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CRAPAUDINEfl.
Crapaudiiic à grain mobile.
Dans un certain nombre d’installations (surtout en Belgique), les paliers d’appui des arbres verticaux se trouvent remplacés par un palier guide et par une crapaudine proprement dite, qui sont simplement reliés tous les deux à la même plaque de fondation. Comme palier guide, on peut employer, soit un palier ordinaire à patin, soit un palier à fourchette, à la condition de disposer convenablement les r.ainures des coussinets. L’autre partie du support, qui, en réalité, se trouve être une crapaudine réduite à son grain, est disposée de manière à ce qu’elle puisse être visitée très - facilement et déplacée dans la direction où se produit l’usure. La fig. 345 fournit un exemple de ce genre de support, qui peut d’ailleurs recevoir un grand nombre de dispositions differentes.
Fig. 34,'>.
La crapaudine est en bronze; elle repose, par l’intermédiaire d’une plaque en acier, sur une partie conique qui termine la vis destinée à produire le déplacement et enveloppe complètement la tête de cette vis, qui, par suite de sa forme prismatique, empêche tout mouvement de rotation de se produire. Un dispositif, analogue à celui de Pcnn (v. tig. 1 68, § 64), permet d’ailleurs de prévenir tout déplacement accident^ de la vis, en la reliant à son support, qui est fixé pur des boulons à la plaque de fondation. Le module des nombres proportionnels, inscrits sur la figure, est ici encore le même que précédemment Le § 150 * renferme une application du mode de support que nous venons d’indiquer. Quant au palier guide, qui doit être employé concurremment avec la crapaudine précédente , sa disposition présente
Rooleanx, la Conttractaur. 21
TAUERS A CANNEUTIŒS.
une très -grande analogie avec le palier de Sellcrs, fig. :!34; comme ec dernier, il est articulé et repose sur une vis, dout le support se termine par une plaque, percée de trous ovalisés l»our le passjige des boulons de fixation; il en résulte que ce palier peut recevoir un double mouvement de déplacement dans le sens vertical et dans le sens borizonUd, de telle sorte qu’il présente, en réidité, au point de vue du réglage, les mêmes facilités tjue le palier de Scllers.
Pnliers cannelures.
Pour les tourillons à cjinnelures, on peut utiliser, comme supports, les différents e^>q)s de paliers que nous avons décrits. Dans ce cas, on peut se borner à donner aux rebords des coussinets, fig. ;t4G, des dimensions légèrement supérieures et à renforcer le coq)8 du palier, qui se trouve soumis à des efforts latéraux.
Fig. atG.
On rencontre, dans les turbines et dans les navires A hélices, un grand nombre de dis])ositions différentes de paliers à cannelures; comme ces organes sont tout -à -fait spéciaux à ces machines, nous pourrions, à la rigueur, les passer complètcuient sous silence ; toutefois, en raison du développement que tend A j)rcndre, de plus en plus, le palier A cannelures, nous croyons devoir indiquer ici au moins une des dispositions eu usage. Le palier, que re])résente la tig. :î47, est emprunté au mécanisme d’un grand navire A hélice.
Le corps du palier, qui est formé de deux parties symétriques, repose, par deux saillies tournées, sur un bâti, de forme spéciale, et préseute, par suite, un cerUiin degré de flexibilité (l),
(1) On peut SC domamlvr s'il n’y aurait jias lieu d'uduitter, comme bâti du palier, un véritable croisillon articulé, afin d'emj>éclier la pression
PALIKItS COMPOSÉS.
qui est indisjiensable, en rnison des déformations qu’éprouve le corj)8 du navire lui-niéine (v. S 114). La matière cmjdoyée jiour former la {pamiture du palier à l’intérieur est le métal blane. Pour obtenir un ÿ'raissage suffisant, il faut avoir soin de ménager un trou débouebant la partie supérieure de ebaqiie rainure. Sur le bâti, qui re(,-oit les parties saillautes du palier, on installe généralement un ))ctit treuil, destiné â produire le débrayage
Ki(f. 347.
d’un mauehon, établi à une faible distanec du palier et qui a été supprimé dans notre figure. Dans un vaisseau à hélice, on rencontre souvent deux paliers semblables â celui que nous venons de décrire, l’un presipie immédiatement après le moteur, l’autre près de l’hélice.
tj 147.
Paliers eoiiiposés.
Au point de eroisement de deux ou de plusieurs arbres de transmission, il est souvent nécessaire d’établir plusieurs paliers sur une même plaque de fixation, afin d’assurer le mieux possible l’invariabilité de leurs positions relatives. Pour opérer une jonction de ce genre, dans le cas ofi les arbres ne sont qu’au
(le se transmettre, dans certains cas, sur an seul c<>té dos parties saillaitos des connolures et du |iréveiiir ainsi l'usure tré^- rn|>ide (|ui en est la canséqucnce. . •
BATIS DE PALIERS
nombre de deux, on peut employer, par exemple, deux paliers, à fixation verticale, dont les axes soient, pour riin, parallèle et, pour l’antre, perpendiculaire à la plaque de fixation; œs deux formes de paliers se combinent facilement pour donner un palier double d’une seule pièce. On peut encore recourir à l’emploi de chaises à colonnes, ou meme de chaises à ncirures, bien qu’avec cette dernière fonne la réunion de deux chaises sur la même plaque s’effectue moins facilement qu’avec le type à colonne.