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ACH'OrPLEMKNTS d’ ARBRES.
Le inanebou entoure entièrement les extrémités des arbres à relier, qui, dans la seeoiide disposition, sont, déplus, entaillées l’une sur l’autre.
Dans ces accouplements, comme dans tous ceux que nous donnerons ci -après, la dimension prise pour unité est l’épaisseur â du manchon, qu’on détermine par la relation:
ofi d désigne le diamètre de l’arbre , supposé en fer foi^é. Pour un arbre en fonte, on commence par chercher le diamètre de l’arbre en fer équivalent et, en le substituant dans la formule précédente, on obtient l’épaisseur â, qui permet de déterminer les autres éléments de l’accouplement, au moyen des rapports indiqués sur les figures. Les dimensions de la clavette sont données par la formule (81), relative aux clavettes de torsion (§ 88). Depuis quelque temps, on prend, de plus en plus, la précaution de recouvrir le nez de la clavette, au moyen d’une calotte spéciale, fixée sur l’arbre; on évite ainsi complètement les dangers qu’entrainait, pour les ouvriers, la saillie de la clavette, lorsqu’elle venait accrocher leurs vêtements.
A l’intérieur du manchon, les deux extrémités de l’arbre se trouvent aussi quelquefois reliées par un assemblage eu forme de queue d’aronde, fig. 294, mais, le plus souvent, on se borne à un simple recouvrement, fig. 295. Les dispositifs des fig. 293 Fig. 2!M, Fig. 295.
et 294 présentent, par rapport au dernier, l’avantage d’assurer la liaison des arbres dans le sens de la longueur, en même temps
A(XX»UPLEMENTa d’ARBRES.
qu’ils permettent de conserver, sur les extrémités, les traces des pointes du tour.
La lig. 296 représente un assemblage formé de deux pièces; cet accouplement a l’avantage de ne présenter aucune partie saillante; la clavette se trouve recouverte entièrement par les moyeux des plateaux et les têtes, ainsi que les écrous des boulons d’assemblage, se trouvent masquées par les nei^'ures circulaires des plateaux, ménagées normalement aux surfaces de jonction.
Fig. 296.
Le nombre t des boulons est donné par l’expression » = 2 + En prenant, pour le diamètre extérieur des filets,
d, 8 + , on obtient des boulons qui possèdent une résistance
suffisante, lors même que d aurait été calculé par la formule (98), c’est-à-dire sans tenir compte de l’angle de torsion. Il en résulte qu’ils doivent présenter une sécurité relativement considérable, lorsque d se trouve déterminé par la formule (100), c’est-à-dire en ayant égard à la torsion; dans les deux cas, d’ailleurs, le dianïètre d se rapporte à des arbres en fer forgé.
L’accouplement par plateaux, qui est depuis longtemps employé, pour les grandes transmissions d’usines, en Angleterre et en Allemagne, tend de plus en plus à se répandre en France.
La fig. 297 représente un mode d’accouplement, composé d’une enveloppe, divisée en deux parties, dont la surfiice de jonction est un plan, passant par l’axe cournimi des deux arbres à relier. Cet accouplement, comme le précédent, a l’avantage de ne présenter aucune partie saillante, les deux clavettes longitudinales se trouvsint entièrement recouvertes par les parties
AC(;OlTPf,KMF,NT« d’aRBRKS.
en contact avec les arbres, tandis que les têtes et les écrous des boulons d’assemblage se trouvent masqués par les nervures
Pi)f. a07.
circulaires qui existent de ehaquc côté. Lorsque ce dispositif est destiné à assurer également la liaison des arbres, dans le sens de la longueur, il convient de pratiquer, sur chacun de ces arbres, une légère rainure, dans laquelle vient s’engager un rebord, ménjigé à l’extrémité correspondante de l’enveloppe. Au point de vue de la résistance, l’établissement de la rainure ne présente pas d’inconvénient sérieux, lorsque le diamètre d de l’arbre a été déterminé, eu ayant égard à la torsion, c’est-à-dire par la fonnnlc (100); on peut, d’ailleurs, lui donner une profondeur assez faible et on ne s’écarte pas beaucoup, en général, de la valeur
-f Toutes les fols qu’il n’y a aucun intérêt à assurer
la liaison des arbres, dans le sens de la longueur, on supprime les rainures. Ix)rsqu’on juge convenable de munir les boulons d’assemblage de contre - écrous , il convient de noyer, sur la moitié de leur hauteur, les écrous eux -mêmes, comme l’indique la figure. Quant au nombre i des boulons, il est, suivant les cas, de 2, 4 ou 6 et rarement plus. Le diamètre extérieur des filets sc détermine par les formules suivantes:
pour » => 2 4 6 et plus.
KxemjAt. l’oiir une tranemiesion , dont le diamètre est de le dia-
mètre des lioidons d'assemblage, si on n'en emploie que deux, doit être d, =
jO-j- ^ — .20™"*; {tour quatre, il serait it, = ÿ -f ou 18°"‘ et, pour six, O 7
d, = ou 16-'“.
ACC;0UPI.EMENT8 d’aRBRES.
La fig. 298 représente un antre genre d’accouplement, à enveloppe conique , imaginé par l’auteur. Dans cette disposition, la liaison des deux pièces de l’enveloppe, dans le sens transversal, est assurée par une clavette annulaire, qui les recouvre, et les saillies extérieures sont complètement évitées.
Fig. 298.
Les deux moitiés de rcuvcloppe sont munies, à l’intérieur, de parties saillantes, venues de fonte avec elles et dressées avec soin, qui s’ajustent exactement dans des rainures correspondantes , ménagées aux extrémités des arbres. D’après les nombres proportionnels, inscrits sur la figure et qui, comme précédemment,
se rapportent au module ô = b + ^ , l’inclinaison du cône est,
pour chaque côté, de ^ ou c’est-à-dire celle qu’on admet
pour les clavettes simples qui doivent rester à poste fixe. Dans les arbres exposés à des chocs, pour prévenir tout déplacement, la partie la plus mince de l’enveloppe est munie d’un filet qui s’engage dans une partie également filetée du manchon de recouvrement. Le bourrelet de ce manchon - clavette porte quatre trous, dans lesquels on introduit une clef, qui permet de le serrer complètement à fond.
Pour les arbres où on n’a pas à redouter l’eflfet des chocs, le filet peut être supprimé et remplacé par deux vis de pression, en acier, à tête noyée dans le manchon. Enfin, lorsque les différentes parties assemblées n’ont aucune tendance à se déplacer longitudinalement, les unes par rapport aux autres, on peut également supprimer les rainures. Dans les accouplements d’une certaine importance, correspondant à des valeurs de d supérieures à 60"", on peut, pour diminuer le travail du tournage et de
ACCOlirLEMENTS d’aREKES.
l’alésage, ménager des portées, h l’intérieur du manchon et h l’extérieur des deux parties de l’enveloppe.
Nous avons supposé jusqu’ici que les arbres à relier éhiient en 1er forgé et les nombres proportionnels, inscrits sur les figures, se rapportent à cette hypothèse. Pour les arbres en foute, on peut SC borner à prendre, pour les dimensions des différents éléments, une fois et demie celles qui correspondent aux arbres en fer équivalents. Mais, si on tient à procéder avec plus de rigueur et à économiser le plus possible la matière , on commence par déterminer, dans ehaque cas particulier, le diamètre idéal de l’arbre par la formule (09) et on prend la valeur de <1, ainsi obtenue, comme point de départ du calcul des dimensions.