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PALIER A COUSSINETS SPHÉRIQUES

Dans les paliers Établis pour de grands diamètres de tourillons, afin d’obtenir un aspeet plus satisfaisant, l’échancrure, pratiquée dans la console, est renforcée par un rebord, dont l’épaisseur est 0,1 (Z, et la largeur 0,4 rf,, cette dernière mesurée parallèlement à la longueur du tourillon. La plaque de fixation est munie, du côté de l’assemblage, d’une portée, de 0,25 fZ, de largeur, qui règne sur tout son pourtour et qui présente une saillie de 0,03 <Z, sur le reste de la plaque.

Palier k potence avec coussinets sphériques.

Le palier ii potence, que représente la fig. 334, porte ordinairement le nom de palier de Sellers, auquel on attribue la forme spéciale et le mode de sujiport de l’euvelojipe des coussinets. Nous devons faire remarquer toutefois que , sans connaître

Kig. 3:14.

la découverte de Sellers , et à la même époque que lui , l’ingénieur Zimmermann (1) avait adopté, une disposition Zi peu près identique.

(1) Le palier, sur lequel a été relevéu la figure, avait été coiuitmit ilaiis l'ueinc de Oeschwind et /iminennann.

PAilER A COUSSINETS SPHÉRIQUES. 309

qui fut établie pour la première fois dans l’nsine de Stehelin, à Thaiin, en Alsace; il une époque vraiscniblablcinent antérieure, tSchiSnherr avait déjà installé à Chemnitz des paliers d’une forme assez peu différente.

I.rfi disposition précédente pour les coussinets est également employée dans certains paliers de suspension (on chaises), principalement pour les arbres moteurs, dans lesquels, comme on le sait, les tourillons ne doivent pas être considérés comme tourillons d'extrémités.

Afin de pouvoir construire les coussinets en fonte, on leur donne une très -grande longueur, qui correspond à quatre fois le diamètre du tourillon. Le grand développement de la suriace de contact a, comme conséquence, une usure extrêmement faible, de telle sorte qu'il n’est pas nécessaire de prévoir le rap[)rocbement des coussinets. Pour empêcher qu’ils ne se déplacent transversalement, l’un par rapport à l’autre, ces coussinets sont reliés l»ar des languettes (qui n'ont j)as pu être représentées sur la figure, en raison de son échelle).

La boite, qui envelop|ic les coussinets, porte une vis en fonte à filets carrés, qui permet d'amener l’axe du tourillon à la hauteur qu’on juge convenable; cette boite ])cut également se déplacer légèrement dans le plan horizontal, ainsi que le montre la petite coupe, faite perpendiculairement à la vis. Comme, d’ailleurs, la forme sphérique de la boite j)ermet à l’axe des coussinets de prendre constamment la direction qui lui convient, il en résulte que ce genre de palier présente de trèsgrandes facilités pour la pose des transmissions. Cette précieuse propriété, pour certaines applications, peut compenser, et au delà, l’exécution plus compliquée et, par suite, l’excédant de dépense qu’il exige par rapport an palier ordinaire; il est bien évident d’ailleurs que pour une usine, disposée jmur fabriquer ces paliers d’une manière courante, les difficultés d’exécution se trouvent notablement réduites. A la partie inférieure de la vis, ou encore sur le pourtour de la douille qu’elle traverse, se trouve disposée une cuvette, destinée à recevoir l’huile d’égouttage; dans les paliers construits par .Sellers, cette cuvette est en fonte, d'une épais.seur extrêmement faible; grâce aux résenmirs établis sur le coussinet supérieur et aux rainures pratiquées à l’intérieur du second coussinet, l'huile arrive, goutte par goutte, jusqu’aux extrémités du tourillon.

1>ALIEK8 d'extrémités.

Paliers d’cxtrémiWs.

On désigne, sous ce nom, les paliers dn genre de celai qne représente la iig. 335 et dans lesquels la plaque de fixation est à la fois perpendiculaire à la séparation des coussinets et parallèle au plan qui limite d’un côté le tourillon, en supposant, bien entendu, qu’il s'agisse d’un tourUlon d’extrémité.

Les boulons du chapeau ont leurs tètes encastrées dans la plaque horizontale, c’est-à-dire qu’on les introduit par la partie inferieure, ce qui permet de les placer et de les enlever avec la plus grande facilité.

Dans le cas où, comme sur la figure, on n’emploie que deux boulons pour la fixation de la plaque verticale, il est indispensable qu’elle soit maintenue latéralement par des cales et

qu’elle repose sur un appui, susceptible de s’opposer à son déplacement du haut vers le bas; c’est, du reste, ce qui a généralement lieu (v. le chapitre suivant). Dans le cas où ces deux

PALIERS d’extrémités. .

conditions ne pourraient pas être remplies, il conviendrait d’employer quatre boulons, ou au moins trois, pour assurer l’invariar bilité de position de la plaque. Les poids des paliers, représentés par la fig. 335, se trouvent indiqués dans la table du § 137.

Autre forme de palier d’extrémité.

La lig. 336 indique une seconde forme de palier d’extrémité; cette forme, qui se déduit du palier à fourchette , est d’ailleurs beaucoup moins employée que la précédente. Les boulons du chapeau, qui portent une tête encastrée sur la semelle, sont munis d’une rondelle rapportée à la hauteur de la jonction du chapeau avec le corjis.

En éloignant plus ou moins la jilaqiic de fixation par rapport aux coussinets, on peut déduire des paliers verticaux que

PALIEK A CUEVALET.

uons venons d’examiner une série d’antres formes, qu’on rencontre assez souvent en usage dans la pratique pour différents cas particuliers. Les divers modes de paliers que nous allons décrire peuvent fournir d’utiles indications pour les installations.

Palier à chevalet.

Le palier de la fig. 337, qui reproduit à peu prés la disposition d’un chevalet, se déduit du palier horizontal de la fig. 319; la différenec consiste en ce que, dans le palier actuel, la distance des coussinets à la hase d’appui est notablement plus considérahle que dans le second cas. Le chevalet présente d’ailleurs de nombreuses variétés de formes; le rapport de la hauteur à la longueur de la hase d’a])pui est également trèsvariahle. Dans le dispositif de la figure, la longueur totale de cette base a été prise égale à la hauteur du palier, de telle sorte que les extrémités de la semelle et le centre du tourillon forment les trois sommets d’un triangle équilatéral. Toutefois, sur la figure, le chevalet paraît relativement élancé, ce qui tient sans doute au rapprochement des deux parties qui constituent les deux pieds.

Kg. 337.

CHAISES

Table des poids des paliers yertleanx, d’extrdmltés et à cheTalets.’

Curj)8 du |)alier.

Boulons I

du chapeau

Palier

vertical.

Palier

d’extrémité.

Palier à chevalet.

pour a.

pour b et c.

Cette table donne les poids des dift'érents paliers représentés par les fig. 333, 335 et 337. Pour le eliapeau et les conssincts de ees trois espèces de paliers, les poids sont contenus dans la table du § 126.

Exemple. Pour d =■ 95"’" et l = d'après la huitième ligne de

la table précédente H de celle du § 120, le ]>oids d'un palier à plaque verticale, parallèle à l'axe du tourillon (y compris le cltajeau, les coussinets et les boulons du c/tajieauJ, est de d0'‘,34 -f- 6,25 -f 4,93 -p 1,11 = 4S^,63; celui d'un jmlier d'extrémité, 29,11 -f 6,25 -f 4,93 -{-2,15 = 42'‘,44, etifin celui d’un palier à chevalet, 90,78 -f 6,25 -j- 4^93 -p 2,15 = 101*^,14.

Paliers de suspension. Chaise d nervures.

Dans les chaises , la plaque de fixation se trouve au - dessus des coussinets et, le plus souvent, à une assez grande distance; elle est d’ailleurs parallèle au plan moyen des rainures. Par suite de la forme des parties qui constituent le coqis, la chaise de la fig. 338 est généralement désignée sous le nom<de chaise à nervures.

CHAISES

La partie inférieure, qui reçoit les coussinets, présente la forme d’un crochet; le chapeau est maintenu par une clavette,

Fig. 338.

après avoir été amené dans la position (|u’il doit occuper, au moyen d’un boulon de serrage horizontal. Pour les tourillons d’un diamètre inférieur à 50'"'", il suffit de fixer la plaque de chaque côté par un seul boulon, auquel on donne, dans ce cas, comme diamètre , 0,3 <l^ ; il con^^ent alors de modifier la disposition des trous de bonlons et d’adopter celle de la figure suivante. Les poids des chaises l'i neruires sont founiis par la table du § 141.

CHAISES

Chaise à colonne creuse.

La diB])<)Bitioii générale de cette chaise est entièrement analogue à la précédente; la forme du chapeau et son mode de tixation sont rigoureusement les mêmes. Lsi seule différence

Fig. :}39.

réside dans la forme du corps de la chaise. La colonnette, qui en constitue la partie principale, est creuse et son diamètre intérieur est égal à 0,55 d,. Pour les tourillons d’un grand diamètre, le nombre des boulons de fixation doit être porté de deux à quatre, comme dans la fig. 338.

(CHAISES

roniplètcmciit la partie inférieure de cette cliaise; il est également très- facile, dans ce cas, de visiter et d’enlever le coussinet supérieur. L’épaisseur à adopter pour la plaque verticale évidée est 0,15 d,.

l'haisc il fourchette.

Dans les deux dispositifs précédents, l’arbre ne peut être déplacé que latéralement, tandis qu’avec la chaise k fourchette, lig. 340, il ne peut être déplacé que verticalement, en enlevant

Fig. 340.

CHAISES

Pour les chaises qui doivent être fixées à un plancher, il est très -rare qu’on les applique directement sur les solives de ee plancher; on préfère, en général, les fixer sur des jnèces de Iniis transversales (semelles), qui sont elles -mêmes reliées ]>ar des boulons aux solives du |)lancher. Comme on peut faire varier, entre des limites assez éloignées, la hauteur de la section de ces pièces, il en résulte (ju’on a là un moyen très-simjile de faire varier, entre les mêmes limites, la distance de l'axe des coussmcts de la chaise à la surface du plancher: il est bien éiideut, d’ailleurs, (pie lorsqu’on ne ]ieut pas arriver ainsi à obtenir la distance dont on a besoin, il convient de recourir à l’emploi d’une chaise de hauteur différente. Pour la construction de ces chaises, dans lesquelles la hauteur se trouve inoditiée, on peut encore utiliser, sans inconvénient, les nombres proportionnels indii|ués sur les figures et qui corre.s|)oudent an cas normal.

Iairs(|ue les chaises doivent être fixées à des planchers à l’abri du feu, c’est-à-dire formés de poutres en fer, réunies jiar de jietitcs voûtes en briipies, la plaque de fixation doit présenter une forme spéciale. L’emploi de boulons à crochets, fig. :$41, constitue, dans ce cas, un nuMle de fixation très - convenable.

Kig. 3-1 1. Fig. .'112.

Les boulons, qui sont au nombre de quatre (v. fig. 145, § 02), traversent des mamelons, venus de foute avec la jilaque de tête de la chaise; avec ce mode de fixation, ou évite complètement tout affaiblissement de la poutre. Les saillies latérales de la plaque ont, en outre, l’avantage de penuettre l’introduction de cales de réglage. Dans la dis])osition de la fig. 342, qui est due à Fairbaim, l’axe de la transmission est parallèle

(^PAtmiNES.

à la poutre, au lieu de lui être perpendiculaire comme dans l’autre cas. La fixation de la chaise à la fois sur la poutre et sur la voûte est, à la vérité, un pen plus compliquée et suppose l’extrados de la voûte accessible, mais, par contre, elle offre une très -grande sécurité. La fixation s’opère d’ailleurs encore, dans ce cas, avec de simples boulons à Trochets et des clavettes, de manière à éviter, pour la poutre, l’affaiblissement qu’entrainerait le percement de trous.

Table des poids des chaises à nervures, à colonne et à fourchette.

Corps do la chaise

Cha)icaa tic la chaise

BoqIods dü chapeau

Chaise à nonnres.

Chaise à colonne.

Chaise à fourchette.

pour a et b.

IM>nr

p. a et b.

IPi.

pourc.

2 Pu

(ïV) — 65

B. l’aliers d'appui.

Crapaudine h patin horizontal.

La fig. 343 représente une disposition de. crapaudine dont l’usage est très - répandu. La face inférieure de la plaque de fond est légèrement conique, de manière à jxmvoir se régler exactement sur la position de l’extrémité du tourillon ou pivot. Afiu de rendre possible le déplacement du palier sur la plaque qui le supporte, cette dernière a ses trous de boulons allongés

mAPAUDINEM.

dans le sons de la largeur, tandis qnc ceux du patin le sont, au contraire, dans le sens de la longueur de la chaise.

Fig. 343.

Crapaudine avec plaque de fixation verticale.

La crapaudine, que représente la fig. .344 et qui dérive directement de la précédente, se fixe latéralement; sa plaque de fixation doit, par suite, toujours reposer à la partie inférieure sur une cale, à laquelle on donne une hauteur de 0,8 d,, afin de permettre de retirer facilement la crapaudine sans déplacer le tourillon. La plaque de fond est munie d’une petite cavité circulaire, qui peut être utilisée comme résen'oir d'huile. La vis de réglage, qui agit sur cette plaque, pennet de corriger facilement riisurc (|ui se produit sur la base <lu pivot.

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