand écartement aux rivets; d’un autre côté, le diamètre des rivets et leur écartement, pour les tôles minces, doivent être relativement plus considérables que pour les tôles fortes. I>es rivures sont d’ailleurs, suivant les cas, simples ou doubles.
La fig. 206 représente une rivnre A simple rectmvrement des deux tôles; pour faciliter l’opération du mattage, les tôles ont leurs bords abattus, comme dans la tig. 207, on, ce qui est préférable, sont coupées oblûiuement sur toute l’épaisseur de la tranche (fig. 2o6).
Fig. 206. Fig. 207.
mVlIKKS DK lilMÎDlkltKS.
L’angle enlevé est de IS" '/« environ, ce qui torrespoinl à une inclinaison de ‘/b > suffisante pour permettre de faire directement le mattage, sans avoir besoin d’une entaille préalable. La tig. 207 représente une rivure croisée simple, ([ui est trèscmployéc pour ra8Scnd)Uvgc des tuyaux verticaux, des cheminées , etc. Au point de vue de la résistance à la tmetion, cette disposition doit être assimilée à la i)récédente et, malgré la double file de rivets, elle doit être, en réalité, considérée comme une rivure simple. Comme, dans les tuyaux cylindriques, soumis à une pression intérieure, les joints dirigés dans le sens des génératrices éprouvent des cflbrts plus considérables que les joints transversaux, il convient, dans les chaudières, d’adoj)ter pour ces derniers la rivure simple, en réservant i)our les premiers la rivure double, qui est plus résistante. C’est ce (|u’on fait, dans les bonnes usines de construction, pour les chaudières dont le diamètre est supérieur à l'”Vs et qui doivent marcher à une pre.ssion tant soit peu élevée. Avec la rivure double, on n'obtient d’ailleurs réellement une augmentation de résistance qu’à la condition d’adopter un écartement de rivets idus considérable que- dans la rivure à un seul rang, ainsi que l’indique la fonnule (55), que nous donnons un peu plus loin. Les tuyaux de fumée des chaudières de Cornouailles, qui ont été exécutés dans ces derniers temps, ont jous leurs joints, longitudinaux et transversaux, munis de bandes de recouvrement; afin d’augmenter la résistance des tuyaux, ces recouvrements sont composés de fers à T (fig. 210, § 77), dont la nervure est tournée vers l’extérieur. On obtient pour <( une valeur un ))cu supérieure à celle dont nous avons donné précédemment l’expression, lorsqu’on dispose les joints tles chaudières obliquement, par rapport aux génératrices, c’est-à-dire suivant des hélices, comme le fait Wright en Angleterre.
Mais ou peut se demander si la faible augmentation de résistance, qu’on réalise par cette disposition, est bien en rapport avec l’excédant de dépense ((u’entraine son exécution.
La fig. 208 représente une rivure double ordinaire et la fig. 209 une rivure double avec bande de recouvrement.
D’après Lemaitre, il convient de prendre, j)our les chaudières à vapeur, dans le cas de la rivure simple: d == 4 + 1,5 ô \
UIVUKEH DE ('IIAI'IHÈKEX.
Avec k'H (liim-iisioiiH ordiimircnicnt adoptées, </' sc trouve compris entre 0, «5 et 0,58. l’ourles rivures doubles, la distance
Fig. 208. Fijî. 20Ü.
rt, de deux rivets d’une même file peut être déterminée par la Ibrinule: «j = 20 + :td (55).
.Souvent aussi ou prend ni = lo + 2d; dans ce cas, le doublement de la rivure est destiné à donner un joint i)liis étanche, et non à aug;uieuter la résistance. Le tableau tpie nous donnons ci -après a été calculé 5 l’aide des formules précédentes.
Au point de vue de l’épaisseur de la tôle et de la rivure, les gazomètres présentent d’assez faibles variations. Dans un grand nombre d’appareils de ce genre, ayant subi l’épreuve du temps, le diamètre des rivets varie de 7"’“ à 7'”’° ’/j, leur écartement est de 25'”'" et leur distance au bord de la tôle de 13'""; l’étanchéïté est d’ailleurs assurée par ime garniture de chanvre, imprégné de minium, qu’on interi)Ose entre les tôles.
Pour la confection des rivets en fer, il convient d’employer toujours du fer de première qualité, qui puisse supporter, sans se rompre, les brusques changements de forme, auxquels sont exposés les rivets. L’emploi des machines à river présente l’avantage que la tige du rivet, portée au rouge, se trouve prendre d’un seul coup et, par suite, dans un temps très -court, sa forme définitive; ce qui paraît avoir pour résultat de donner au fer une structure particulière, susceptible d’une plus grande résisUince que celle qu’on obtient par le travail & la main. La
1K4 lilVltKKS UK CHAl'DIKKtX.
niiU’Iiinc à river n’est cependant pas encore entrée d’une manière courante dans la construction des chaudières à vapeur; la raison de ce fait parait tenir à ce que la forme de la tête, produite par lu machine, n’cijt pas toujours aussi nette que celle qu’on obtient à la main.
Tableau relatif aux rlvures de eliHiidièrt's ft vapeur.
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® lé
«.J s GO Q
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et O
Diamètre
« siniplf
JS
Poid.s di 100 rivet
La
longueur de
la tige, dans ce
tableau.
est supjfosée
égale à 2(5+ 1,7 fl; elle correspond à un rivet, destine à relier deux tôles, d’épaisseur d, et présentant un excédant de matière suttisant pour remplir la difFérence entre le vide réel de ces tôles et le cylindre de diamètre rf (voir § 71). Les deux dernières colonnes fournissent des renseignements utiles pour l’établissement de devis de rivures; le tableau suivant a été établi pbur un usage analogue.
KIVl'KES.
Taiblciui (les poids des plaques nidtiilliques.
K|>siiiKcur j PoiilH en kilogr. [mur 1 mètre carré.
de la
UC Itt
té)le.
Fer. 1
Fonte.
Laiton, j
Cuivre.
Plomb. 1
Zinc.